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Reminiscence et quête [PV Tsuki]

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MessageSujet: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Mer 8 Sep 2010 - 16:42

Juger le monde, c’est se juger sois même et accepter d’admirer dans sa plus grande totalité, les ténèbres sanglants et incestueux qui ravagent les cœurs et les esprits dansants dans les constellations de l’éternité. Souvenirs éphémères et rencontre discordante, la rivière de la jubilation n’est que le reflet sournois de ce que nous pensons être… Chimère aux multiples visages, l’esprit n’est qu’une multitude de facettes et de ténèbres brillant tels des rubis noirs au fin fond de notre mentalité… Nous qui sommes tous par définition des grains de sables perdus dans l’immensité d’un cosmos effrayant, ténèbres onctueux et redoutables, océans de connaissances se noyant dans les tréfonds d’une inégalité méconnaissable, force froide et incalculable, nous nous éparpillons toujours dans la quête d’une existence parfois si insignifiante quelle ne semble même pas capable d’éclairer les ombres sans fin de l’immensité néfaste, ou qu’elles ne peuvent même point atteindre les flammes du brasier du destin, semblant ne plus être qualifiés pour s’y transcender. Poussière discordante, nous semblons bien infiniment inutile dans le cosmos de l’existence, mais notre flamme nous permet d’accomplir le miracle de repousser même la plus sombre des mauvaises fortunes tant que nous décidons de l’affronter et de combattre le sombre destin tissés dans une immense toile d’argent par l’araignée nébulaire qu’ont invoqués ces dieux impies pour contrôler à jamais l’existence dans son intégralité, forgeant leurs propres rêves et caprices et les imposant d’une main d’acier à ceux vivants sous eux. Il est du devoir des mortels de se révolter face à la tyrannie suprême qu’imposaient ces dieux immatériels dans leurs palais d’airain, de diamants et de lumière transcendées, et de créer nous-mêmes les fils noirs de notre existence afin de couper la toile grandissante d’Arachné qui hurlait de joie dans sa tanière malfaisante en laissant les dieux jouer avec sa création. Il était difficile de pouvoir pénétrer ses propre songes afin de se défaire de l’inéluctable et de pouvoir tempérer ses propres souffrances, ses propres désillusions, et de pouvoir encore et toujours malgré les peines et les épreuves continuer à avancer dans le néant existentiel du monde en quête de la rédemption et de la renaissance, pouvoir de nouveau déployer ses ailes hors de la chrysalide d’or que les dieux tissaient atour de nous, et de pouvoir ainsi de nouveau affirmer son existence. Lumière ébahis dans le testament de la reconnaissance, nos songes semblent danser au dessus d’un balais de folie, croyant ainsi être libre de toutes entraves sans pour autant apercevoir au dessus d’eux les fils invisibles qui les manipulent tels les pantins désarticulés qu’ils sont depuis le jour où ils poussèrent leur premier cri afin d’appeler les dieux et leur signifier la nouvelle existence qui venait de naître, nouveau jouet amusant et facile à briser dans leurs immenses mains immatériels… Choix et miséricorde, ce sont des mots qui définissent l’impassibilité et le non retour de notre existence, comme si le mur gigantesque sui se dressait devant empêchait à quiconque de pouvoir choisir son chemin de croix, ou son destin, mais pourtant, n’avions nous pas des mains, il était si simple de pouvoir l’escalader, même si cette ascension pouvait s’avérer douloureuse et d’une longueur interminable… J’étais parmi les rares flammes inconsolables dans cet univers de douleur et de refus de sois même, un des rares à avoir pu voir ce qu’il se dressait derrière ce mur, un chemin ensanglanté et perditieux, une route pavée d’arbres morts, de larmes et de ténèbres, un sol aigri et couvert de pieux acérés pour dissuader de continuer en ce sens, mais au bout de ce mal affamant se dressait une lumière céleste, semblant prête à déchirer les noyaux du désespoir pour être enfin acclamée dans toute sa splendeur… Je marchais encore que cette route de douleur et de quêtes parfois interminables, mais la souffrance de l’âme ne pouvait qu’amener à un paradis sans bornes, celui de la réincarnation dans un monde parfait, sous un ciel de cristal où il serait possible d’étendre ses ailes au firmament sans prendre le risque de les voir bruler sous les foudres des démons supérieurs qui gouvernaient la destinée et la vie de toute chose, des ailes lumineuses qui deviendraient ailes de puissance et de grandeur, capable de briser le ciel, et de s’envoler au dessus même des dieux arrogants et malfaisants. Espoir à jamais perdu ou reconnaissance d’un esprit qui peut évoluer et nous être déchus dans notre quête de liberté ? Difficile de le savoir, mais je savais au fond de moi-même qu’un jour viendrait, où ce serait moi qui deviendrait un dieu capable de transcender l’existence et de briser les chaînes millénaires de la souffrance qu’imposaient ces démons de lumière au commun des mortels, même si à mon tour, je devrai tisser des chaines plus solides encore afin de les aider à admirer leur vrai but, et l’éclat pur de leur existence qu’ils avaient oubliés.

Est-ce le chagrin éternel des larmes qui s’écoule de nos visages qui nous empêchent de pouvoir admirer la figuration machinale du monde qui s’étend devant nous ? Un monde qui semblait d’une rare beauté, lumière éclatante brillant dans des étendues mirobolantes de verdures et de senteur fraiches et agréables, terres arides et vaporeuses qui semblaient jurer admirablement avec les décors plantureux que pouvaient afficher certaines régions boisées et peuplées… Mais ce monde était simple illusion, ou plateau de jeu sur lequel les dieux impies s’amusaient à nous déplacer tels des pions de foire dans un gigantesque jeu de société ? Il était temps de rompre ce cycle éternel…
Les ténèbres et la lumière, que sont exactement ces notions manichéennes qui semblaient définir depuis toujours les mentalités du genre humain, les définissant foncièrement comme un abyssal démon ou un grand être bénie par la sainte bienveillance ? Qu’est-ce que la lumière, mot qui fait trembler le mal de part ce que l’on appelle le purgatoire sacré ? Est-ce seulement le nom donné à ceux se complaisant dans leurs propres méandres, vie d’autosatisfaction et d’égocentrisme dans laquelle l’homme aime se noyer jusqu’à outrance pour satisfaire ses propres besoins de réconfort en se plaçant au dessus de tous par des sois distantes bonnes actions qui lui permettraient d’aider l’autre à monter sur son propre piédestal alors qu’il ne fait que creuser l’écart entre le malin et le saint comme ils aiment qualifier les choses ? Est-ce donc le seul moyen que l’homme à trouver afin de glorifier ses maux et de se placer au dessus de toutes choses, est-ce donc le seul moyen qu’ils ont trouvé pour lustrer dans un or stagnant leur propre esprit afin de le sanctifier au dessus des cieux ensanglantés de leur folie, ou ne serait-ce donc que le seul moyen qu’ils ont trouvés afin de ne point accepter la vérité, celle du fait qu’il ne serait qu’un amas de malfaisances condamné à sombrer dans les profondeurs abyssales de la déchéance ?

Si l’on considérait alors la lumière comme le pouvoir salvateur qui permettait à l’homme d’éclaircir ses propres préjugés, qu’en était-il des ténèbres ? Il semblait que c’était la seule réelle notion équitable et réelle en ce saint monde… Car chaque homme possédait sa part de ténèbres dans son cœur, qu’il soit un être baigné de lumière, ou qu’il en soit dépourvu complètement. Toute forme de vie née des ténèbres stagnant dans le cours de la vie, une renaissance au cœurs des abysses même du genre humain, comme si l’éclat sacré de la vie ne pouvait exister sans les ténèbres gloutonne qui dévoraient toute forme de bonté et de compassion autour d’elles. Des flammes issues du mal logé au plus profond du cœur de chaque homme, attendant patiemment le bon moment pour exploser en une gerbe sanglante et hurlante de sensations et de terreur innée, répandant sur son passage glas et désespoir… Ce sont les ténèbres logés au plus profond de chaque forme de vie en ce monde… Des ombres plus ou moins grandes selon le vécu et le cœur de l’homme dans lequel elles brulent ou fument comme le foyer naissant d’un incendie, ou la tempête de feu sombre de la destiné négligée.

Ou ces notions n’étaient elles encore que l’artifice des dieux pour s’amuser encore plus des dilemmes des hommes ? Peu m’importais réellement, je savais où trouver ma place dans ces préjugés parfois sordides, ou si véridiques…

Brume stagnante, j’étais probablement non loin du village de Kiri… Mission bien pénible que j’avais là, la livraison d’un stupide message à je ne sais quel dignitaire ignorant et ennuyant, démon affable derrière son bureau, pensant agir de son grès pour dominer le reste, mais n’étant que pantin lui-même dans les fils de son arrogance.

Après un large quart d’heure avancer encore dans ces plaines brumeuses, voyant toutefois au loin les lueurs fantomatiques du village de Kiri, j’arrivais au pied d’un vieil arbre décrépi qui surplombait de toute sa taille et de ses branches mortes les environs… Grimpant sur le tronc sinueux de l’arbre, je me couchais lentement sur une branche assez épaisse pour me supporter, puis, je sortis d’une poche un paquet d’herbe et une pipe, instruments de vieillard, dignes de faire passer le temps.

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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Jeu 9 Sep 2010 - 17:34

C'était une journée avec un temps particulièrement mauvais , le ciel était recouvert de larges nuages et un orage allait surement éclater .On pouvait également voir une fine couche de brume dans les rues , telle de petits feu follets dansant lorsque nous passions à travers . Je marchais dans les rues la tête basse et les mains dans les poches , j'avançai regardant mes pieds ... un homme failli me rentrer dedans et me cria après en me disant de regarder ou j'allais , je levai la tête et lui lançais un regard emplit de haine , il détourna les talons .
D'origine je n'étais pas commode , mais ce jour-ci encore moins , chaque année c'était la même chose . Aujourd'hui était le jour de la mort de mes parents ... enfin non de leur meurtre plutôt ... J'errais dans les rues après avoir passé toute la journée au cimetière à rester assise dans l'herbe .
Je ne dormais jamais chez moi ce jour là , je n'en avais pas la force malgré toutes ces années . Je préférais dormir à la belle étoile aux alentours du village . Aussi j'avançai en direction de la sortie , en me voyant passer les gardiens ne me demandèrent pas ou j'allais comme à l'ordinaire , ils savaient très bien ou j'allais et ne me saluèrent pas , il connaissaient également mon sale caractère ce jour-ci .
Une fois les portes du village dépassée je marchais encore un peu , je ne savais pas jusque ou , je m'arreterai lorsque je trouverais un endroit "plaisant" ou je pourrais me reposer tranquillement . J'avais pris mon carnet de dessin sur moi , dessiner me vidait l'esprit et en ce jour particulier de l'année je dessinais plus que d'ordinaire , en général les animaux sauvages qui daignaient se laisser appprocher ou le lieu que je choisissais pour me reposer .Il m'arrivais même de m'endormir sur mon carnet de fatigue me réveillant le lendemain avec de l'aquarelle , pastels ou quelque autre peinture sur le visage ou bien un autre de mes membres ayant trainé durant mon sommeil .
J'essayais de ne pas penser à eux ce soir là car sinon je n'arrivais pas à dormir , déjà que j'avais des troubles du sommeil si en plus je faisais une nuit blanche j'aurais été un véritable légume .
Cela faisait sans doute quelques kilomètres que je marchais , la brume recouvrait le chemin jusqu'au niveau de mes chevilles , s'écartant de moi en petite vague , parfois je m'arrêtais mettant mon doigt dans la brume et le tournant formant un petit tourbillon que je regardais ,puis reprenais mon chemin .
On peut vraiment dire que j'errais sans but , je laissais mes jambes me guider à leurs guise , les alentours étaient calmes et silencieux , vide de vie et je commençai à être fatiguée . Je vis ce grand arbre à moitié mort à une centaine de mètre . Je pensais marcher encore un peu après lui puis m'installer pour la nuit . Je le regardais lui si grand avec presque toutes ses branches mortes , il avait du en voir des choses , je vis un léger nuage de fumée s'élever d'entre ses branches , je fronçais les sourcils , étrange qu'il y ait de la brume à cette hauteur et surtout juste à cet endroit , je fixais cette fumée tout en continuant d'avancer dans sa direction , je verrais bien ce que c'était une fois sur place .
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Dim 19 Sep 2010 - 13:21

