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Tu souhaites incarner un ninja et le faire évoluer au sein de différentes missions, quêtes et autre afin de le modeler selon ton unique choix ?
Alors n'hésites pas à nous rejoindre, plusieurs villages t'attendent afin de livrer bataille ! L'esprit de loyauté t'attire, et tu souhaites appartenir à un village caché ? Ou bien la voie de la débauche et du crime te séduit plus que tout ? Dans tous les cas, tu es le seul maître de tes actions ici, et tes actes, qu'ils soient bons ou mauvais, auront une influence sur le Monde tout entier !

Tu pourras ainsi rentrer dans la famille NNr' et découvrir la folie des membres sur le forum ! ^^

A bientôt.

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# Flash-Back # La Main-Noire

 Ω Hachidaime Kazekage Ω
Thrys Ω Hachidaime Kazekage Ω
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MessageSujet: # Flash-Back # La Main-Noire Ven 20 Juil 2012 - 1:01

La Main-Noire... une organisation criminelle capable de faire trembler le plus brave des guerriers ! Bien sûr, comparé à l'Akatsuki, ce groupuscule n'était rien, même si les membres étaient plus nombreux, leurs talents n'équivalaient pas ceux des nukenins de rang S. Mais malgré cela, ces bandits étaient mieux organisés que n'importe quel autre groupe de pillards et de brigands... enfin, disons qu'ils sont efficaces depuis qu'un nouveau leader a pris le contrôle de l'affaire.
Véritable meneur d'hommes, ses talents pour la guerre se sont révélés lorsqu'il était Général des Armées pour un seigneur féodal d'un petit pays. Ce dernier avait connu d'ailleurs plusieurs victoires lorsque ce géant était aux commandes, des batailles gagnées haut la main, de nouvelles terres conquises et des butins à vous faire tourner la tête ! Tous croyaient que cet homme était destiné à passer une vie heureuse, et à devenir l'un des hommes les plus puissants et renommés du Pays, mais malheureusement, les choses ne furent pas ainsi...
Alors qu'il était chargé d'une mission importante pour son maître, qui avait une confiance aveugle en lui, la faction adverse lui proposa un marché... une offre plutôt alléchante, pour ainsi dire...
En échange d'une grosse somme d'argent qui pouvait lui permettre de prendre une retraite anticipée, notre commandant devait fournir des informations à l'opposant direct de son seigneur féodal. Mais une telle opération était risquée, si bien que lorsqu'il tenta de retrouver son mystérieux contact lors d'une réunion secrète, son maître le suivit à la trace, et le rejeta hors de ses terres, ne pouvant laisser passer un tel acte de traîtrise.
Désormais seul face au monde qui l'entoure, déshonoré et sans le sou, notre homme ne pouvait qu’errer comme un fantôme, en attendant la mort…

Mais alors qu'il arpentait les contrées des différents pays du Monde Shinobi, il croisa la route d'un des plus grands criminels. Ce dernier, accompagné de plusieurs acolytes, vit sur le bord du chemin un pauvre hère qui devait voyager depuis des lustres… du moins c’étaient ce que révélaient les haillons puants et troués qu’il revêtait. Orgueilleux et très fier, le bandit descendit de sa monture, et s’amusa à malmener l’ancien militaire, qui pensait avoir touché le fond. Mais apparemment, même en étant pauvre, le malheur pouvait continuer encore et encore. A quoi bon se défendre… ne voulant pas provoquer le criminel, il tenta de continuer sa route, mais les autres brigands formèrent un cercle autour d’eux, l’empêchant ainsi de sortir. Le leader du groupe, tel un paon, faisait la roue devant ses compères leur montrant son audace, sa fougue, sa puissance. Il se pavanait, tout simplement. Mais alors que les choses dégénéraient petit à petit, le dirigeant du groupe de bandits dégaina une dague, et menaçait le mendiant. Après tout, tuer un simple quidam ne le tourmenterait pas pendant des années, non ? Ce dernier, qui ne comptait pas mourir de sitôt, s’empara d’un bout de bois qui traînait sur le bord du sentier, et s’en servit comme d’une arme. Le combat débuta alors. Bien qu’armé de sa dague, le bandit se déplaçait avec agilité, et esquivait tous les coups de son opposant. Celui-ci, qui ne voulait pas perdre la vie dans un duel aussi ridicule, puisa dans ses réserves d’énergie, et parvint à désarmer son ennemi, avant de récupérer son coutelet. Désormais à la merci de l’ex militaire, le bandit ne bougeait plus, et surtout, il ne fanfaronnait plus. Prenant tout à coup un air sérieux, il implora la pitié du vainqueur, avant de s’écarter lentement. Mais alors que l’affrontement était censé finir, le leader du groupuscule se faufila face à son opposant, et essaya de lui arracher des mains sa dagues, afin de l’éliminer. Malheureusement pour lui, les choses ne se déroulèrent pas comme prévu, et au lieu de pourfendre l’ancien soldat, c’est lui qui se retrouva avec une lame plantée dans la poitrine, au niveau du cœur. Sentant son âme qui quittait l’enveloppe charnelle dont il était recouvert, le bandit tituba, retira la lame de sa chair, et s’écroula, sous le regard abasourdi de ses compagnons. Après avoir observé quelques instants le corps gisant de leur ancien chef, les regards se tournèrent vers son meurtrier. Celui-ci avait un regard noir, comme si ses yeux présageaient une sorte de courroux. Les autres brigands prirent peur, et certains prirent la fuite. D’autres, cependant, restèrent face à cet homme, et voulurent connaître l’identité de ce guerrier. L’ancien tacticien savait que c’était la chance de pouvoir revenir sur le devant de la scène. Malgré les années qui passèrent, ses talents pour le commandement ne s’étaient pas estompés, si bien qu’il devint à son tour le leader du groupe de bandits, qui fut par la suite renommé la Main-Noire.

De nos jours, l’organisation criminelle était devenue la plus virulente du Monde, après la tristement célèbre Akatsuki. Depuis que l’ancien tacticien était devenu dirigeant du groupuscule, les actes de barbarisme signés de la main des membres de la Main-Noire étaient de plus en plus récurrents, et surtout, chaque bataille permettait aux bandits d’affiner leurs techniques de combat, mais aussi leur tactique. C’est ainsi qu’après quelques années d’entraînement, plus aucun village, plus aucune milice ne parvint à les arrêter.
Cette histoire n’est certes pas très intéressante, mais la situation risquait d’empirer, jusqu’à ce que les bandits décident d’attaquer les autres pays du Monde. Progressant de plus en plus, et remportant chaque jour de nouvelles batailles, le groupe parvint aux frontières du Pays du Vent. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin, alors que continuer ne ferait que les enrichir davantage ? Voilà une idée qui ne plut pas du tout au Kazekage Ryo Mizake, qui n’appréciait guère le fait de recevoir dans son bureau des missives des villages marchands situés aux alentours de Suna. Rapport de raid, dénombrement des morts dans un petit hameau de paysans… et à chaque fois qu’il retrouvait sur son bureau un parchemin de la sorte, les habitants du Village caché du Sable commençaient à avoir peur de ces gens, si bien qu’ils ne voulaient plus sortir de l’enceinte de la ville. Mais alors que les bandits continuaient leurs actes criminels, les unités ANBU rapportaient chaque jour de nouvelles informations concernant l’avancée des brigands sur le territoire du Vent.

Assis dans son fauteuil, le nez plongé dans les dossiers d’espionnage, il avait demandé à ses ninjas d’élite de regagner son bureau, afin d’avoir leur rapport quotidien de la situation. Tout à coup, un nuage de fumée se matérialisa devant lui. Trois silhouettes apparurent derrière l’écran de brouillard, avant que ce dernier ne se dissipe complètement révélant les trois ninjas du Sable. Vêtus d’un long manteau beige qui les recouvrait entièrement, les Sunajins portaient comme tous les ANBU les masques blancs sur lesquels étaient peints des figures animales. Le premier, au centre, avait un masque recouvert de lignes beiges formant une sorte de tornade. Les deux autres, possédaient des masques moins étoffés… le chef d’équipe accompagné de ses coéquipiers. Mais n’allez pas croire que c’est parce qu’il s’agit d’un maître et d’élèves que ceux-ci sont faibles non… les unités ANBU étaient triées sur le volet, et seuls les meilleurs pouvaient espérer appartenir à cet illustre corps armé. Mais revenons à nos moutons…
Les trois ninjas s’agenouillèrent, montrant ainsi leur respect envers leur supérieur. Ryo, énervé par tout ce qui se passait au Pays du Vent, demanda d’un ton agressif :


« Alors ? Avez-vous trouvé ces rats ?! »

Le meneur d’hommes se releva, fixa son interlocuteur, et répondit aussitôt que le campement des bandits avait été localisé près de l’oasis du désert. Il n’était pas très grand, mais s’introduire à l’intérieur des palissades était risqué. Les bandits étaient sur le qui-vive, et s’attendaient à ce qu’une équipe de Suna ne déboule à tout moment. Ryo fronça les sourcils… il fallait à tout prix éliminer le leader de ces pillards, afin de les mettre en déroute. Une fois éliminé, les unités ANBU viendraient nettoyer le campement et supprimer chacun de ces bandits. Oui… voilà le plan…

Mais laissons de côté le bureau du Kazekage, et concentrons-nous sur une petite maison du centre-ville de Suna. Encore endormi, profitant du mieux qu’il le pouvait de sa matinée. Il était dix heures du matin… le soleil filtrait à travers la fenêtre de sa chambre, l’éblouissant. Ses yeux s’ouvrirent doucement, avant de se refermer aussitôt, le temps de s’habituer à l’éclairage diurne. Il se prélassa alors quelques instants dans son lit, s’étirant petit à petit. Mais tout à coup, un bruit agaçant retentit dans la salle à manger. Comme si… on tapait sur un carreau avec un objet pointu… Thrys relâcha toute la tension dans ses muscles, et râla… « Qu’est-ce que ça peut être à cette heure ? Un dimanche matin en plus ! ».
D’un pas dénué de motivation, il se releva et marcha jusque dans le living, et tourna la tête de gauche à droite… Son regard s’arrêta sur la fenêtre, sur un oiseau posé sur le rebord, et qui toquait sur la vitre à l’aide de son bec. Thrys lui jeta un regard noir, avant de lâcher sur un ton énervé :


« Mais arrête ça tout de suite !! T’es en train de rayer mes carreaux !! »

Il fonça alors sur la fenêtre, l’ouvrit rapidement, avant que l’oiseau ne s’engouffre dans la pièce, et ne vienne se poser sur la table. Le Sunajin observa le volatile, et remarqua qu’un petit contenant noir était sanglé à sa patte gauche. Sans perdre une seconde, il s’approcha de l’animal, qui ne bougeait pas d’un poil… ou d’une plume… et l’attrapa afin de récupérer la sacoche. Une fois l’objet en sa possession, il relâcha l’oiseau qui s’envola par la fenêtre, et prit la direction de la volière située au sommet du Palais Kazekage. Thrys, qui observait sous toutes ses coutures le petit sac, ouvrit la languette qui renfermait un petit rouleau de parchemin. « Tiens ? » songea-t-il en prenant le bout de papier, et en le déroulant délicatement, de peur de le déchirer. Sans plus attendre, il lut l’intégralité du document :

Citation :
- Mission de rang A -

Type : Contrat d’assassinat
Objectif : Un groupe de bandits particulièrement virulent a établi un campement fortifié près de l’oasis du désert. Leurs plans risquent de malmener le Pays du Vent tout entier, et il faut à tout prix éliminer le leader de ces pillards. Votre objectif est de vous infiltrer dans le campement, d’assassiner ce leader, et rentrer à Suna.

Une mission d’assassinat ? Un sourire enthousiaste illumina le visage de notre Sunajin, qui appréciait recevoir de telles demandes. Apparemment, le Kazekage avait compris que Thrys était un ninja capable d’accomplir des missions similaires à celle-ci. Tuer sans être vu, voilà ce qui plaisait à notre héros ! Motivé à remplir son objectif, il fonça jusqu’à sa chambre, et ouvrit son armoire, qui renfermait sa tenue habituelle, ainsi que le fourreau dans lequel attendait patiemment son katana.
Ni une ni deux, il sangla à sa ceinture son sabre, et, pour achever son habillage, accrocha délicatement le masque de tissu beige sur le bas de son visage. Comme tous les Juunins de Suna, il portait la tenue réglementaire blanche grise et beige… ce n’était pas très seyant, mais bon, avec le temps, il s’y était fait… mais cessons de parler chiffons, et concentrons-nous sur la suite de la mission… suite qui arrivera au prochain chapitre !