Les prières du ciel sont les vœux destinés aux cœurs perdus dans l’infini solitude d’un être délaissé depuis trop longtemps et jetés face à sa propre destiné, un chemin de marbre aux dalles noires hérissés de pics qui tels les dards cornus d’une guêpe bourdonnante, transpercent les chaires dans une effroyable douleur. J’étais un de ceux qui sans cesse depuis le départ de leurs cocons enflammés par la passion éternelle d’une vie douce et paisible, lové au cœur d’un océan de sentiments qui vous enveloppent dans une couverture de tendresse, un départ raté car les ailes de la destinée s’était brisé sous le poids de la rage, devant des griffes acérés brisant les pieux du dédale appelé destiné, qui adressaient ainsi ces vœux de résurrection au ciel, tendant à espérer une réponse pour calmer les lames froides et brûlante à la fois qui tiraillaient mon être de toutes part. Les ailes enflammées de la réminiscence, les crocs noircis par la déchéance de la folie et du désespoir sont d’autant plus lourde qu’elles assaillent sans cesse le cœur perdu d’un homme qui ne vit plus que pour le souvenir de ce qu’il était. C’était là l’inéluctable destin de ceux qui se perdaient dans les chemins étroits et ardents de la perdition en quête du salut de leur conscience, de leur cœur et de leur esprit afin d’échapper enfin à cette souffrance qui pesait telle une montagne sur les épaules de la voute céleste, des chaînes qui entravent la raison et la conscience pour tirer l’esprit tordu par sa propre perte au fin fond des ténèbres sans fin d’une abysse où les larmes et la terreur des esprits venaient hantés à jamais le cœur pétrifié dans sa propre douleur. C’était comme si cette douleur si redoutable était sur le point d’imploser sur elle-même, noyée au fond d’un océan de sang, d’une lande ensanglantée ravagée par les flammes et couverte d’un désert de pics d’aciers acérés, une douleur se voilant elle-même à la vérité fatidique afin de pouvoir continuer à avancer et de l’expier dans une mer de hurlement plus salvateurs encore que les cris sourds émis par son propre cœur, et ce afin d’enfin oublié la déchéance qui est abritée en sois.

C’est allongé sur cet arbre que je laissais mon esprit dépeindre cette souffrance sous formes de mots et de vers qui lui sied à merveille, cherchant à banaliser ma propre folie afin de l’enfermer dans un écrin de malveillance. Passant ma main sur les branches rugueuses de l’arbre, j’admirais cette créature ancestrale…

Qu’est-ce qu’un arbre ? De son corps rugueux de part son écorce brute d’un marron sombre ou clair, une peau dure et lisse qui semble inspirer les plus beaux romans de la vie, grimoire d’éternité qui semble se perdre dans une infinité sans nom. Une écorce à la fois dure et tendre qui comme la carapace d’un cœur tourmenté, semble se refermer sur une protection parfois artificiel, parfois réel afin de se protéger des maux d’un monde parfois trop dur pour la sève qui coule en lui, telle la rivière du temps. Une peau brunâtre qui semble inspirer le temps lui-même, dur et tendre à la fois, il tend à guider et laisser son empreinte dans les remous de l’éternité en s’inspirant de lui-même et du temps céleste, qui tantôt nous guidera vers un désert de souffrance, la dureté, et tantôt vers un jardin d’émeraude où les lumières du cœurs se baigneraient dans un océan de beauté et d’allégresse, la douceur. Cette écorce recouvre un tronc parfois sinueux ou raide, dessinant ou façonnant un corps boisé d’une prestance parfois exceptionnel. Au sommet de corps rugueux semblant nous tendre un corps inconnus pour nous reposer en son creux, se dressait une ramure tout aussi sinueuse que l’écorce, les branchages qui semblaient se perdre dans le ciel dans un orage de bois, tel des éclairs dessinant une fresque pittoresque dans un ciel d’un noir d’ébène où se perdraient les yeux diamantin de Nix déesse de la nuit. Cette nuée de branches est elle-même recouverte d’une robe parfois épaisse ou clairsemée, d’un vert profond, un nuage de feuilles qui lorsque le vent vient caresser cette parure d’encens naturel, semble produire un chant strident et délicieux qui rappelle alors à l’esprit la quiétude du néant et d’un monde pur. Ces arbres si majestueux étaient des êtres immémoriaux qui semblaient presque capables d’entendre les complaintes désordonnés de nos êtres et de nos cœurs, et c’était pour cela que j’aimais particulièrement ces créatures grandioses et antiques qui semblaient nous tendre une main boisé vers un ciel de quiétude.

Bien que celui-ci ait perdu depuis apparemment fort longtemps sa parure céleste, je pouvais toujours ressentir en lui cette grandeur d’antan, ode mémorielle à la vie royale d’un arbre, témoin de la rivière du temps.

Des bruits de pas résonnèrent alors, son sourd et pesant dans une lande de silence où seule l’inaudible voix de la brume semblait offrir le spectacle de sa consolation éperdument infinie. Les pas sont comme les mémoires de notre vie, des traces que nous laisses sur la peau rugueuse et ancienne de ce monde en désirant plus que tout prouver que nous avons existé, y laisser une trace quasiment écrite, comme si les pas de notre existence allait permettre de graver au burin d’argent la couronne de cristal qui symbolisait la légendaire route du temps. Ces pas que nous laissons dans notre sillage sont comme les vœux éternels qui définissent nos choix et trajets, prouvant les directions que nous avons prit dans notre désir d’exister, fonçant dans le labyrinthe sans fin de notre destiné éternelle, épousant alors ses courbes et ses dérivations qui semblaient s’étendre jusqu’au bout de l’infini. Plus que des mots, qui tels les murmures du vent ne font que caresser le parchemin de la vie sans y laisser de réelles traces, preuves contestable d’une existence si volatile, les pas, les traces de notre vie sont d’autant de marques qu’ils permettent aussi de prouver que d’autres vies ont foulé ce monde et ont marché dans nos propres pas, formant alors les immenses ramifications de l’arbre de la vie, arbre de cristal diamantin qui éclaire les sombres voiles de la destiné… Mais qu’est ce que vraiment cet art de vie, je ne pouvais m’empêcher de penser que malgré la beauté de ce que pouvait représenter ce genre de chose, le monde et le destin n’étaient qu’une partie parmi tant d’autres du plan ignoble des dieux pour faire de toutes formes de vie, leurs jouets attitrés, se complaisant dans leurs jeux hypocrites et égoïstes, semblant passer outre les cœurs et les âmes qu’ils entraînent n dans les flammes de la perdition.

Des bruits de pas, puis une silhouette gracile s’avançant dans la pénombre… Corps fragile avançant vers cet arbre sur lequel j’étais perché… Sautant tel un chat de cette branche rugueuse et courbaturée par les décennies, je retombais à terre sur le sol végétale humidifiée par la brume stagnante avant de poser mes yeux sur cette inconnue qui avançait vers moi avant de lâcher dans un souffle :


-Que me vaut l’honneur d’une charmante présence en ces lieux ?
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 ~ Juunin de Kiri ~
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Mer 22 Sep 2010 - 14:22

Tout en avançant vers cet arbre ma curiosité s'imaginait de quoi provenait cette fumée , un ennemi , un ninja , un paysan , un animal peut etre , ou un genjutsu et pourquoi pas ...
Une odeur me parvint , j'étais à une cinquantaine de mètres désormais . On peut dire que j'ai du "flair" c'est pourquoi je sentais cette odeur d'ici , me concentrant sur celle ci je ne mis pas grand temps à la déchiffrer , tabac , tabac à pipe même .
Cela ne faisat donc aucun doute qu'il s'agissait d'une personne, après si ces intentions étaient bonnes ou mauvaises ... on verra bien . Un frisson me parcouru le corps et je souris bêtement , j'étais tellement curieuse que j'en devenais nerveuse de savoir qui était-ce . Oui la curiosité est un vilain défaut , mais je m'en fiche j'adore ça .
j'accélérais le pas, bon je ne mis pas à courir non plus , mais au moins je concentrais mon attention sur une seule chose , permettant de me faire légèrement oublier ma peine , tout du moins un moment .
J'arrivai bientôt sous l'arbre , j'avais pris mon katana en main , on ne sait jamais après tout .
Je fixais les branches cherchant celle d'ou venait la fumée , mais d'ici ça se voyait moins que de loin . Je ralentis l'allure et au moment même ou j'arrivais au niveau du tronc , une ombre atterit devant moi , il me regarda

-Que me vaut l’honneur d’une charmante présence en ces lieux ?

Déçue , au premier abord je fus déçue . Encore un lourdingue , il avait une posture hautaine en plus , se tenant bien droit les epaules écartées comme si il se croyait supérieur , bon certes il dégageait une certaine prestance mais ça phrase venait briser cette apparence ... à son désavantage .
Je ne le vis que quelques secondes après , car un nuage avait obscurcit la lune me cachant son visage . Puis enfin je vis son visage , j'avoues que je fus sous le charme , une peau pale avec des traits fins bien dessinés que ses cheveux venaient relever , ils avaient d'étranges reflets bleutés d'ailleurs et étaient aussi noir que les miens , ils étaient plutôt longs , mais je dois dire que j'ai un faible pour les hommes au cheveux longs . Il était donc très beau mais je n'aimais pas cette manière d'être et de se tenir , il me regardait , son regard était perçant j'avais l'impression que si il avait pu lire ems pensées il l'aurait fait , son regard était à la fois arrogant mais également subtilement attirant car ils avaient une couleur que je n'avais pour ainsi dire jamais vu , ils étaient un mélange de rouge et de noir se fondant vers l'iris , en plongeant mon regard dans le sien je souris légèrement , m'appuyant sur ma jambe droite et plantant mon katana dans le sol avant de m'appuyer dessus en lui rétorquant :

"- une simple pormenade nocturne , mais j'ai vu la fumée de votre pipe d'assez loin et je suis venue voir de quoi il s'agissait , et je pourrais vous retourner la question car je vois que vous êtes de Kumo , sauf qu'ici on est aux abords de Kiri , donc que me vaut votre visite par chez nous ? "

En général je suis plutôt avenante mais les gens arrogants , j'ai du mal , bon il ne faut pas juger selon les apparences mais je ne pouvais m'en empêcher , après à lui de me montrer que je me trompais . Je continuais à le regarder , il y eut un léger coup de vent ce qui me fit parvenir son odeur jusqu'a mes narines , un frisson me parcouru le corps , son odeur corporelle était irresistible , cela faisait fort longtemps que je n'avais pas ressentit cela , à ce moment précis il n'en aurait tenu qu'a moi je lui aurais sauté dessus et je dois dire que j'avais du mal à me contenir , j'esquissai un sourire . Je me basais beaucoup sur mon "flair" lorsqu'il s'agissait des gens , que ce soit au sens littéral du terme par leur odeur que au sens dérivé . Et cette homme était particulièrement attirant même si une autre partie de moi se montrait sceptique .
Cet homme me faisait penser à mon père , tout comme lui arrogant au premier abord , et d'une grande beauté , il avait un peu le même regard mais sans l'amour que je voyais dans celui de mon père . Sa posture était différente mon père optant plutôt pour des postures "nonchalantes" parfois provocatrices selon l'interlocuteur . J'avais envie d'en savoir un peu plus sur cet homme , il m'intriguait et ma curiosité n'en était que renforcée
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Jeu 23 Sep 2010 - 21:55

Le temps, une notion si abstraite, mais si délicate et parfaite, symbole exact même de la croyance de l’infinie possibilité de notre vie, et du fait qu’une chose non influençable existait, car le temps était probablement la chose la plus puissante qui pouvait exister en cet univers, une figure de proue si grandiose qu’elle pouvait se prétendre maîtresse de la création et de la destruction, façade de puissance à jamais intouchable dans le néant de l’infinité. Fascination interdite, cette chose si grandiose ne pouvait qu’inspirer respect et craintes, beauté artificielle et naturelle à la fois, femme au corps immense et lumineux, dont les courbes et les formes étaient l’exquise vision d’un univers soutenu par la force indéfectible d’une entité infiniment supérieur à tout homme ou dieu, un être si parfait qui portait en elle, couvant avec affection chaque lumière et parcelle de vie, porteuse de la destiné de tout un univers. Une femme parfaite et éclatante, un corps astral dont il était impossible d’imaginer la réelle apparence tant elle dépassait notre vision des choses, un corps subliminal nageant telle un poisson d’argent dans la rivière qui la composait, une rivière nommée temps dans laquelle la fantasque destiné nageait de son corps nue et parfait. Temps et destiné ne sont qu’une seule et même entité, mais séparés en deux essences, histoire et vie… L’un défile sous les yeux de l’univers tout entier sa connaissance sans fin, affichant les axes du passé au grand jour permettant aux hommes d’écrire dans leur esprit les fantasques moments du passé et du présent qu’ils ont devant eux, mais gardant jalousement les rixes du futur, protecteur sacré de l’inconnu, tandis que le destin était un être à part entière, refoulant complètement aux yeux du monde ses connaissances et buts, ne révélant son corps et sa sagesse qu’a celui dont elle est la gardienne, corps empreint de multiples vies ne se déliant qu’en exemplaire unique et propre à chaque parcelle de vie. Ce temps si grandiose enveloppant le corps dénudé de la reine destiné est une immense rivière, une rivière qui se perd dans le confins de l’imagination, de notre esprit jusqu’à la voie lactée où cette rivière scintillante semble nager dans un drap d’ébène chargé de diamants éclatants, les lueurs d’une vie, les lueurs des destins innombrables qui nagent à l’unisson en son sein. Une beauté sans nom, scintillant dans le firmament comme la divine messagère d’une création incroyable, au fil des lumières sacrés brillant dans son corps, lumière venant à éclairer les ténèbres de l’inconnu, annonciatrice d’une vie à venir, ou flamme vacillante sombrant dans le néant afin d’accompagner une âme en peine dans la bouche de feu des enfers les plus reculés de notre imagination sordide. C’est le spectacle d’une existence sereine ou tourmentée qui se perd dans l’immensité du flot céleste, comme si il était perdu au plein milieu d’un désert dans lequel des milliers de flammes brûleraient à l’unisson, s’éteignant ou s’illuminant de plus belle au fils des âmes qui dansent autour de ce foyer de chaleur qu’est leur existence perdue ou vivante tels les papillons de nuit venant se brûler les ailes en cherchant la divine lueur de l’espoir enflammé.
Le voile de la destinée et des vies s’illuminant au fil du temps était comme la robe de satin dont se parait la déesse qui gouvernait le royaume du ciel lorsque le soleil avec son immense couronne enflammée, roi des flammes vivifiantes, s’était couché à l’horizon, la dame de la nuit avec son immense robe de satin noire dont les paillettes étoilées illuminaient le commun des mortels lorsqu’elle venait apposer son immense corps sur la voûte céleste. Admirer le spectacle de cette tenue si magnifiquement brodée pour faire des ténèbres nocturnes un plaisir des yeux lorsque ceux-ci se posent sur la voie lactée afin de l’observer comme si il voyait les joyeux précieux de la beauté personnifiés, était quelque chose de grand et de reposant dont la nature avait fait don aux être vivants qui parsemaient ce monde. Il ne devait être nul homme sur terre dont le cœur ne pouvait être apaisé en admirant cette beauté naturelle qui semblait apaisé dans une douceur froide et mordante, les douleurs passés, présentes et futures et ce tant que nos yeux sont rivés sur les yeux de cristal qui constellent le ciel nocturne.

Admirer cette si belle robe de velours qui scintillait dans le ciel en cette soirée était probablement un des plus beaux spectacles que mon cœur meurtri pouvait se permette de s’offrir… tant mon esprit et mon cœur étaient baignés dans les flammes de la violence et de la rédemption… Pourquoi souffrir ces milles épreuves de la vie et de la destinée lorsque pourtant, l’esprit et les sentiments semblent si propices à prospérer entre les mains gigantesques des manipulateurs d’existences qu’étaient les dieux si haut perchés dans leurs nuages diamantins et autres palais de l’inconnus. Il semblait pourtant que cette réponse était évidente, mais offrait aussi une montagne de complexités. Telle une balance dont les plateaux étaient étrangement lourds et légers à la fois, le cœur de l’homme que j’étais balançait évidemment de temps en temps entre les deux solutions possibles… Il m’arrivait parfois d’envier encore cette si insouciante vie, écueil de paix et liberté manipulée dans laquelle les hommes semblaient se complaire, mais d’un autre côté, je savais au fond de moi que la flamme de la colère, de la vengeance envers ses dieux qui avaient tourné mon enfance en spectacle dramatique grotesque afin de les divertir de leur ennui millénaire ne pourrait s’éteindre que lorsqu’ils seraient enterrés et vaincus dans leurs cercueils de cristal. Je ressentais en moins l’envie de revanche sur ces êtres maléfiques qui empoisonnaient l’existence même de cet univers, je voulais les détruire et trôner dans les cieux à leur place afin d’offrir à la vie elle-même le cadeau d’une existence délivrée de la folie incestueuse de ces sois disant divinités. Cette folie si sombre qui caractérisait leur existence n’avait que trop duré, j’étais un de ces destins brisés parmi tant d’autres probablement, mais contrairement à ces rebus, je m’étais relevé couvert de sang et de honte, et de haine, prêt à retourner ma main contre eux afin de les humilier à leur tour… J’étais l’être sublimé par la folie de ces démons angéliques, prêt à leur enfoncer mes crocs à la gorge pour réaliser mon véritable destin, celui de dominer toute chose.

Mais il était une chose qui malgré tout qui parvenait à atténuer cette insondable peine, la beauté du ciel et du monde, quelque chose qui parvenait à calmer pour un certain temps mais appréhension vis-à-vis de cette guerre que je menais et du destin privilégié que j’avais par rapport à toute forme de vie sur terre. Contempler un ciel nocturne dans lequel brillait l’infinité d’étoiles qui semblaient représentaient chacune un destin, une vie, me permettait d’oublier momentanément cette vengeance sourde et violente et de continuer à exister comme un homme émerveillé par la grandeur de la nature et de la vie elle-même. C’est pourquoi, sous l’effet de cette intense fatigue suite à un long voyage vers le village caché de la brume, bien que proche de ma destination, je m’étais pris au jeu de prendre la peine d’admirer le ciel au couvert d’un arbre mort me tendant ses bras décharnés pour m’approcher le plus possible de cette voûte noire d’encre, afin de l’admirer, puis de repartir d’un pas traînant vers ma destination. Mais la plus solide des contemplations pouvait être facilement brisée par le simple son d’un pas feutré foulant l’herbe haute d’une plaine perdue dans le cœur même de la brume stagnante d’un pays aussi reculé que celui-ci. Descendu de mon arbre tout en ayant quelques paroles d’ouvertures, je pus alors observer de plus près la présence qui m’avait tirée de mon observation d’un ciel froid et chaleureux à la fois pour un homme tel que moi qui visait à y apposer sa domination monarchique. Jeune femme au teint sucré et délicat, elle possédait un certain charme qui ne pouvait laisser aucun homme insensible, bien que ma froideur sans pareil ne me fit guère réagir à cela, même si l’homme que je n’étais ne pouvait s’empêcher de penser bien évidemment qu’elle était une charmante créature d’apparence. De plus, son visage fin et d’apparence chaleureuse était encadrée d’une longue cascade de cheveux d’un noir de jais, semblable aux ténèbres dans lesquels je m’étais noyé depuis fort longtemps. Tenue légèrement extravagante, elle semblait toutefois parfaite dans un décor comme celui-ci avec ces vêtements échancrés qui devaient sûrement lui permettre d’avoir une meilleure capacité de déplacement… A sa façon de parler, j’en déduisis qu’elle était probablement un des ninjas du village caché de la brume… Elle parla d’une voix cristalline qui me fit intérieurement tressaillir bien que ne laissais rien apparaître… gardant comme à mon habitude mon visage impassible, mes yeux froids comme la glace semblant figer pour l’éternité. Me tenant comme à mon habitude encore une fois dans une position supérieure et arrogante due à ma position sacrée, je laissais légèrement s’effondrer ma posture figée, droite pour adopter ce qui semblait être une attitude plus naturelle et simple, laissant apparaître un sourire sur mon visage, un sourire non forcé toutefois, bien qu’il semblait si peu naturel pour une personne telle que moi. Plaçant mes mains derrière mon dos, les appuyant contre le derrière de ma tunique blanchâtre dans laquelle je m’étais vêtue en ce jour-ci, longue tunique blanche qui s’avérait être un manteau couvrant un gilet d’un noir pesant serti de bouton d’or se fermant sur mon torse et mon abdomen. En guise de bas, j’étais vêtu de ce qui semblait être un de ces pantalons noirs qui allaient à merveille aux nobles des villages ninjas, une tenue riche et soyeuse bien peu conventionnelle mais qui était bien plus mon genre que ces guenilles ridicules qu’ils portaient en général. Après jaugé cette belle femme du regard, je répondis alors d’une voix douce et calme à sa propre tirade :



-J’étais simplement accoudé dans cet arbre pour me laisser transporter par la vision de ce ciel étoilé… Il n’y a rien de tel en ce monde qui soit aussi naturel et si peu enclin à vous faire tomber dans les ténèbres de la souffrance que le ciel nocturne, fidèle ami de ceux en quête de retrouvaille avec eux même. Pour le reste, effectivement je suis un soldat du village de Kumo, j’ai simplement la mission de venir en ce village pour apporter un, disons, message à une personne influente de Kiri. Mais je n’ai pu m’empêcher de me laisser aller à un repos en ce lieu pourtant si peu éloigné du village afin de laisser vagabonder mon esprit à une promenade nocturne dans le ciel étoilé.
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Dim 26 Sep 2010 - 13:57

Je le sentais m'observer , je serrais le poing de ma main droite , il voulait une photo peut être ?, d'habitude ça ne me gênait pas que l'on me regarde mais lui , ça me mettait mal à l'aise et avait tendance à m'énerver quelque peu .
Il relacha ses épaules et prit une pose plus naturelle , peut être s'était-il rendu compte que il ne m'impressionnerait pas , même en gonflant le torse autant qu'il pouvait . Puis il me sourit , je crus tressaillir , peut être pas tant quand même mais j'avoue que son sourire était particulièrment charmeur , et il ajouta :

-J’étais simplement accoudé dans cet arbre pour me laisser transporter par la vision de ce ciel étoilé… Il n’y a rien de tel en ce monde qui soit aussi naturel et si peu enclin à vous faire tomber dans les ténèbres de la souffrance que le ciel nocturne, fidèle ami de ceux en quête de retrouvaille avec eux même. Pour le reste, effectivement je suis un soldat du village de Kumo, j’ai simplement la mission de venir en ce village pour apporter un, disons, message à une personne influente de Kiri. Mais je n’ai pu m’empêcher de me laisser aller à un repos en ce lieu pourtant si peu éloigné du village afin de laisser vagabonder mon esprit à une promenade nocturne dans le ciel étoilé.

Ok , alors la je ne sais pas à quoi il jouait mais c'était comique , ça passait de " hé salut beauté " du type arrogant , à un monologue poétique , je souris , combien cet homme avait-il de facette et laquelle était la vraie . Je ris .