« Bien… en route ! »

A suivre ! Wink


 Ω Hachidaime Kazekage Ω
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MessageSujet: Re: # Flash-Back # La Main-Noire Ven 20 Juil 2012 - 1:07

Après avoir préparé ses affaires et son équipement, notre ninja sortit de chez lui, et se mit en route jusqu’à l’Oasis du Désert. Situé en plein cœur du Pays du Vent, cette zone était la seule où poussaient des palmiers et où il était possible de voir autant d’eau concentrée dans ce désert ! Sauf si l’on compte bien évidemment les nappes phréatiques… enfin bref…
Le soleil resplendissait, et allait bientôt atteindre son zénith. Parcourir à cette heure les étendues ensablées qui bordent le Village caché du Sable n’était pas une idée très lumineuse, car c’était justement dans ces eaux là qu’un homme avait le plus de chance de rôtir comme un sanglier que l’on faisait cuire à la broche ! Mais cela ne gênait pas notre héros, qui était habitué depuis les années à ce climat digne d’une fournaise.
Malgré son teint blafard et son allure des plus vampiriques, Thrys supportait parfaitement les rayons du soleil, et le plus incroyable, c’est que sa peau n’en ressentait pas les effets. La mélanine de sa peau ne s’activait jamais, et ne pigmentait pas, ce qui explique donc son visage blanc immaculé.
Sans perdre une seconde, il traversa les portes de Sunagakure no Sato, et serra les lanières qui tenaient ses chaussures en place. Cette mission ne devait pas traîner, et c’est pourquoi il comptait l’expédier en moins de temps qu’il ne faut pour dire « Choucroute » !
Non… je sais, le mot juste est en théorie est « Ouf », mais j’avais envie d’innover… et pis, si vous n’êtes pas contents, vous n’aviez qu’à l’écrire vous-mêmes, cette mission ! Zut !

Alors qu’il quittait l’enceinte protégée du Village caché du Sable, Thrys se retrouva désormais face aux étendues désertiques du Pays du Vent. Du sable, du sable et rien que du sable… Il prit alors une grande inspiration, et entama sa folle course dans le désert, en direction dudit Oasis. Le vent fouettait son visage, et le paysage défilait à vive allure. Les bras qui planaient au vent, un peu en retrait derrière le Sunajin, le regard de ce dernier était rivé sur son objectif, un simple point à l’horizon... Une violente bourrasque de vent se mit à souffler, et plusieurs monticules de sable s’éparpillèrent, manquant d’aveugler et d’étouffer notre héros. Celui-ci ferma aussitôt les yeux, ayant déjà pressenti qu’une telle chose allait se produire, et accéléra la cadence. Le tissu qui faisait office de masque lui évita de se retrouver avec de la poussière dans la bouche. Prévoyant, comme toujours !
Le temps passa, et après avoir traversé une bonne partie du Pays, notre ninja arriva à l’orée de la forêt de palmiers, qui entourait l’oasis. Profitant de l’ombre du premier arbre venu, Thrys s’arrêta, se posa à terre, et prépara son plan d’action. Débarquant de nulle part, ces bandits ne doivent pas avoir des réserves d’eau illimitées, c’est pourquoi ils ont dû installer leur campement près de l’oasis, seule source d’eau accessible par les humains, sauf bien sûr les nappes phréatiques… mais puiser l’eau qui provient du sous-sol nécessitait une main-d’œuvre importante, et surtout de temps… chose que ces bandits n’avaient pas.
Ensuite, il était probable que le chef de ce groupe de criminels envoyait autour de son campement des patrouilles afin de garantir la sécurité de ses hommes… voilà un bon moyen de rentrer dans le camp…
Après avoir remué toutes ces idées dans son esprit, notre ninja se redressa, s’étira quelques secondes, puis s’engouffra dans la véritable jungle qui se présentait à lui.

Ayant dégainé son sabre qu’il avait décidé d’utiliser comme une machette, Thrys se frayer un passage à travers les arbres et les buissons, tranchant tout ce qui l’empêchait d’avancer… Branches touffues, bosquets feuillus, lianes et fougères aussi grandes qu’un homme… impossible de savoir où il était. Ne voulant pas prendre le risque de se retrouver perdu comme un idiot dans toute cette forêt, le Sunajin opta pour un déplacement tout simple : avancer en ligne droite. Petit à petit, la végétation se faisait plus dense, et il était de plus en plus difficile de marcher, si bien que Thrys choisit un nouveau chemin : il rangea le katana dans son fourreau, s’approcha d’un arbre dont le tronc était plutôt large, et concentra du chakra dans la plante de ses pieds. Puis, il fit un pas sur le bois, puis un autre, avant de se mettre à escalader l’arbre. Voilà un spectacle assez étrange, voir un homme marcher sur un tronc d’arbre sans prendre appui… Après quelques pas sur le bois du palmier, le ninja arriva au sommet de l’arbre. Se tenant sur une seule jambe, l’autre légèrement pliée, Thrys concentrait tout son chakra dans la plante de son pied gauche, unique support qui lui permettait de ne pas trébucher. Ses yeux scrutaient l’horizon d’un regard vif, cherchant un élément qui pourrait sembler suspect en plein cœur de cette immensité verte et feuillue. Alors qu’il tournait lentement la tête de gauche à droite comme une caméra de surveillance, il stoppa son mouvement afin d’observer plus attentivement l’étrange fumée grisâtre qui s’élevait à travers les feuilles de quelques palmiers, non loin de l’oasis. « Hum… voilà ma piste… » songea notre héros en s’élançant dans le vide avant de retomber sur ses pieds quelques mètres en contrebas. Sans perdre une seconde, il se mit à courir à travers les buissons et suivit l’espèce de sentier tracé dans le sable.

Mais alors qu’il s’approchait de plus en plus de la source de cette fumée, Thrys entendit trois voix qui devenaient plus intense au fil des pas. Devant garder son statut de commando intact, notre héros se précipita furtivement derrière un arbre, se colla contre l’écorce, tourna délicatement la tête vers le sentier où arrivaient les trois hommes. Les deux premiers portaient une vraie tenue de bandit, bottes noires, veston marron, gants troués et protégés par des plaques métalliques, pantalon gris, et, symbole d’appartenance au groupe de bandits contrôlé par notre ex-militaire : le bandana noir sur lequel était cousue une tête de mort gris clair, signe de ralliement de ces brigands. Quant au troisième, il ne lui manquait que son fidèle bandana. Thrys les observait avancer, et essayait d’écouter ce qu’ils se racontaient. Apparemment, les deux premiers râlaient, tandis que le troisième se plaignait et semblait stressé.