"- oui le ciel est reposant et beau mais on a beau le regarder autant que l'on peut , il n'apporte jamais de réponse . Un message à une personne "influente" dis-tu ? mmh et bien dans ce cas tu devrais te mettre en route maintenant , je t'accompagne si tu veux . Je souris

Il acquieça . Je sortis mon katana du sol et le rangeait dans son fourreau avant de me mettre en route pour faire le chemin inverse que je venais à peine de faire , plutôt paradoxal comme décision , je commençais à marcher puis me retournais pour voir si il me suivait , il me regardait , je ralentis l'allure pour me retrouver à sa hauteur . Nous marchions dans la nuit éclairée par cette belle lune , il n'y avait pas un bruit et j'atais assez mal à l'aise , il marchait d'un pas plutôt lent mais avec de larges foulées , la tête bien droite , regardant devant lui ... Cela me fit sourire même si j'étais mal à l'aise , il était si solennel , je penchais la tête et le regardais , la lune donnait de sublime reflet à ses cheveux . Il dut sentir que je l'observais car il tourna la tête vers moi , je rougis comme une tomate et détournai la tête , feignant de regarder le paysage . Mon coeur battit fort quand il se tourna vers moi , comme si j'étais en train de faire quelque chose d'interdit et que l'on venait de me surprendre .
Il ne parlait toujours pas et au bout d'un quart d'heure je commençais à m'ennuyer , je sortis un petit carnet à dessin que j'avais dans ma poche à shurikens sur la cuisse . je commençais à faire un croquis de lui de mémoire, je ne voulais pas qu'il le remarque , cela me prit quelques minutes puis je le rangeais dans ma poche . Nous traversions une forêt et il y faisait beaucoup plus sombre désormais , seuls quelques rares rayons de lune arrivaient à percer parmi les branches . J'hésitais à employer une technique pour nous faire plus de lumière mais je ne savais pas encore si je pouvais le croire sur ces motivations . Je décidais de le faire quand même de toute façon j'aimais pas être dans le noir et étant têtue comme une mule , je voulais de la lumière . Je ralentis un peu l'allure de façon à passer derrière lui , puis j'utilisais partiellement l'enchainement d'Atemi , une flamme surgit au milieu de ma main . je repris l'allure et arrivais à sa hauteur en souriant ,pensant qu'il allait me rendre un sourire ou bien me remercier de faire un peu de lumière mais il ne broncha pas . Vraiment pas bavard dis donc .
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Dim 26 Sep 2010 - 18:41

La beauté est une notion bien incertaine…. Que peut on réellement juger de beau ou laid, est-ce simplement la vision que les yeux nous offraient qui devaient être le juge absolue d’une beauté parfois extravagante, ou d’une laideur repoussante. Les yeux sont des armes bien utiles, capables de discerner le vrai du faux, mais sont aussi des choses si facilement traître, ne pouvant discerner que partiellement la vérité noyé dans le mensonge, ou le mensonge caché derrière la vérité… Peu profitable est donc la simple vision manichéenne qu’offre un regard embrumé par les préjugés premiers, une notion de sordide croyance envers les choses bassement matérielles. La véritable beauté ne pouvait être percée que par le simple jugement d’un œil pervertir par ses bassesses naturelles… Seul un esprit pur et libéré pouvait réellement percer les aberrations de l’illusoire volonté que ce monde offrait aux yeux saccagés par l’insouciance folle de nos préjugés les plus fous. Une véritable perle de lumière, la beauté à l’éclat le plus suave et le plus délicat, miel d’onctuosité coulant le long d’un mur couvert de soie et de diamants, la beauté pure ne pouvait être discernée que par les yeux flamboyants de l’esprit tourmenté par les innombrables vérités et faux semblants qui s’imposaient à lui. Il était facile, stupide même de considérer une innocente rose par exemple, de perfection à l’état pur, beauté sauvage perdue dans les tréfonds d’un monde apeuré par sa propre condition, resplendissant d’un éclat sanguin, rosé, solaire, orangé ou de saphir quand on ne pouvait percevoir l’araignée démente cachée sous les pétales, ou camouflée dans le cœur de la plante, ou bien les vigoureuses épines attendant à piquer le fou qui oserait tenter de cueillir cette flamme provisoire. Toutefois, un esprit trop étriqué, replié sur lui-même n’était point capable de discerner ce que les yeux merveilleux venaient lui offrir, se cachant derrière son hypocrisie, ou sa peur de caresser une lumière qui ne serait qu’une flaque puante de ténèbres incestueux prêt à le ronger si jamais son esprit venait percevoir l’horreur qu’elle effleurait du bout de ses doigts charnus. Mais n’était ce pas justement car le regard était voilé par sa gourmandise que l’esprit aveuglé par la folle hardiesse de ces yeux fous pouvait espérer apprécier tel quel le monde qui l’entoure, et ne point sombrer dans la folie qui lui était servie comme le remède malsain à son existence ?
Pour ma part, j’avais déjà rompu le lien avec la réalité primitive de ce monde, ne cessant de fouler du pied un chemin enflammé et froid pourtant, n’offrant que désolation et souffrance à celui que j’étais, homme isolé dans les torpeurs de l’enfer, créature élue devant affronter les milles souffrances de la rébellion avant d’enfin pouvoir de nouveau fouler un monde éclatant quand enfin, le déicide que j’étais pourrait enfoncer son épée dentelée de rage dans le cœur de pierre sanglant de ces dieux informes et maladifs dans leur folie téméraire et perverse. J’en venais encore parfois à me demander pourquoi ces êtres censés offrir protection et chaleur à ce monde qu’ils avaient crées ne cessait de rire et de s’amuser en manipulant de façon violente les fils qui maintenaient chaque vie à son existence, jouant des joies, larmes, colère et douleur de ces êtres qu’ils étaient pourtant censés envelopper de leur corps afin de les chérir et les aider, non pas les anéantir et se jouer d’eux. Je sentais au fond de moi, cette épée lancinante qui brûlait mon cœur et mon corps, cette tristesse ignoble en songeant à ce qu’aurai pu être mon existence si ces démons aux ailes de lumière cristalline n’avaient pas osé se jouer de mon destin en tentant de jouir de l’enfance malfaisante et délicate qu’un être faible et pourtant soumis à son courage, une souffrance que j’eusse subis par leur faute. Etait-ce acte de repentance, ou folie mauvaise qui m’animait, je m’en fichais éperdument, je ne voyais ce monde que comme un terrain dans lequel je devais évoluer, aider les autres à ouvrir les yeux en terrassant les dieux et devant leur maître suprême, celui qui plus jamais ne les obligeraient à vivre selon les caprices de rois déchirés et fous à lier. Bien que je fusse moi-même un fou libre et arrogant, capricieux et désireux de décrocher la puissance même, la seule chose qui m’intéressait réellement dans cette quête outre la délivrance, était le statut de dieu, d’être tout puissant et immortel, reconnu comme entité supérieur et digne d’être respectée pour ce qu’elle est.
D’un œil clair et curieux, je regardais cette jeune femme à la beauté écarlate qui était venue me déranger dans cette délicate contemplation que je m’étais offerte en arrivant en ces lieux inconnus de mes pas et de mes croyances violentes. Se voir observer ainsi semblait l’avoir probablement gênée, car je sentis passer dans son regard une once de gêne, de trouble, ce qui était fortement naturel quand une personne qui vous était étrangère venait poser ses yeux sur vous d’une telle façon. Chant de cristal, rire clair et pur qui s’élance et brise le monocorde mutisme dont semblait être frappée cette nuit étoilé, nuit diamantine éclatante. Douce voix qui me fait e nouveaux tressaillir… Il semblait qu’un être tel que moi n’était guère plus trop habitué à entendre le rire et la voix enchanteresse d’une sirène nocturne venue à sa rencontre tant son esprit était perdu dans les méandres de sa peine. Puis, elle parle de façon régulière, douce et reposante, phénomène fort étrange… Conseil délicat, partir de suite pour Kiri de part l’importance d’une personne apparemment influente, et une proposition d’accompagnement…


-Ce sera un plaisir, dis-je d’une voix douce et haut perchée.

Puis rangeant ce qui semblait être son arme, elle fit volte face et me fis signe de la suivre, avançant d’une démarche délicate et intéressante, réveillant des sens pourtant enfouies et refoulés depuis très longtemps. Voyant le dos de cette femme avancer, je me mis alors à la suivre, pas feutrés et délicats marchant dans son sillage, comme si nos chemins semblaient alors partager la même voix de la destinée durant cette courte période. Puis, elle se retourne et pose de nouveau ses yeux vers moi avant de ralentir son allure pour venir se mettre à mes côtés. Silence pesant, mais enivrant, je ne savais que dire réellement, j’entends alors un grattement, un murmure honteusement caché, je ne cherche pas à en savoir plus, préservant son intimité pure et tendre.
Un sous bois se dessine, une obscurité naissante, une flamme déchire alors les ténèbres, elle venait d’apporter la flamme salutaire qui déchirait les ombres. Elle se remet à côté de moi, je lui souris tendrement et dit alors :


-Tu es bien élégante d’accepter de m’accompagner, je t’en remercies. Puis-je oser demander ton nom ?
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Dim 26 Sep 2010 - 19:22

enfin il me regarda et sourit ! un semblant de sympathie , et il me demanda :

-Tu es bien élégante d’accepter de m’accompagner, je t’en remercies. Puis-je oser demander ton nom ?

Là je me sentis horriblement stupide et gênée , j'étais tellement omnubilée par sa personne que j'en avais même oublié de me présenter , non mais quelle cruche décidément , je rougis de honte .

- Désolée j'ai totalement oublié de me présenter , je m'appelle Tsuki ôkami , et toi ?
Je passais ma main dans mes cheveux , mouvement que je faisais quan dj'étais gênée , en souriant bêtement , j'vais envie de creuser un trou et de m'enterrer dedans . Il me dit son nom puis nous continuames à marcher , je répétais sonnom dans ma tête en regardant les quelques étoiles que l'on pouvait apercevoir entre les branches des arbres , j'étais tellement concentrée a les chercher , seule occupation que j'avais trouvé que je trébuchai sur une racine , je faillis me vautrer par terre mais je m erattrapais en effectuant un saut périlleux avant , il me regarda bizarrement . Continue comme ça et il v apartir en courant . Je me tournai svers lui en souriant , une main dans les cheveux . Après ce petit incident nous avons continuer de marcher quelques temps et sommes arrivés aux portes de Kiri .

-" Ben voila c'est ici ... bon certes c'est pas la meilleure heure pour arriver , en pleine nuit c'est pas très actif mai sau moins pour visiter c'ets mieux , je te montre ? "

Je lui souris et lui prit la main pour le tirer , au moment même ou je fis ce geste je me rendis compte de ma stupidité , ma main effleura la sienne , je rougis comme une tomate puis fit genre de pointer une direction avant de me mettre en route vers celle-ci . Petit à petit nous nous avançions dans le village , je lui montrais les endroits ou aller , ceux à éviter , les bons restaurants, les bars .. Je ne savais pas trop si ça l'interressait mais bon . Pour finir nous sommes arrivés au port , je m'asseyais sur le ponton et enlevai mes chaussure , balançant mes pieds au dessus de l'eau en y plongeant parfois la pointe pour les délasser après cette longue marche . Je souriais en regardant le paysage , on pouvait voir au loin quelques lueurs de bateaux flottants sur l'horizon , d'ici on aurait dit des petites lucioles . Setsuri était debout à côté de moi et regardait l'horizon l'air songeur , j'avais remarqué qu'il était presque tout le temps plongé dans ses pensées , il avait l'air très renfermé sur lui même ... je le regardais , me demandant ce qui avait bien pu faire qu'il soit comme ça . Puis je me levais repris mes chaussures et le tirait par la main pour de bon cette fois-ci , et je me mis à courir , il me suivit sans trop comprendre . Nous avons couru le long du port simplement éclairé par quelques lampadaires pour finir sur un pan de plage . je lui souris , il fallait bien le faire sortir de sa coquille ce petit ! Mais une fois arrivée sur la plage je me rendis compte qu'il y avait beaucoup plus de vent de ce côté ci du village, j'eus un frisso net me frictionnait les bras , j'aimais bien faire quelques brasses , même tard le soir , mais aujourd'hui le temps ne s'y prêter pas . Une prochaine fois . Je le tirais donc par la main rebroussant chemin vers le village . Il devait se demandait ce que je faisais , à vrai dire je ne savais pas moi non plus , j'étais un peu perdue , mon coeur battait fort depuis que j'avais pris sa main , la dernière foi sque j'avais eu un contact avec quelqu'un ç aavait était Shini , et cel an em'arrivait pas souvent donc ça me faisait souvent quelque chose . Visiter Kiri , je n'y avais songé vu que j'avais vécu ici et je ne savais pas trop ce qu'il fallait lui montrer ou pas . Je finis donc par l'amener devant le batiment du Mizukage , lui lachant la main par la même occasion .