« Bon… on recommence… où tu l’as mis ce foutu bandana ?! »

Le troisième criminel était penaud, il tourna la tête de gauche à droite, et pointa une direction au hasard, et fit un rond à l’aide de sa main, avant d’expliquer :

« Quelque part par-là… je crois… »

Ses deux compères s’éloignèrent de la zone, rendant ainsi l’écoute beaucoup plus délicate. Tandis qu’ils continuaient de parler, Thrys s’approcha rapidement d’un autre arbre. Mais alors qu’il avançait, son pied se posa sur une branche asséchée, qui se brisa sous le poids du ninja. Ce dernier accéléra le mouvement se colla contre le tronc de sa nouvelle cachette, et espérait que sa filature n’était pas découverte. Les bandits tournèrent la tête dans la direction d’où venait le bruit, et fouillèrent rapidement du regard les environs. L’un d’eux grogna, expliquant qu’il s’agissait sans doute d’une bête, avant de reprendre leur discussion d’origine. « Ouf… un peu plus et c’était cuit ! » pensa notre héros en soupirant silencieusement. Puis son attention de porta de nouveau sur ses trois cibles. Reprenant son espionnage au cours de la conversation, il essayait de comprendre pourquoi ces deux hommes cherchaient le bandana de leur coéquipier :

« Mais merde ! Tu sais très bien qu’il te faut la tenue complète pour rentrer dans le camp !!

- Je sais ! Et puis, c’est pas de ma faute si Kushizashi est sur ses gardes et qu’il ne laisse entrer que ceux qui ont l’équipement complet !

- Kushizashi ? L’empaleur ? songea notre héros qui écoutait la conversation et notait ce qu’il considérait comme étant utile pour sa mission.

- Pffff… si tu veux mon avis, notre vieux chef devient parano avec le temps…


- Possible… mais pour le moment, il faut retrouver ton *BIIIIP* de bandana !!! »

Le groupe de bandits poursuivit alors sa route dans la jungle, laissant Thrys seul derrière son arbre. Celui-ci, qui se détachait lentement du tronc du palmier, avant d’être sûr que ses ennemis soient enfin partis, résumaient toutes les informations qu’il avait jugé bon de collecter durant cette conversation. Apparemment, Kushizashi, sans doute le leader du clan de ces bandits, exigeait que chacun de ses hommes portent la tenue d’appartenance au groupuscule. Voilà qui pourrait fortement l’aider pour s’infiltrer à l’intérieur du campement, et ainsi éliminer ce Kushizashi ! « Bon… rattrapons ces trois-là, et récupérons leur équipement… cela m’évitera de chercher ailleurs ! » se dit-il le Juunin en sortant de sa cachette, et en prenant en chasse les trois brigands.

Attendant patiemment un nouvel arrêt du petit groupe, Thrys les suivait tout en continuant de se plaquer contre chaque arbre, afin de ne pas dévoiler sa position. Et enfin, après une petite marche entres les palmiers et les arbres tropicaux, les trois compères débouchèrent dans une petite clairière (Hors-Sujet : Ouh la belle rime ! Euh… ahem… continuons…). Une fois arrêtés, l’un des bandits reprit la parole :


« Bon… séparons-nous ici et cherchons… »

En quelques secondes, les criminels se dispersèrent, prenant chacun une destination différente, afin de retrouver le bandana perdu. Thrys, qui voulait s’amuser un peu avec ce qu’il avait déjà classé comme étant de simples proies, profita de cet instant pour se révéler au grand jour. Il se plaça alors au centre de la clairière, prit une posture neutre, les bras étendus le long du corps, le sabre encore au fourreau, avant de lancer sur un ton bien curieux :

« Vous êtes perdus ? »

Entendant cette voix sortie de nulle part, l’un des bandits sursauta, et se retourna vivement. Ses deux coéquipiers firent de même, et les trois hommes fixèrent l’étrange individu qui se trouvait en plein milieu. Le plus âgé des brigands s’énerva, et lui répondit d’une voix agressive :

« Non mais de quoi j’me mêle ? Casse-toi ! »

Visiblement, dans sa hâte, cet imprudent avait omis d’observer précisément son interlocuteur, et par la même occasion remarquer sur son front le bandeau des ninjas du Village caché du Sable. Thrys soupira, tout en dégainant lentement son katana. « Comme tu es malpoli… laisse-moi donc t’apprendre les bonnes manières… » déclara-t-il en pointant sa cible de la pointe de son sabre. Mais alors que le bandit allait rétorquer, Thrys se rua sur lui, et exécuta un vif coup d’estoc, transperçant l’abdomen de sa cible. Celle-ci cracha un flot de sang, et mourut sur le coup. Ne perdant pas de temps, notre Sunajin retira rapidement le métal de la chair du criminel, et se tourna vers les deux autres, qui avaient entre-temps pris soin de s’armer. Un cimeterre ainsi qu’une masse d’arme cloutée… malheureusement pour eux, ce genre d’équipement permettait des frappes lourdes et violentes, mais niveau rapidité… ce n’était pas du tout approprié à la situation. Ne considérant pas ces armes comme une réelle menace, le Juunin du Sable prépara son katana, fonça sur le premier survivant, se pencha au dernier moment et lui trancha la jambe gauche. Lui apparaissant difficile de tenir debout, le bandit s’écroula, mais respirait encore. Profitant de ce solide support, Thrys contourna l’estropié, prit appui sur son dos, se propulsa dans les airs, et vint retomber directement sur le troisième et dernier brigand, tout en l’empalant de son sabre. Succombant à son tour, il ne restait plus que cet homme handicapé, qui peinait à bouger. Le Sunajin, une fois les deux cibles éliminées, s’approcha du dernier, qui essayait de fuir en rampant péniblement. Par précaution abusive, Thrys planta son sabre dans le bras gauche de la victime, traversant la chair de part en part, avant de se ficher dans le sol. Le pauvre homme cria de tous ses poumons, ne pouvant supporter une telle douleur. Une fois plus ou moins apaisé, son bourreau se pencha vers lui, et demanda :

« Bien… tu vas peut-être pouvoir répondre à quelques questions… j’aimerais savoir qui est ce… Kushizashi… et aussi… ce que vous faites exactement ici…

- Va mourir, sale chien !!