-" voila , je pense que la personne importante que tu cherches se trouve ici , mai sil y a de bonnes chances . Pour l'heure il commence à être tard et vu qu eje t'ai trouvé perché sur un arbre je suppose que tu n'a spas d'endroit ou dormir . Tu peux venir chez moi si tu veux , c'est toi qui vois "

Je lui souris.




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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Mar 28 Sep 2010 - 21:32

Ombres pesantes, ce sont les lumières de paix nacrés d’ébène qu’exerçait la reine nuit sur le monde quand venait le temps à la flamme de la vie de s’éteindre en majeure partie pour ne devenir plus qu’une braise aride mais faible dans les cendres de son existence, afin que les voiles du sommeil et de la reconstruction des cœurs et esprits prenne ses droits sur le monde de l’éveil, sommeil réparateur que les doux bras de Morphée venaient apporter sur un monde endeuillé par ses propres peines et cauchemars, messager de bonté et de grâce, ou de discorde et de hurlements étouffés par la sombre nuit nocturne en un songe apaisé car irréel. C’est le chant d’une créature éternelle qui apaise les mœurs d’un voile de ténèbres en espérant que les créatures qui foulent le corps rugueux d’une déesse aussi ancienne et véritable que la reine terre puissent ainsi récupérer des douleurs et tragédie que la vie impose à leurs esprits délicats, ou plutôt, que les dieux monarchiques malfaisant imposent dans leur lugubre joie de l’amusent envers les destins brisés qu’ils entrainent dans leurs jeux sournois. Douleur artificiel, c’était l’amertume et la pitié d’une femme aux milles visages étoilés qui dominaient la terre et l’univers dans son immense robe de velours d’un noir pesant et délicat, un noir toutefois apaisant et libérateur car il permettait sans peine d’accepter le temps filant et tremblant tel une doucereuse tempête de sable enfermée dans les parois de verres cristallines d’un sablier géant. Les ombres de la nuit, si reposante et si énigmatique, symbole même de l’ignorance éternelle du genre humain envers tout ce qui vivait au dessus même de la voûte de lumière sacré du ciel, questionnement sans réponse envers une seule et simple interrogation, ce qu’était l’univers exactement… Cette noirceur délicate était le comble de l’esprit, le symbole arrogant et délicat de notre ignorance crasse et perverse tout autant qu’elle était la voix de la douceur sublimée cherchant à guérir nos désirs brisés et souffrances redoutables. Mais cette si belle volupté était trop souvent associée aux ombres mauvaises que les démons enfouis dans nos souvenirs les plus anciens répandaient tel un râle nauséabond autour de nous afin de nous corrompre et nous amener à les rejoindre derrière les portes immenses et terrifiantes de feu qui gardaient les domaines reculés de l’enfer. La nuit délicate est si belle qu’elle en ferait oublier les terribles mots de l’âme en peine qui avançait tel un spectre hurlant à la mort sur le chemin désincarné de son existence.

Je tendis vaguement une main devant moi, laissant mes doigts fins se détendre dans l’obscurité, puis les refermant d’un coup sec, comme si je cherchais à attraper ces ténèbres salutaires au creux de ma main… Je ressentais alors une pointe de ressentiments envers ma propre vie, une vie ruinée par le sort que m’avait infligée des êtres divinement cupides et malfaisant, ces démons sacrés qui m’avait fait prématurément chuter dans les flammes douloureuse de la culpabilité, de la souffrance et de la déchéance, me condamnant à une vie d’errance et de lutter contre eux, afin de les vaincre et de prendre leur place, une destinée qui m’était propre, celle de devenir un dieu capable d’apporter un lendemain. Je regardais furtivement le décor végétal plongé dans la pénombre qui accompagnait nos pas silencieux et feutrés vers le village caché de la brume… Des arbres qui devaient paraître bien ordinaire lorsque la sainte lumière du soleil venait lécher leur feuillage de ses rayons de lumière salvateur, des rayons d’une incroyable pureté capable de chasser les ténèbres ensommeillés de la nuit, comme si ce même astre atteint d’une perversité infecte tentait de déchirer la robe de la reine de la nuit afin d’admirer son corps à nue, mais qui dans la pénombre onctueuse et profane de la nuit semblaient prendre des atours bien mystérieux, comme si ils cherchaient inconsciemment à susciter un intérêt violent pour leur corps rugueux et leur épaisse chevelure verdoyante qui n’étaient plus que velours noir dans les ombres dansantes de Nix. Mais cette délicate et pesante obscurité venait d’être percée par la jeune femme qui s’était faite guide de ma mission en ces lieux reculés… Lueur écarlate, elle forme dans son halo rougeoyant une frénésie ombrée étonnante, plus mystérieuse encore que le voile de la nuit. Ces flammes lumineuses, tel un minuscule soleil semble provisoirement illuminer la robe de satin de la déesse nocturne, repoussant ses avances et déchirant son voile de fraîcheur parfumée… Les arbres alors si mystérieux plongés dans la pénombre lourde et puissante prenaient une toute apparence, plus lugubre et terrifiante encore que le voile de l’inconnu, une toute autre dimension s’appliquant ainsi à leur existence longue et lancinante. Je tournais alors mon regard pour le poser sur le visage fin de celle qui m’accompagnait qui venait d’adopter une conduite honteuse et gênée… Une lueur rouge passa sur ses joues blanches, une rougeur qui n’avait rien à voir avec l’éclat dansant de la flamme qu’elle portait au creux de sa main délicate puis elle prit la parole de nouveau, douce et fruitée, mais teintée d’une honteuse timidité vis-à-vis de je ne savais réellement quoi, peut être le fait que je lui demande son nom… :



- Désolée j'ai totalement oublié de me présenter, je m'appelle Tsuki Ôkami, et toi ?


Je la regardais lentement en la jaugeant du regard afin de voir avec délice l’état dans lequel elle se mettait pour si peu, la rougeur de ses joues ayant empiré, lui donnant une magnifique teinte cramoisie, comme si elle était un soleil vivant, ou plus simplement une tomate bien mûre… D’un mouvement lent et mesurée, elle passa sa main dans ses longs cheveux d’ébène, les faisant danser dans l’air telle une cascade de satin noir semblable aux ténèbres de la nuit, et à mes propres ténèbres paradoxalement… Puis, laissant un sourire délicat s’afficher sur mon visage semblant blafard dans cette lumière enflammée qu’elle avait crée, un sourire bien étrange encore une fois tant il pouvait sembler étrange pour toute personne qui m’eût parfaitement connu, bien que personne ne puisse prétendre savoir qui j’étais réellement au fond de moi. Puis, adoptant une voix neutre comme si je n’avais rien remarqué de son état actuel, je lâchais :


-Pour ma part je me nomme Setsuri… Setsuri Hazu.


Et je repris la marche, passant devant elle et la sentant elle aussi reprendre son chemin pour se remettre à mon niveau… Rien de plus ne se passa tout le long du chemin mis à part une quelconque maladresse de sa part lorsqu’elle trébucha sur ce qui semblait être une vicieuse racine d’arbre enfouis dans la pénombre salutaire de la nuit et du couvert menaçant des arbres. Suite à cela, elle s’était de nouveau retourner, affichant un autre sourire gêné et passa encore nerveusement sa main dans sa chevelure d’onyx. Je lui avais de nouveau répondu avec un sourire léger, et des yeux semblant au premier abord pétillant… Il nous fallut ainsi un certain temps muré dans un certain silence gêné pour déboucher devant les portes immenses qui ouvraient une brèche dans l’imposante muraille de pierre qui cernait le village caché de la brume, formant un anneau aux allures fantomatiques autour des lumières dispersés dans une brume volatile, donnant la nette impression de plonger en direction d’un immense et imposant vaisseau fantôme. Je laissais mes yeux se balader sur l’arc cintré qui délimitait l’entrée du village, une voûte formée par ce qui semblait être des blocs de granit grossièrement taillés et assemblés de façon à former une large ouverture dans la muraille protectrice de la cité brumeuse. Une petite barricade de bois sombre était montée sur la devanture de la muraille, une lumière scintillant à l’intérieur des murs de rondins… Je pus y voir une silhouette s’y déplacer, probablement donc une des sentinelles gardant l’entrée du village. De l’autre côté de la voûte se dessinait ce qui semblait être l’artère principale du village qui devait s’étendre tout le long de la cité telle la rainure creuse d’une feuille, formant un creux droit donnant ainsi une forme bombée aux deux parties de l’appendice végétal. Je l’entendis alors reprendre la parole :

- Ben voila c'est ici ... bon certes ce n’est pas la meilleure heure pour arriver, en pleine nuit ce n’est pas très actif mais au moins pour visiter c'est mieux, je te montre ?
- Ce sera un plaisir, étant complètement étrange à ce village, j’aurais probablement tôt fait de m’y perdre.


Je la sens alors effleurer rapidement ma main avant de se raviser, comme si une décharge invisible l’avait traversée afin de la repousser face à ce geste qu’elle venait d’entreprendre, puis elle désigna rapidement une direction qu’elle m’indiqua de suivre à ses côtés. Ainsi, petit à petit nous nous enfoncions dans le cœur même du village, faisant de temps à autres de petits détours par de petites rues s’éloignant plus ou moins de l’artère centrale afin de pouvoir observer les endroits qu’elle disait incontournable dans le village, du petit snack de coin de rue aux luxueux restaurants qui semblaient bondés de personne semblant ne guère appartenir au commun de la population qui semblait plus pauvre et miséreuse que heureuse de la condition dans laquelle ils vivaient, ce qui résultait probablement des années dites sanglantes qui avaient accompagnés Kiri avant de se terminer il y a peu grâce à la nomination d’un nouveau dirigeant. Elle s’amusait aussi à m’amener devant les bars les plus fréquentés du village, ceux plus ou moins respectable jusqu’à ceux que l’on pouvait qualifier de paradis des ivrognes où ceux-ci pouvaient se livrer sans ennuis à leur sport favori de descente vertigineuse, et échanger entre deux verres une prune fraîche et quelques yeux pochés qui viraient très rapidement au noir. Puis, elle désignait avec de grands gestes les zones peu fréquentables et guères recommandable de part la qualité des services ou la dangerosité de la dite zone ou baraque qui ne pouvaient être que péjoratif pour l’image que pouvait se faire un visiteur à Kiri. Après une longue visite de Kiri qui n’était point inintéressante de par les vues intéressantes que cela offrait sur l’agencement du village, nous arrivâmes à ce qui semblait être le port du village… Je vis alors ma compagne de guide s’asseoir délicatement sur le ponton, laissant ses cheveux traîner derrière elle sur le sol, ôter ses chaussures avant de tremper le bout de ses doigts dans l’eau fraiche et salée de l’océan infinie. On pouvait voir au loin, lueurs esseulés au milieu des ténèbres de l’océan, des lumières jaunâtres d’une forte faiblesse qui devaient probablement appartenir à des navires voguant dans cette incroyable immensité d’eau… Admirer cette étendu d’eau me remplissait de tristesse et de béatitude devant ce spectacle de la nature… Combien de temps passé ainsi murer dans mes pensées et dans le silence prenant d’une calme nuit devant l’océan ? Je n’en savais rien, mais avant que je ne puisse complètement me tirer de la muraille blanche et ocre de mes songes, je sentis le contact d’une main douce et chaude dans la mienne et me tirer avec force dans son sillage… Interloqué aux premiers abords, je ne pus que rire intérieurement devant tant de facéties, ce qui me changeant de mon lugubre quotidien… Puis elle s’arrêta devant une plage, mais devant la force du vent glacée qui soufflait en ces lieux, elle nous fit faire demi-tour en courant de nouveaux… J’en venais à demander où elle venait en venir avec ces vas et viens, bien que cela puisse être amusant. Je ressentais un faible battement au cœur qui provenait probablement de cet amusent que j’éprouvais face à cette situation qui était particulièrement cocasse en l’occurrence. Et enfin, elle s’arrêta devant un bâtiment d’aspect officiel… Tout en lâchant ma main, elle dit alors :

-Voila, je pense que la personne importante que tu cherches se trouve ici, il y a de bonnes chances. Pour l'heure il commence à être tard et vu que je t'ai trouvé perché sur un arbre je suppose que tu n'as pas d'endroit ou dormir. Tu peux venir chez moi si tu veux, c'est toi qui vois.