- Mauvaise réponse… »

Thrys enfonça sa main gauche dans l’une des poches accrochées à sa tunique, et en sortit trois couteaux de lancer. Il les présenta à l’estropié, avant de poser ses conditions :

« Alors voilà ce que je te propose… continue de faire ta forte tête, et je te transperce d’une lame dans des organes secondaires de ton corps, ou sinon… coopère, et je verrai si je souhaite t’épargner…

- Tu ne m’as pas écouté ! Même si je t’aide, mon sort est scellé, alors autant mourir !! »

Cependant, ce que cet homme ne savait pas, c’était que la douleur et la torture pouvait être extrêmement efficace. Prenant ce refus comme une provocation, Thrys fit tournoyer le premier couteau de lancer au bout de son index, puis le planta dans la jambe encore intacte du bandit. Nouveau cri de douleur. Le Sunajin se mit face à lui, le fixa dans le blanc des yeux, avant de lui demander s’il souhaitait changer d’avis… nouveau refus de la part de l’intéressé, si bien que Thrys continua son petit jeu, et planta le second kunai dans le bas du dos du criminel. Mais alors qu’il allait en finir avec lui, ce dernier se délia la langue, et parla :

« Kushizashi est notre chef… il a pour but de piller les villages et hameaux isolés de ce Pays pour en récolter des richesses… c’est tout ce que je sais… »

Le ninja de Suna le remercia pour sa coopération, mais malheureusement pour lui, ses ordres primaient sur tout… pas de pitié… il fit tournoyer le dernier couteau de lancer, avant de le planter rapidement dans le cœur du bandit, ne voulant point le faire souffrir davantage. « Quitte cette terre sans peine… » murmura-t-il en se relevant.
Observant les trois hommes qu’il venait d’éliminer froidement, notre héros cherchait une tenue qui serait à sa taille. Il tourna la tête vers le premier, mais après une brève analyse, il s’imaginait mal entrer dans des vêtements si petits… Il passa donc au deuxième bandit, mais cette fois-ci, l’équipement était trop grand ! Il ne restait plus que le dernier bandit… et fort heureusement pour notre ninja, la tenue semblait lui convenir !
Ni une ni deux, il retira les vêtements de sa victime, les enfila tour à tour, et acheva son déguisement avec le bandana, sans quoi il lui serait impossible d’entrer dans le camp.
Mais alors qu’il allait reprendre son chemin en direction de la base de ces bandits, Thrys remarqua que son costume n’était pas parfait… il regarda autour de lui, et pensa qu’arriver avec un simple katana pourrait paraître suspect… car rappelons-le, les katanas n’étaient pas des armes que l’on pouvait acheter au premier marchand ambulant venu ! Non, ce genre de création nécessitait un travail qui demandait une attention parfaite ! Il se pencha alors vers les trois bandits, et récupéra deux poignards qu’il accrocha à sa ceinture, quelques étoiles dentelées, et un gros shuriken fûma qu’il sangla dans son dos. Le bandana posé sur le haut de son visage, Thrys souhaitait ressembler à un parfait rodeur, si bien qu’il remonta au maximum son foulard, ne laissant apparent que son nez et son regard vif et perçant. « Bien ! Passons à la phase deux du plan ! » pensa-t-il en reprenant la route jusqu’au campement des bandits.


A suivre !

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Thrys Ω Hachidaime Kazekage Ω
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MessageSujet: Re: # Flash-Back # La Main-Noire Ven 20 Juil 2012 - 1:14

Une fois habillé comme un véritable bandit, Thrys se dirigea vers le campement des bandits, qui se trouvait à quelques kilomètres de là. Continuant de suivre du regard la fumée grisâtre qui s’élevait dans le ciel, le Juunin du Sable essayait de prévoir où se trouvait la source, pour ne pas passer trop de temps à marcher dans la forêt. Empruntant des sentiers tortueux entre les arbres et les buissons, Thrys veillait à ne pas déchirer sa belle tenue en s’agrippant à une branche couverte d’épines. Mais alors qu’il fit un pas devant lui, son pantalon s’accrocha contre un buisson, et un bruit de déchirement se fit entendre. Le ninja se sentit bouillir, mais tenta de conserver son calme… et, comme si de rien n’était, il reprit sa route, ne se souciant pas du morceau de tissu qui pendait à quelques mètres derrière lui. En avançant au hasard sur le sable, il remarqua, dissimulé sous quelques feuilles de palmier, un long fil… « Hum… un piège ? » pensa notre héros en suivant des yeux le parcours du fil à travers les arbres et les branches. Il leva la tête, chercha sur les hauteurs un élément artificiel, avant de tomber sur un petit panier d’osier, qui contenait plusieurs notes explosives, qui explosaient lorsqu’elles se fixaient sur un support. Thrys enjamba le fil, évitant ainsi de se retrouver éparpillé en pleine nature, et reprit son chemin en direction du campement des bandits.
Enfin, après une petite promenade en milieu sylvestre… non, je me trompe là… petite retouche, et on recommence... Après un véritable parcours du combattant dans la forêt de palmiers, et après avoir écarté la dernière feuille touffue qui le gênait, le Juunin du Sable arriva finalement entier à quelques mètres de la porte principale du camp de Kushizashi. Il allait à présent devoir user de ses talents d’acteur pour ne pas éveiller de soupçons, et pénétrer dans l’enceinte de la base sans donner l’alerte. En théorie, cela ne devrait pas être trop compliqué… Prenant un air naturel, sans pour autant prendre son rôle au sérieux à cent pourcents, Thrys sortit de sa cachette, s’avança près du garde qui surveillait l’entrée, et se présenta à lui. Il avait une mine très… comment dire… et bien, la face ravagée, les dents placées de façon fantaisiste dans la bouche, cet homme avait dû recevoir plusieurs mandales en pleine poire avant d’avoir su affirmer son autorité ! Des cicatrices parcouraient son visage ainsi que son cou, une sur la joue droite, une autre plus grande et plus précise traversait sa figure en diagonale, du sommet droit de son front jusqu’au bas du menton. Quant à son attirail, l’expression armé jusqu’aux dents caractérisait parfaitement l’énergumène. Un poignard accroché près de la boucle de sa ceinture, une arbalète dans son dos, le carquois posé juste à côté, et sur ses flancs, une épée dans un fourreau ainsi que plusieurs couteaux mal aiguisés dans des étuis. Thrys restait impassible, et attendit une réponse de son interlocuteur :


« Hum… tu portes bien la tenue d’nos frères… tu peux entrer… dit-il en observant l’accoutrement de l’arrivant. Puis, il fit demi-tour, posa la main près de sa bouche afin de faire porter sa voix, et cria à son compère qui se trouvait de l’autre côté de la barricade. Encore un qui arrive ! Ouvre les portes ! »

Sur ces mots, les portes en bois qui gardaient l’entrée fermée glissèrent sur le sable, et les gonds grincèrent. Le Sunajin ne rajouta rien, garda son air froid, et fit plusieurs pas en avant. Mais alors qu’il allait entrer complètement dans le repaire de ces criminels, l’homme qui venait d’ouvrir les portes le dévisagea quelques secondes, avant de lui demander :

« Je n’t’ai jamais vu dans le coin… T’es un nouveau ? »