Je lui décochais un sourire bien que je sentis pointer en moi une pointe d’embarras… Je me sentais plutôt désemparé face à cette situation n’ayant guère eu le temps d’ériger l’habituel mur de froideur que je dressais d’ordinaire autour de moi… Passant une main dans mes cheveux, je lâchais d’un cordial et amusé :


-En effet, il est effectivement un peu tard pour déranger un membre du conseil du village aussi tardivement pour simplement lui transmettre un rouleau de parchemin, j’y reviendrai demain maintenant que j’en connais le chemin. Sinon, il est bien rare de trouver des personnes faisant cadeau d’une telle gentillesse envers des inconnus… Ce sera avec joie que j’accepte cette charmante attention, toutefois, n’y a-t-il pas un endroit ici en ville où je puisse d’abord me détendre un peu suite à un aussi long voyage, et ce malgré cette heure forte tardive ?
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Sam 2 Oct 2010 - 18:38

Il me sourit et passa sa main dans ses cheveux , tout comme moi quand j'étais embarrassée , cela me fit sourire :

-En effet, il est effectivement un peu tard pour déranger un membre du conseil du village aussi tardivement pour simplement lui transmettre un rouleau de parchemin, j’y reviendrai demain maintenant que j’en connais le chemin. Sinon, il est bien rare de trouver des personnes faisant cadeau d’une telle gentillesse envers des inconnus… Ce sera avec joie que j’accepte cette charmante attention, toutefois, n’y a-t-il pas un endroit ici en ville où je puisse d’abord me détendre un peu suite à un aussi long voyage, et ce malgré cette heure forte tardive ?

Il est vraiment tatillon , une fille l'invite à venir chez elle et il veut trouver un endroit ou se détendre , stressé dis donc ... Je ris et lui dis de me suivre .
Je savais déjà ou j'allais l'emmener . nous marchèrent à travers le village , dépassant les habitations . Puis nous arrivames à l'entrée d'un petit bois , non loin de chez moi , en passant je lui montrais ou était ma maison , on la voyait bien d'ci perchée sur sa colline . connaissant par coeur ce bois je n'avais pas besoin de lumière et bientôt nous sommes arrivés dans une petite clairière . Je le regardais en souriant et lui dit d'attendre un peu sans faire bruit . Puis j'imitais ensuite le hurlement d'un loup , le son résonna dans le bois avec écho puis le silence revint ... Au bout de quelques minutes ils arrivèrent , sortant du bois de l'autre côté de la clairière ils courraient à ma rencontre mais ils s'arreterent en voyant un inconnu auprès de moi . Je leur fis signe qu'il n'y avait aucun danger et ils continuèrent leur course arrivant au galop sur moi , sautant et jappant , je ris . Ca faisait quelques jours que je ne les avais pas vu et ils commençaient à me manquer . Je regardais Setsuri en souriant :

-" Quand je ne me sens pas très bien je viens ici , tout d'abord car j'adore ce cadre , je trouve la forêt reposanter et rassurante ,surtout dans cette clairière cernée par elle , puis il y a eux , je sais qu'ils sont toujours dans le coin et être avec eux ou ne serait-ce que de les observer me fait oublier tous mes tracas . "

Je m'étais assise Yuki la louve dominante couchée à mes côtés , elle regardait fixement Setsuri , je la caressais pour le détendre . Yuki se leva et alla à l'encontre de Setsuri , elle le fixa un instant puis frotta sa tête contre sa jambe . Cela me fit chaud eu coeur , cette louve était un véritable amour . Je regardais à nouveau Setsuri qui s'était penché doucement pour caresser la louve :

-" Tu peux les toucher sans crainte ils ne te feront aucun mal... Sur ce je vais te laisser te détendre ici ,ils ne resteront peut être pas tous quand je serais partie , peut être aucun , si l'envie t'en prend tu peux continuer à marcher dans le bois aussi si tu veux , il n'y a qu'un seul chemin tu ne risques pas de te perdre . A tout à l'heure ... "

Puis je repartis en direction de la maison , Kuro me suivit un moment , un véritable pot de colle celui-là , il me laissa à la sortie du bois en rabattant ses oreilles me regardant avec de grands yeux suppliant , grand comédien , je lui frottais vivement la tête entre les oreilles et lui dis de filer ce qu'il fit en trottinant . De mon côté Une fois dans la maison je concotais un petit repas , rien de bien compliqué , des ramens , pas en boite je les fis moi même mais disons que je n'avais pas grand chose dans mon frigo pour faire plus sophistiqué ... Je mis un couvercle dessus pour ne pas qu'ils refroidissent de trop . Une fois cela fait je tournai sun peu dans le salon , puis je pensais au croquis que j'avais fait . Je le ressortit et me plaçais sur la table à manger , je descendais tout ce qu'il me fallait . Je regardai squelques temps mon dessin cherchant qu'utiliser , j'optais pour l'aquarelle . Je me mis au boulot , ma petite palette en porcelaine se retrouva vite constellée de petite flaque de couleur , je revisualisais son visage , ses cheveux , les teintes , expressions ... Il avait généralment un visage peu expressif mais un magnifique sourire , je le fis donc avec un léger sourire , ses long scheveux retombant en cascade sur ses épaules dans leurs sublimes reflets . Je trouvais que l'aquarelle donnait un bon rendu pour lui , elle lui convenait bien . Une fois fini je le laissais sécher sur la table et allais chercher un livre dans la bibliothèque , je faisais chaque rayon mais je les avais tous lu , je soupirais . Cela faisait un moment que j'étais rentrée , peut être ne viendrait-il pas après tout ... Je retournais à la table , poussant mon dessin et reprenant une feuille dessinant ce qui me passait par la tête , le coude sur la table et ma tête reposant dans ma main , griffonant d'une autre , attendant toujours ...
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Dim 3 Oct 2010 - 19:08

Notre vie n’est que le chemin sidéral que nous prenons afin de gravir les marches de la reconnaissance… Une vie c’est une étoile qui brille et qui laisse le corps nébulaire de son existence apparemment insignifiante, grain de sable perdu dans l’infinité de l’inconnu… Elle rayonne dans le néant de la non existence, le vide suprême qui était à l’origine de la vie elle-même, la mort donnant naissance à l’étincelle craintive et lumineuse de la vie, s’embrasant alors peu à peu au fil des années, des décennies, des siècles et millénaires pour au final tisser une immense sacrée dans laquelle les gouttes de rosées matinales étaient les perles de la vie, glissant les unes derrières les autres sur les longs fils brillants afin de chevaucher le destin qui leur incombait afin de choir dans le vide de la mort où celle qui avait crée l’existence viendrait réclamer que son enfant légitime vienne de nouveau brûler dans son corps décharnés et larmoyants. Les larmes de la vie sont probablement ce qu’il y a de plus beau en cet univers si dangereux et énigmatiques, songes impitoyables qui ne réclament que la mort et la déchéance de l’existence dans sa forme la plus pure, mains abyssales surgit d’un passé immémorial pour entraîner dans une vague de hurlements désincarnés les esprits de ceux désirant tisser leur propre avenir et se dresser en fier conquérants de la vie qui leur a été offerte au commencement même de la douce naissance qui était la leur. C’est dans cet agglomérant d’existences, foyer éternel de lumière et de réconciliation salutaire, que les pavés de marbre blanc de la destiné surgissent afin de créer les chemins victoriens de ce destin si incroyable qui ne semblait connaître aucune limite dans les bornes même de cette sois disant imagination fascinante pourtant si étriquée et recluse sur elle-même… C’est de là qu’on peut voir la toile nébulaire propre à chacun de nous, y accumulant les rencontres, choix, épreuves de notre existence justifiée par son si difficile maintien… Une véritable guerre contre sois même et les instances suprêmes qui commence alors afin de moduler tels nos désirs, les chemins que nous allions sillonner pour finalement atteindre le centre de cette terrifiante toile. Même si pourtant je savais au fond de moi-même que dans l’immensité de l’inconnue se dressaient les démons se nommant eux même des dieux qui tentaient de moduler eux-mêmes chaque toile de destin pour chacune des formes de vies qu’ils étaient pourtant bel et bien censés protéger, je ne pouvais m’émerveiller devant la beauté d’une chose aussi complexe et imprévisible que cette fantasque créature qu’était le destin, se dessinant alors à mes yeux comme l’incarnation même de l’aventure et de cette bataille qui semblait si difficile et folle que je menais contre moi-même et les dieux responsable de la désolation de mon passé refoulé.

C’est pourquoi même si de manière générale, je méprise hautement la majorité des humains qui croisent ma propre route, Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’ils étaient une partie de moi, que je sois leurs bourreau, leurs faux amis ou véritable ami, ce qui était extrêmement rare soit dit en passant, c’était là mon propre destin libéré des entraves qui étaient les armes fétiches des dieux dans leur somptueuse et décadente comédie humaine. Ainsi, il est bien rare que je n’éprouve pas de la répulsion pour le genre humain que je considérais en manière général comme le bétail de jeu des dieux arrogants , mais il était des rares moments ou l’intrique, la stupéfaction ou une certaine retenue me tenait éloigné de ces terribles préjugés qu’étaient les miens, m’obligeant à m’intéresser d’une certaine manière à ceux qui me croisaient. Rare aussi étaient ceux qui ne se précipitaient pas tête première dans la course effrénée de leur fuite quand ils croisaient mes yeux inexpressifs, froids, et qui semblaient habités d’une rage et d’une souffrance méconnaissable sous leur regard ahuri. Et c’était pourquoi cette femme qui s’était donné le rôle de guide pour ma personne m’intriguait hautement et m’intéressait même, comme si elle s’était trouvée imperméable aux ondes naturels de haine et de mort que je dégageais et ne pouvais réellement totalement réprimer. Il était bien rare et étrange de voir des personnes que je sentais complètement immunisé face à cette aura naturelle qui émanait de moi que je ne pouvais malgré moi m’empêcher d’éprouver une certaine forme d’affection pour ces dites personnes… bien que cela me mettre dans une forme d’embarras que je parvenais toutefois facilement à réprimer et encore plus à cacher aux autres. C’est pourquoi je la regardais avec une certaine forme d’intérêt poli, cette femme qui se faisait mon guide dans ce village qui serait pourtant probablement un jour ou l’autre théâtre d’horreur dont je serai un des exécuteurs…

Suite à cette demande pouvant paraître extravagante quand on voyait l’heure forte tardive qu’il était, elle affichait un sourire charmeur et lâcha un rire gourmand avant de lancer d’une voix claironnante de la suivre à travers le village pour finir par m’amener dans une zone qui semblait s’éloigner des habitations et zones fréquentés pour amener à un chemin solitaire menant à ce qui semblait être une petite forêt prise dans les remparts du village de Kiri. Au détour d’une ombre vacillante sous le couvert de la lumière d’argent qui exhalait d’une lune blafarde et spectatrice de la froideur maternelle de la nuit elle désigna d’une main ce qui au loin semblait être une grand colline qui se trouvait être surmontée d’une maison, et d’une petite voix elle expliqua alors rapidement qu’il s’agissait de sa propre demeure… Puis, se dessinait alors derrière un énième rideau obscur d’arbres figés dans la glaciale robe de noir satin de la nuit souveraine, une grande clairière, lumière vive qui semblait brûler les yeux tant elle était claire après être sortit de ce couvert affolant d’arbres. Me faisant signe d’attendre, elle s’avança au milieu de cette zone défraîchie avant de se cabrer légèrement pour lancer une espèce de hurlement inhumain qui aurait selon la situation put déchainer les rires et les moqueries. Je m’approchais alors doucement d’elle tout en pensant à ce que pouvait bien signifier cela, quand après plusieurs minutes, des lueurs glacées surgissant de l’ombre me firent immédiatement comprendre ce qu’elle avait appelé en imitant le cri bestial, le loup. Il s’agissait probablement d’un des animaux que je respectais le plus sur cette terre tant cette solitude marginale qui caractérisait leur existence semblait être la personnification même d’une vie recluse et privée d’une quelconque domination sauvage céleste. Plusieurs de ces nobles animaux surgirent, jappant et sautant comme faisant la fête à une amie depuis longtemps perdue de vue… Elle se mit alors à parler :


-Quand je ne me sens pas très bien je viens ici, tout d'abord car j'adore ce cadre, je trouve la forêt reposante et rassurante, surtout dans cette clairière cernée par elle, puis il y a eux, je sais qu'ils sont toujours dans le coin et être avec eux ou ne serait-ce que de les observer me fait oublier tous mes tracas.