Thrys ne lui répondit pas, et lui lança un regard agressif, et fit comprendre à ce bandit qu’il ne fallait pas le chercher. Ne voulant pas en apprendre davantage sur la nouvelle recrue, le bandit recula, et le laissa passer. Le Sunajin continua son chemin dans le camp, et examina les lieux. Diverses tentes étaient plantées un peu partout, réunis autour de feux de camp. Un peu plus loin, une tente plus imposante que les autres portaient un insigne sur laquelle était inscrit grossièrement « Taverne ». Thrys ricanait intérieurement, et critiquait l’aspect préhistorique des lieux… enfin, ce n’était qu’un campement temporaire, inutile de construire de vraies maisons… passons cet élément architectural, et reprenons le cours de notre récit. Apparemment, le camp était formé en trois parties… la première, autorisée aux bandits qui se trouvent en bas de l’échelle... les recrues notamment. La deuxième partie, réservée aux bandits qui forment l’élite des hommes de Kushizashi, et enfin, la troisième et dernière partie, la zone réservée au leader du clan des bandits, ainsi qu’à ses conseillers et ses hommes de main. « Pour accéder à la tente de Kushizashi… il va me falloir progresser dans les deux premières zones… » songea notre héros en s’approchant du garde qui surveillait l’accès à la deuxième partie. Se présenter et demander gentiment à passer serait trop simple… mais Thrys n’avait rien à perdre, si bien qu’il fit un signe de main au bandit, et lui demanda à passer les portes en bois. L’homme se mit à rire, et lui répondit sur un ton amusé :

« De la bleusaille comme toi ne peut pas passer ! »

Thrys resta stoïque, et fixa son interlocuteur dans le blanc des yeux. Mais apparemment, la technique ne marchait pas à tous les coups, si bien que le bandit lui rendit un regard plus agressif, aussi agressif qu’un bouledogue enragé. Le ninja restait sur sa position, et demanda alors, méchamment :

« Et pourquoi donc ?! Pourquoi je ne peux pas passer !?

- Si tu le savais, tu ne l’demanderais pas ! Allez du vent ! »

Le bandit n’ajouta pas un mot de plus, et Thrys fit demi-tour… Voilà qu’il allait devoir trouver un moyen pour passer ce garde si têtu… Il leva les yeux au ciel, et regarda une fois encore l’enseigne de la taverne du camp des bandits. Ce genre de lieux permettait très souvent de récolter des informations… les ivrognes et les poivrots avaient la langue bien pendue en temps normal. N’ayant d’autre choix que de suivre son instinct, le Sunajin fit route vers la taverne. Mais alors qu’il allait passer la toile pendue qui faisait office de porte, un étrange individu dissimulé dans un recoin interpella le ninja :

« Hé… psssst ! »

Thrys se retourna, intrigué, et remarqua le bandit cagoulé, qui semblait l’inciter à le rejoindre dans sa cachette. Le ninja, un peu curieux de nature, s’avança, et regarda discrètement derrière lui afin de s’assurer que personne ne l’épiait. Et, une fois à l’abri des regards indiscrets, le bandit mis une main dans sa tunique, et s’apprêta à sortir un objet. Le ninja, très réactif et soupçonneux, posa une main au niveau du manche de son katana, afin de parer une éventuelle attaque surprise. Le bandit sursauta, et chuchota alors :

« Tout doux mec ! Je voulais te proposer un marché… il sortit alors de sa tunique une sorte de plaquette métallique, sur laquelle était gravé en or une tête de mort. Il continua alors ses explications, voyant que Thrys se demandait à quoi servait cette mocheté. J’ai vu que tu souhaitais entrer dans la deuxième zone du camp… et cet objet te permettra d’y accéder… il est à toi pour mille ryôs…

- Mille ryôs !! Je ne vais pas débourser une telle somme pour un truc aussi moche !! s’énerva Thrys, qui n’allait tout de même pas se faire arnaquer de la sorte. Le bandit lui demanda de baisser d’un ton, afin que personne ne découvre leur petit trafic, et expliqua que tout le monde ici souhaitait devenir un bandit d’élite, et sortir du bourbier dans lequel macéraient tous les larbins… bien sûr, il ne l’a pas dit d’une telle façon, mais c’était pour être un peu poétique… Thrys soupira, reprit une voix à la limite de l’inaudible, et dit. Et sinon… on peut négocier ? »

Au terme d’une heure de tractation, et après avoir réussi à faire baisser le prix de façon considérable, Thrys se retrouva donc en possession du badge tant espéré… moche, certes, mais utile pour la suite de sa mission. Le précieux sésame à la main, il s’approcha du garde qui protégeait la deuxième partie du campement, et agita sous son nez le badge. Il lui avait cloué le bec, l’avorton ! Ne voulant pas poser de questions, et encore moins avoir des soucis d’administration avec Kushizashi, il laissa passer le Juunin de Suna, en soupirant. Ce dernier, satisfait d’avoir énervé cet idiot, le gratifia d’un simple « Merci ! » et passa les portes.
Arrivé dans la seconde partie du campement de Kushizashi, Thrys constata dans un premier lieu l’apparence similaire à la zone qu’il venait de quitter… la même disposition des tentes, avec quelques-unes plus grosses et imposantes, sans doute servaient-elles de quartiers à des bandits plus gradés… Maintenant, il lui fallait entrer dans la troisième et dernière partie du campement, pour éliminer le chef de tout ce ramassis de bandits… Se repérant du mieux qu’il le pouvait, il remarqua au loin, derrière plusieurs tentes, un autre criminel qui montait la garde devant les portes… mais malheureusement, il savait pertinemment qu’un simple badge ne lui permettrait pas de passer cette fois… après tout, Kushizashi ne souhaitait voir que l’as des as ! L’élite des bandits ! Les meilleures fines-lames de ses hommes ! Marchant au hasard dans le campement, notre jeune Juunin cogitait, afin de trouver un moyen d’accéder à la tente du meneur. Ayant choisi un poste d’observation sur les hauteurs, Thrys avait une vue quasi complète de cette zone, et pouvait observer les allées et venues des gardes. Mais alors qu’il tournait la tête comme une girouette au gré du vent, il remarqua derrière deux rochers un petit sentier, qui menait à plusieurs cages, une sorte de prison improvisée. Sans perdre une seconde, le Sunajin suivit le sentier, et arriva devant les geôles, où se trouvait une grosse brute ainsi que deux charmantes demoiselles en captivité. Les pauvres femmes pleuraient, et priaient pour se sortir de ce pétrin, tandis que le bandit les raillait et lorgnait leurs rondeurs. Mais alors qu’il était plongé dans ses réflexions, il remarqua la présence du ninja vêtu comme un brigand. D’une voix amusée, il lui lança :


« T’as vu ces belles femmes ? Ne sont-elles pas mignonnes ? Hé hé hé ! Il marqua une courte pause, fit de nouveau face aux deux captives, plongea son regard dans le décolleté de la première, et enchaîna. Kushizashi va être content tout à l’heure, ça c’est sûr ! »

Tout à coup, un plan diabolique naquit dans le cerveau de notre héros. Si ces deux ravissantes femmes avaient comme par miracle une occasion de prendre la poudre d’escampette, voilà qui provoquerait une débandade générale dans le camp, si bien que les bandits se mettront rapidement à la poursuite des fuyardes ! Une diversion parfaite ! Mais pour mener à bien son projet, il lui fallait libérer les demoiselles de leur geôle… Thrys observa alors plus attentivement le garde, et remarqua, accroché à sa ceinture sur son flanc gauche un trousseau de clés. « Bingo ! » se dit-il en approchant discrètement sa main gauche du poignard situé au niveau de sa hanche. Ni une ni deux, il dégaina le couteau aiguisé, se faufila rapidement derrière le bandit et lui planta la lame dans la nuque, ce qui le tua sur le coup. Dans un bruit lourd, il s’écroula sur le sol, sans avoir eu le temps de pousser un cri de douleur ou quoi que ce soit d’autre pour alerter ses compères. Puis, sous le regard étonné des prisonnières, le héros s’empara des clés, et permit aux demoiselles de sortir. Une fois la porte ouverte, et les deux jeunes femmes dehors, Thrys leur indiqua comment fuir.

« Merci ! Nous pensions que nous allions mourir dans cet endroit !

- Mais faisons vite avant que les gardes ne nous remarquent ! »

Et, sans perdre un seul instant, les deux jeunes femmes prirent la fuite en direction de la sortie du campement. Le Sunajin savait pertinemment qu’elles se feraient de nouveau prendre, mais lorsque Kushizashi sera mort, il pourra revenir les libérer une nouvelle fois, et les raccompagner directement jusqu’à la sortie. Afin de ne pas se faire repérer, et surtout de se faire accuser par les autres bandits, le ninja du Sable resta près des cages, à attendre un retour au calme. Quelques minutes plus tard, notre héros daigna sortir de sa cachette, et constata le sourire aux lèvres que son plan avait parfaitement fonctionné : près de la moitié des bandits s’étaient mis en chasse pour retrouver les deux prisonnières, et le garde qui surveillait l’entrée de la zone où se trouvait Kushizashi avait lui aussi déserté son poste pour la même raison que ses frères d’arme.
Profitant de la voie libre et sans dangers, Thrys s’approcha des portes, poussa la lourde palissade en bois, et pénétra enfin dans la troisième et dernière partie du campement des bandits : l’antre de Kushizashi. Mais alors qu’il venait de passer la porte, une voix rauque et caverneuse résonna jusqu’à ses oreilles :


« Je t’attendais… »

A suivre pour la quatrième et dernière partie ! Wink
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MessageSujet: Re: # Flash-Back # La Main-Noire Ven 20 Juil 2012 - 1:17

« Je t’attendais… »

La voix caverneuse résonnait dans les tympans de notre héros. Thrys se retourna, et vit devant lui plusieurs bandits armés jusqu’aux dents. Le Sunajin sentit un sourire ironique se dessiner sur ses lèvres, lui qui pensait avoir été assez discret, voilà qu’apparemment toute sa filature avait été révélée au grand jour… tant pis… Restant sur ses gardes, le ninja du Sable fit quelques pas en avant, s’approchant petit à petit de la tente de Kushizashi. L’un des brigands, qui observait le Sunajin, tenait son épée de la main droite et faisait rebondir la lame contre la paume de son autre main, avant d’ajouter sur un ton moqueur :

« Arrière les gars ! Kushizashi aimerait dire deux mots à ce petit héros ! »

Sur ces paroles, les bandits ouvrirent la voie à leur invité, formant une sorte de haie d’honneur. Constatant qu’il lui était à présent impossible de faire marche arrière, Thrys avança, sous le regard amusé des hommes autour de lui. Il arriva alors devant une grande tente, dont la toile était grise et noire. Sur la devanture, une grande tête de mort peinte en blanc… voilà qui n’était pas très original, songea notre ninja en jetant un rapide regard sur la tente de Kushizashi. Tout à coup, il sentit plusieurs mouvements dans son dos, si bien qu’il se retourna immédiatement, prêt à s’armer de son katana et à tailler dans le vif du sujet. Il vit alors les bandits l’encercler, jusqu’à former une sorte d’arène… une arène ? Pourquoi diable ne fonçaient-ils pas sur leur captif ? Mais alors qu’il avait le dos tourné, Thrys sentit le sol vibrer sous ses pieds, comme si une chose imposante s’approchait de lui. L’intensité de la secousse devenait de plus en plus grande, si bien que le Sunajin se retourna, et prit peur en voyant ce qui se tenait devant lui : Kushizashi lui-même ! Un véritable géant, mesurant deux mètres de haut, et portant une immense épée… enfin, le verbe porter n’est pas très approprié à la situation… disons plutôt qu’il faisait traîner la lame sur le sol, tant elle était lourde. Notre héros observait la masse de muscles et de graisse avancer vers lui, et sentait son cœur qui accélérait la cadence. Les bandits qui suivaient Kushizashi avaient raison d’avoir peur de lui ! Il ressemblait à… à… un char d’assaut, un blindé !
Anachronisme… les chars d’assaut n’existaient pas à cette époque ! Mais bon, passons cette brève remarque…
Après quelques pas à faire trembler la terre, l’homme s’arrêta devant le ninja du Village caché du Sable, et, tout en continuant de le regarder de haut, il lança d’une voix grave :


« Mes espions savaient que Suna enverraient quelqu’un pour venir m’éliminer… et te voici ! Il fit une brève pause, observa la lame de son épée recouverte de sang coagulé, et continua. Ma lame meurt d’envie de te connaître ! Voilà des jours qu’elle n’a pas mangé… mais tu n’as pas l’air très appétissant… dit-il en toisant de haut en bas son frêle adversaire. Il lâcha un grognement, et termina sa phrase. Défends-toi ! Pantin du Kazekage ! Voyons de quoi tu es capable ! »