Un de ces loups se détacha des autres pour venir se lover à côté d’elle, posant ses yeux couleur de citrine argentée sur moi tandis qu’elle passait une main reposante sur la tête de l’animal qui semblait apprécier ce genre d’attentions manifeste… Puis, se dressant ses pattes veloutés, elle s’avança vers moi, reniflant légèrement mes jambes avant de poser sa tête dessus. Me baissant un peu, je passais à mon tour une main douce sur le crâne de l’animal avant de lui flatter l’encolure et le dessous de sa gorge.

-Tu peux les toucher sans crainte ils ne te feront aucun mal... Sur ce je vais te laisser te détendre ici, ils ne resteront peut être pas tous quand je serais partie, peut être aucun, si l'envie t'en prend tu peux continuer à marcher dans le bois aussi si tu veux, il n'y a qu'un seul chemin tu ne risques pas de te perdre. A tout à l'heure ...

Puis se redressant elle aussi, elle laissa ses longs cheveux couleur d’ébène voltiger derrière elle avec grâce avant de se laisser engloutir par la voracité affligeante des ombres nocturnes qui se dégageaient du couvert des arbres. Suite à son départ, tous les loups qu’elle avait attiré s’éclipsèrent dans les ténèbres sauf celle qui avait daignée s’approcher de moi, me regardant avec ces grands yeux pénétrants qui étaient si propre à ces nobles animaux. Je me baissais devant elle afin de reposer ma main sur sa tête tout en susurrant doucement à l’encontre de l’animal quelques paroles que je ne savais pourquoi, elle semblait bel et bien comprendre et assimiler :


-Vous êtes de bien braves créatures… Je me vois un peu à travers vous, mais solitaire et incapable de ressentir la vraie valeur d’une vie paisible… Peut être est-ce que je me suis à jamais perdu dans les limbes sans aucune chance d’y échapper jusqu'à que je réalise le triste et redoutable destin que je me suis tissé en guise de carapace…


Combien de temps s’écoula jusqu'à qu’elle aussi file se réfugier dans les ténèbres de la nuit afin de rejoindre les siens qui devaient l’attendre, je ne le savais pas, mais je ressentais clairement le fait qu’un long moment avait bien pu s’écouler dans cette solitude nacrée de douleur dans laquelle je m’étais enfermée en cet endroit si paisible. Me relevant à mon tour, dépoussiérant rapidement le bas de ma tunique avec d’amples mouvements des mains, je décidais malgré tout d’accorder à cette femme la confiance d’une nuit afin de me réfugier sous le couvert salutaire d’un foyer avant de retourner dans la bataille saugrenue de mon existence détruite… Marchant dans les bois humides, puis sur cette colline pierreuse, je finis par atteindre une porte derrière laquelle le bruit net d’une activité se faisait entendre… Soulevant une main hésitante, je frappais alors à la porte, attendant de voir ce qu’il se passerait malgré mes craintes et larmes froides de colère qui tentaient l’âme morte que j’étais. Puis lorsque la porte s'ouvrit, je dis d'une voix semblant se perdre dans l'échos des songes :

- Merci pour cette invitation, permettez moi de m'inviter chez vous avec joie.
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Lun 4 Oct 2010 - 17:09

Je commençais à m'endormir sur la table , plusieurs fois ma tête glissa de ma main , me réveillant en sursaut . Je me levais donc pour boire un truc , j'ouvrais le frigo , me penchat en rentrant presque dedans à la recherche d'un truc appétissant , il fallait vraiment que j'aille faire des courses , 3 yaourt se battaient en duel avec une brique de lait et une salade , j'avais utilisé tout ce qu'ilme restait pour faire des pseudo ramens . Je me servis donc un grand verre de lait que je bus d'une traite , à peine avais-je fini que l'on frappa à la porte , je n'avais aucun doute sur la personne mais elle s'était fait attendre tout de même , j'ouvris la porte avec un grand sourire et essuyais vite la trace de lait que j'avais au dessus des lèvres , ma mère se moquait toujours de moi à cause de ça quand j'étais petite .

- Merci pour cette invitation, permettez moi de m'inviter chez vous avec joie.

-" T'en as mis du temps dis donc, entre fais comme chez toi , on peut se tutoyer tu sais .. enfin si ça te gêne pas... "

Je refermais la porte derrière lui et retournais vite à la table du salon pour récupérer mes dessins , avec le temps qu'il avait mis j'avais pu m'étaler sur la table et le bol de ramens trônait sous une pile de carnet , de brouillons ... je le pris d'une main et prenant vite tous mes dessins sous l'autre bras , des pinceaux dans la bouche , ma palette dans la main ... Ridicule ... Je reposais le bol sur la table en lui disant , enfin marmonnant avec mes crayons dans la bouche qu'il pouvai t le manger et si c'était froid faire réchauffer si il voulait . Je montais vite à l'étage déposer mes dessins sur mon bureau et redescendais pour chercher le reste . Je le vis penché au dessus ,j'vais oublié son portrait , je rougis et bafouillais que je faisais ça avec tout le monde , chose vraie , mais peu être pa savec tant d'application ... sur ce je pris le reste et remontais quatre à quatre les escaliers .
Je redescendais en un bond atterissant avec un grand sourire , m'asseyant sur une chaise haute du comptoir , me balançant .
Je le regardais sans rien dire , il était debout au milieu du salon regardant la maison , décidément on aurait dit qu'il venait d'une autre planète . Je redescendis de ma chaise et lui proposais de visiter la maison je l'emmenais directement en haut , il avait dejà tout vu en bas , lui montrant les toilettes , salle de bain , ma chambre que j'allais lui laisser cette nuit et celle de mes parents ou je dormirais .
Il ne dit rien et se contenta d'observer sgement , comme un enfant .
Puis nous redescendimes au salon , je fis chauffer du thé , si il n'avait pas faim une tasse de thé fait toujours du bien et nous pourrions parler un peu si il en avait envie .
Etant à la cuisine je revins avec un petit plateau contenant une theiere et 2 petites tasses je le déposais sur la table et rompis ce silence qui me mettait pal à l'aise . C'était tout à fait l'opposé de quand j'avais rencontré Shini ou on avait directement commençait à se taquiner se faire chier mutuellement disons le . Lui était plus mystérieux et cela m'intriguait tout particulièrement . Je rompis le silence .

-" Si tu veux aller prendre une douche , directement te coucher fais comme chez toi ne te gêne pas ... Au fait pourquoi es tu si silencieux ? désolée ça ne me regarde peut être pas mais je t'avouerais que ça m'intrigue un peu ... Enfin bon t'es pas obligé de répondre ... Je suis un peu bête parfois je parle avant de réfléchir "

Je ris et bu une gorgée de thé , poussant un long soupir et regardait par delà les baies vitrées qui donnaient sur le jardin , la nuit était très sombre ce soir , le temps ne serait surement pas bon demain .... Puis je dis posément

-" Si je t'ai posé cette question c'est parceque tu me fais penser à moi il y a quelques temps , le regard toujours absent , dégageant une certaine haine autour de toi , toujours pensive à rester des heures à penser , se cacher derriere une façade , ne parler à personne... "

Je souris

-" Tu as du traverser des choses difficiles , pas besoin de le dire , ça se ressent , peut être parceque moi aussi j'ai vécu dans la souffrance pendant tant d'années ...
Enfin bon ... Il n'est pas temps de parler de ça maintenant je pense ... Tu veux du thé ? "


Je passais maladroitement ma main dans mes cheveux , quelle idée de lui dire ça , j'avais perdu la tête ou quoi je le connais à peine et je déblatère des choses pareilles , des fois je ferais vraiment mieux de réfléchir avant de parler , mais la fatigue et je sais pas , cette homme , il était ... différent
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Jeu 7 Oct 2010 - 15:08

L’éternité est notion bien abstraite… Elle semble se perdre là où mon imagination, et probablement celle de tout homme ou toute espèce vivante, qu’elle soit une entité visible et consistante, ou une créature sois disant suprême trônant sur le siège nacré de son arrogance innée, ne pouvait probablement pas imaginer clairement. Cela semblait être une de ces choses si grande, si parfaite et inconcevable qu’elle brillait loin au dessus de nous tel une étoile interdite aux flammes d’émeraudes transcendant existence et croyance pour éclairer un chemin obscur par sa clairvoyance si immense qu’on ne pouvait réellement la percevoir. Toutefois, malgré l’incroyable grandeur d’une telle notion, qui nous rendait si insignifiant face à l’immensité de l’inconnue qui bordait pratiquement entièrement nos esprits frivoles, nous étions des êtres qui peu importe notre rang ou nos croyances, notre engagement ou notre arrogance, nous ne pouvions nous empêcher de nous servir de ce genre de choses pour quantifier des éléments qui paraissaient bien ridicules à côté. Etait-ce un symbole éloquent de l’état naturel de l’espèce humaine à se croire supérieur à tout alors qu’elle-même n’était que le pantin de monstres dont la suffisante arrogance semblait n’être que le reflet même d’une immensité colossale s’étendant à l’horizon d’un inconnu aussi frappant que l’éternité elle-même, ou bien n’était-ce encore qu’une de ces innombrables preuves qui rendait l’espèce humaine si affligeante de sottise et d’ignorance face à ce qui lui semblait incroyablement supérieur, comme si la simple idée que quelque chose de plus important qu’eux puisse exister soit une insulte à leur égo terriblement fragile ? Peu importe ce qu’elle était réellement, même si je me savais infiniment supérieur au commun des mortels, ces créatures si insignifiantes, des vers boueux surgissant leur longues têtes gluantes en espérant effleurer de leur bave visqueuse les ailes argentés du ciel, je me savais milan d’or volant loin au dessus de leur tête répugnante, aigle suprême gouvernant son propre destin en ayant réussis à se sublimer de cette enveloppe si rabaissant dans laquelle les dieux impies venaient enfermer chaque créature qui était engendrée afin de les contrôler et de les amener à danser dans leur stupide jeu de rôle qu’était leur languissante envie de joie et d’occupations, j’étais donc plus à même que ces ordures insignifiantes à mes yeux à me laisser porter par la royale arrogance de mon esprit, un esprit si sublimé que contrairement aux dieux et mortels, il pouvait très certainement être un jour capable de transcender les limites de l’imagination étriquée commune à l’humanité, et donc forcément à moi-même, afin de caresser le crâne soyeux de l’éternité grandissante. C’est pourquoi contrairement à ces êtres pitoyables, je pouvais me prétendre plus que toute chose apte à utiliser ce genre de vocabulaire arrogant et empreint de puissance…
Eternité, était donc le mot exact dans mon cas à employer, car entre le moment où j’avais tendu ma main froide et fragile pour frapper trois coups sur cette porte de bois sombre, et le temps qui s’écoula entre cet évènement et le moment où celle-ci grinça sournoisement et vaguement sur ses gonds pour décrire un arc de cercle à s’ouvrir lentement mais surement, laissant une lumière avenante venir momentanément déchirer d’un glaive sanglant les ténèbres épaisses qui composaient la robe pailletée de Nix dans laquelle je m’empêtrais afin de garder l’armure de froideur qui était mienne. Apparu alors sur le pas de l’entrée celle qui s’était faite mon guide tout le temps de cette longue soirée où j’avais dû bien malgré moi mettre de côté mon attitude naturelle de grandeur et d’arrogance malfaisante, même si je devais avouer que cela n’avait point été déplaisant et même amusant. La lumière l’encadra momentanément, me cachant son visage dans une légère pénombre tandis qu’elle semblait se passer le bras sur le visage, comme si elle aussi venait d’être éblouie par une soudaine clarté qui pourtant ne l’amenait que vers des ténèbres insondables.
Je pus alors distinguer un sourire sur ses lèvres, puis une invitation à pénétrer :


- T'en as mis du temps dis donc, entre fais comme chez toi, on peut se tutoyer tu sais… Enfin si ça ne te gêne pas...