Sur ces mots, il tourna le dos au Juunin, lui laissant ainsi l’occasion de contempler son énorme tatouage en forme de tête de mort. « Hum… il est pas commode ce type là… » songea Thrys en posant la main sur le manche de son katana, prêt à le sortir de son fourreau. Une fois assez loin de son adversaire, le géant fit de nouveau face au Sunajin, et lui fit signe que le combat allait bientôt commencer.
Profitant de sa carrure imposante, Kushizashi opta pour une attaque frontale, si bien qu’il fonça tout droit sur Thrys. Ses attaques étaient certes puissantes, mais la vitesse laissait grandement à désirer. Au dernier moment, alors que le bandit allait percuter de plein fouet notre héros, ce dernier fit un vif saut avant, passa au-dessus de son opposant, et se retrouva dans son dos. Entretemps, pendant son vol, il dégaina son sabre, et une fois qu’il eût atterrit sur le sol, il donna un rapide coup dans la chair du dos de Kushizashi. La lame n’était pas assez aiguisée… ou bien la peau de ce géant lui permettait de se protéger des armes blanches ! Néanmoins, en voyant quelques gouttes de liquide rougeâtre s’écouler de la plaie du dos du brigand, Thrys avait la conviction qu’il était en mesure de l’éliminer. Il pouvait le blesser, il pouvait donc le tuer ! Le géant, qui se remettait de sa charge, empoigna le manche de son épée, fit un grand demi-tour, et balaya la zone qui l’entourait, espérant trancher en deux le ninja qui serait resté trop près de lui. Mais le Sunajin fit un rapide saut arrière, et esquiva de justesse l’attaque.
Tout à coup, alors qu’il ne s’y attendait pas, Kushizashi se rua sur Thrys, et le fit basculer dans la terre. Celui-ci roula quelques instants, avant de s’allonger complètement sur le dos, et son katana glissa de sa main droite et partit quelques centimètres au loin. Voyant le décor qui tremblait, voilà un assaut qui n’était pas anodin ! « Oh… ma tête ! pensa-t-il. J’ai l’impression d’avoir été piétiné par un éléph… ». Alors qu’il allait terminer sa plainte intérieure, il vit une ombre le recouvrir totalement. Il leva les yeux au ciel, et vit son adversaire qui s’apprêtait à l’empaler, et le traverser de part en part ! Ni une ni deux, il roula sur le côté, échappant à une mort lente et douloureuse, et se rapprocha le plus possible de son katana, qu’il ramassa aussitôt une fois arrivé à portée de lui. Kushizashi, qui avait continué son coup, avait planté sa lame dans le sol, et peinait à présent à la retirer. Profitant de cette ouverture, le Sunajin fonça dans son dos, et l’asséna vaillamment de plusieurs coups. De plus en plus de sang coulait, jusqu’à ce que le géant parvienne à retirer son épée du sol.
Thrys, sentant venir les ennuis, recula de plusieurs mètres, jugeant bon de mettre un peu de distance entre son adversaire et lui, et ne le quitta pas des yeux. Le brigand voyait rouge… son dos aussi d’ailleurs… Perdant ses esprits, il entra dans une folie sanguinaire, si bien qu’il fonça une nouvelle fois sur son adversaire, la lame prête à causer d’énormes dégâts. Le Sunajin esquiva l’attaque, et voyant que le géant ne pouvait plus se contenir, il fit travailler ses méninges. Evitant une nouvelle charge, notre héros vint se placer juste devant les troncs d’arbre formant la palissade, et attendit l’assaut du bandit. Ce dernier serra les dents, ancra le plus possible le manche de son épée dans le creux de ses mains, et se rua une dernière fois sur Thrys. « C’est terminé ! » pensa-t-il en se tenant prêt à éviter l’ultime attaque. Kushizashi ne réfléchissait plus, obnubilé par l’envie de vaincre, il fonça une tête baissée sur le ninja de Suna, et alors qu’il était persuadé de l’achever avec une attaque aussi violente, sa cible esquiva, si bien que le criminel vint percuter de plein fouet la palissade. Sa tête ne supporta pas le choc, si bien qu’il eût soudainement une violente migraine, en plus de l’énorme plaie béante du côté droit de son visage. Titubant, peinant à porter son épée, il la laissa tomber lourdement sur le sol, et fit quelques pas en direction du centre du ‘’ring’’. N’ayant plus la force de continuer, ses jambes tremblèrent aussitôt, et soudainement il s’écroula, les genoux posés sur le sol, la tête inclinée vers le bas… un adversaire vaincu… Thrys le dévisagea, vit dans son regard une lueur de désespoir, et s’approcha de lui. Kushizashi, ayant perdu toute volonté de continuer, lâcha d’une voix fatiguée :


« Finis-moi vite… je ferais la même chose pour toi… »

Le Sunajin brandit alors son sabre, et s’apprêta à lui trancher la tête. Mais au dernier moment, il hésita… pourquoi le tuer ? Les ordres étaient les ordres, mais maintenant… les autres bandits observaient la scène sans dire un seul mot, et attendaient la suite de ce qui allait se passer. Thrys baissa son arme, et fit quelques pas en arrière, ne pouvant se résoudre à le tuer. Pour la première fois de sa vie, il hésitait à prendre la vie d’un autre. Le méritait-il ? Ses crimes devaient être punis… mais que faire ? Le tuer ici et maintenant ? Le ramener à Suna pour le juger et le condamner ? Notre héros cherchait un moyen de tuer cet homme sans être réellement impliqué.
Mais alors qu’il réfléchissait, l’un des bandits de Kushizashi sortit son sabre, fonça sur son ancien maître et lui planta la lame dans le cœur. Le géant grogna de douleur, tourna lentement la tête vers son assassin, lui lança un regard noir, avant de s’écrouler la tête la première dans le sable. Thrys n’en revenait pas. Sa mission était terminée, Kushizashi était mort ! Mais en voyant l’attitude victorieuse du meurtrier, il jugea bon de ne pas laisser une nouvelle personne prendre la tête du clan. Sans une once de pitié, sans un seul remord, il élimina tour à tour les bandits qui l’entouraient lors de son affrontement avec le géant que l’on surnommait Kushizashi. Du sang de bandit, il en coulait à flots !
Au bout de quelques minutes, il n’y avait plus personne dans le campement… plus une seule âme qui y vive… D’un pas lent et funeste, la lame rangée dans son fourreau, il s’éloigna de la tente de sa cible, mais alors qu’il allait quitter définitivement le camp des brigands de la Main-Noire, il ne put s’empêcher de jeter un dernier coup d’œil derrière lui…
« Puisse la mort t’apporter la sérénité… Kushizashi… » marmonna-t-il en reprenant sa route vers Suna.

~ FIN ~
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