Lui répondant par un vague sourire, je pénétrais dans ce qui était donc sa demeure, un acte bien étrange mais qui était nécessaire si je ne voulais pas paître trop discourtois ou révéler trop facilement une nature bien plus sombre et malfaisante que je ne voulais montrer, ma véritable personnalité en somme, une grotesque figure de folie, d’arrogance et de souffrance qui ne réclame que le sang bleue de ceux qui était responsable de sa déchéance. C’était un sentiment étrange de pénétrer dans l’intimité de quelqu’un, dans sa propre demeure en sachant pertinemment que depuis à présent près d’une décennie, je n’avais vécu que dans les recoins de ma solitude, reclus sur ma propre destinée et sur mon insatiable soif de vengeance, une haine brûlante et sournoise qui se tapissait en moi tel un long et avide cobra, prêt à mordre à tout moment. Directement après avoir refermé l’entrée de sa demeure, l’hôtesse se détourna rapidement vers ce qui semblait être un salon et une table qui semblait chargée d’une pile de papiers… Des plans ? Des ordres de missions ? Après tout elle était ninja de ce village et je ne savais guère quelle était l’importance que cette jeune dame occupait au sein de Kiri. Je la vis alors saisir tout ces monticules de papiers et de nombreux pinceaux et autres crayons qu’elle accumula sur elle dans ses bras et entre ses lèvres, marmonnant alors dans un langage vaguement humain qu’il y avait dans le bol sous les papiers de quoi manger, et que je pouvais si je le désirais faire réchauffer ce qu’elle avait préparé, puis dans une tornade de cheveux noirs voltigeant derrière, elle sembla grimper quatre à quatre des marches qui devaient mener à l’étage supérieur. Soulevant le bol qui semblait encore tiède, ce qui était suffisant, je pus alors voir qu’il restait une dernière feuille sur la table, et pu voir alors mon propre visage représenté dessus, avec ce même air lointain, parfois suffisant et arrogant qui était le mien, noble par nature, mais froid et qui dégageait une certaine tristesse innée que moi seul pouvais percevoir dans ces traits qui étaient les miens. Je l’entendis alors redescendre, et je détournais rapidement mon regard du dessin, trempant deux baguettes dans le bol afin d’en avaler une bouchée tiède, et je pus apercevoir 2 tâches rouges apparaître rapidement sur ses joues, puis des murmures inaudibles avant qu’elle ne s’empresse de ramasser ce dernier dessin avant de remonter, et de redescendre une dernière fois, le bol presque vide alors. Elle s’asseyait alors sur ce qui était un haut tabouret que l’on pouvait parfois distinguer dans les bars derrière les comptoirs, tandis que je regardais avec un certain intérêt la maison, puis surtout la fenêtre grâce à laquelle on voyait au loin le village dans son intégralité, ce qui offrait une bien belle perspective de l’agencement même du village caché de la brume. Elle se proposa alors rapidement de me faire faire le tour du propriétaire. Toujours muré dans mon silence, je reposais le bol à présent vide et la suivait dans un tour rapide de l’habitation, la regardant désigner chaque pièce, comme si elle se révélait elle-même au grand jour. Puis, elle me ramena dans ce qui était son salon… Je me laissais tomber sur ce qui était une chaise en osier, la laissant préparer ce qui semblait être au son des couverts, une théière, donc du thé… Bien que je n’en fusse guère sur. Revenant quelques minutes plus tard les bras chargés d’un plateau, d’une théière et de deux tasses, elle s’asseyait à son tour avant de rompre le film de glace que j’avais tissé afin de garder cette fois une certaine retenue.

-Si tu veux aller prendre une douche, directement te coucher fais comme chez toi ne te gêne pas ... Au fait pourquoi es tu si silencieux ? Désolée ça ne me regarde peut être pas mais je t'avouerais que ça m'intrigue un peu ... Enfin bon t'es pas obligé de répondre ... Je suis un peu bête parfois je parle avant de réfléchir.

Je ne disais rien, voyant clairement qu’elle n’avait apparemment pas fini de parler… Lançant d’abord un petit rire, elle baissa ses lèvres sur le bord d’une tasse afin d’en boire une longue gorgée, ce que je fis également, laissant la substance brûlante s’écouler dans ma gorge afin de voir qu’elle avait posée ses yeux sur une des fenêtres de la pièce… Ce que j’avais pressentis se révéla alors vrai lorsqu’elle reprit la parole peu après :

-Si je t'ai posé cette question c'est parce que tu me fais penser à moi il y a quelques temps, le regard toujours absent, dégageant une certaine haine autour de toi, toujours pensive à rester des heures à penser, se cacher derrière une façade, ne parler à personne...

Elle sourit puis reprit encore :

-Tu as du traverser des choses difficiles, pas besoin de le dire, ça se ressent, peut être parce que moi aussi j'ai vécu dans la souffrance pendant tant d'années...
Enfin bon... Il n'est pas temps de parler de ça maintenant je pense... Tu veux du thé ?


Je souriais à mon tour tandis qu’elle reversait une autre tasse de thé juste après avoir repassé ses mains dans ses cheveux, ce que je voyais là comme un geste manifeste de gêne, de timidité ou de honte momentanée. Malgré ma sobre retenue, j’hésitais à lui répondre, mais je me demandais bien évidemment quelle serait sa réaction si je venais à verser en elle de part mes paroles les ténèbres sanglant dans lesquels je me blottissais avec amour et tendresse, les laissant me caresser afin de former une immense armure de malfaisance redoutable, haine venimeuse et corrosive qui je savais ne faisais que creuser un gouffre profond entre la réalité et ma souffrance, mais me procurais une joie insatiable me permettant encore et toujours de pouvoir arpenter le chemin que j’avais choisis de prendre afin de ne plus sombrer.

-Je vois que le vieil adage disant que la curiosité est féminine est toujours de mise. Je ne te blâmerais pas bien évidemment de poser ce genre de questions, la curiosité est naturelle, mais à utiliser avec parcimonie. Ce silence que j’arbore est disons une façon de pouvoir parler avec moi-même, et une façon de me murer, je n’aime guère en général trop laisser apparaître ce que je ressens, ceci n’ayant en général qu’entraîné de mauvaises choses… Je vois que tu parles de passé et de souffrances… La souffrance est le lot quotidien de ceux vivant sous la coupe de créatures que vous n’êtes hélas pas en état de pouvoir comprendre et imaginer. Comme tout homme, j’ai évidemment souffert, je ne dirais point quel genre de souffrance car je n’ai nullement l’envie de voir ressurgir cette détresse passée, mais c’est celle-ci qui m’a fait basculer d’être plein de vie et outre à ténèbres ambulante et silence pesant. Cette souffrance qui est la mienne est probablement impossible à quantifier ou imaginer, mais je la porte en bandoulière avec fierté car elle est celle qui m’a ouvert les yeux sur la façon despotique dont ce monde est régit… Je ne vis plus que pour anéantir ces choses qui en responsable… Mais cela est une toute autre histoire, et je préférerai ne pas étaler davantage mes ténèbres en ces lieux, ce que je n’ai d’ailleurs jamais encore réellement fais… Sinon, c’est avec joie que j’accepterai une autre tasse.
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Sam 9 Oct 2010 - 17:33

il sourit et mit quelques instants à répondre .


-Je vois que le vieil adage disant que la curiosité est féminine est toujours de mise. Je ne te blâmerais pas bien évidemment de poser ce genre de questions, la curiosité est naturelle, mais à utiliser avec parcimonie. Ce silence que j’arbore est disons une façon de pouvoir parler avec moi-même, et une façon de me murer, je n’aime guère en général trop laisser apparaître ce que je ressens, ceci n’ayant en général qu’entraîné de mauvaises choses… Je vois que tu parles de passé et de souffrances… La souffrance est le lot quotidien de ceux vivant sous la coupe de créatures que vous n’êtes hélas pas en état de pouvoir comprendre et imaginer. Comme tout homme, j’ai évidemment souffert, je ne dirais point quel genre de souffrance car je n’ai nullement l’envie de voir ressurgir cette détresse passée, mais c’est celle-ci qui m’a fait basculer d’être plein de vie et outre à ténèbres ambulante et silence pesant. Cette souffrance qui est la mienne est probablement impossible à quantifier ou imaginer, mais je la porte en bandoulière avec fierté car elle est celle qui m’a ouvert les yeux sur la façon despotique dont ce monde est régit… Je ne vis plus que pour anéantir ces choses qui en responsable… Mais cela est une toute autre histoire, et je préférerai ne pas étaler davantage mes ténèbres en ces lieux, ce que je n’ai d’ailleurs jamais encore réellement fais… Sinon, c’est avec joie que j’accepterai une autre tasse.

Moi curieuse ? oui bon j'avoue ... un de mes principaux défauts , d'habitude j'arrivais quand même à ne pas dire de telles choses, mais aussi d'habitude de telle personne n'était pas face à moi , c'est un peu comme se regarder dans un miroir et se revoir enfant , comme quand je me regarde dans la glace et que je vois ma mère , c'est une sensation étrange . Il parlait de créatures que l'on ne peut pas imaginer , moi mon bourreau est tout ce qu'il y a de plus réel ... Et je rêve de lui mettre un jour la main dessus et de lui faire endurer ce qu'il m'a fait subir , ce jour là je l'attends depuis des années maintenant . La vengeance ne résout peut être rien mais je ne suis pas de ces gens là , j'ai peut être tort mais qu'importe , cette personne paiera . Une souffrance que l'on ne peut pas quantifier , mais un sentiment ne se mesure pas , il n'a pas de mesure , il se ressent , laissant parfois une marque au plu sprofond de nous même . Je ne sais pas ce qu'il a vécu mais ayant perdu tout ceux qui comptaient pour moi je ne vois pas ce qui pourrait être pire que des années de solitudes , de regrets , de remords , de jalousie , de haine .. tous ces sentiment qui vont rongent littéralement le corps et l'esprit . Je me souviens ... j'en ai marre de vivre dans le passé , de toujours me souvenir , ressasser ces moments en boucle dans ma tête j'aimerais pouvoir oublier mais en même temps je ne le veux pas . Parfois j'ai l'impresion de devenir folle .
Ma main se ressera fermement sur la hanse de la théière et je souris en lui reversant une tasse de thé avant de détourner mon regard par la fenêtre , il était vraiment tard . Jugeant qu'après avoir si bien entamé la discussion comme à mon habitude il était préférable que je me retire avant de refaire une chose que je regretterais. Je restais figée un instant avant de lui dire en baissant l atête afin qu'il ne voit pas mon regard caché derrière mes cheveux .

-" Je suis désolée , je crois que je vais monter me coucher ... "

Je pris le plateau à thé et le posait sur un plan de travail avant de monter et d'aller dans la salle de bain . Je me regardais dans le miroir , décidément je ne savais vraiment pas comment m'y prendre avec les gens , comment papa et maman faisaient déjà ? je baissais la tête et regardais un petit cadre posé sur le rebord du lavabo , moi et mes parents à la mer ... je serrais les poings et souris , une boule se forma au creux de mon ventre . Je me deshabillais et rentrais dans la douche , l'eau s'écoulant sur mon visage , la vapeur s'échappant en cascade par le haut , je pleurais silencieusement .
Je ressortis un quart d'heure plus tard une serviette autour de moi . J'étais à l'ouverture de la porte et tournais la tête vers l'escalier , j'aurais vraiment aimé ne pas être comme ça ... cet homme ... Je me détournais et rentrais dans la chambre mes parents , laissant derrière moi des petites traces de pas humides sur le plancher . Je fermais doucement la porte puis enfilai une chemise de nuit de ma mère avant de me glisser dans le lit , fixant le plafond imaginant comment aurait été ma vie si ce n'était pas arrivé . Je m'endormis dans ces illusions .
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Jeu 14 Oct 2010 - 15:48

La tristesse… sentiment lancinant semblant venir déchirer l’âme et l’esprit de celui qu’elle tente d’apprivoiser dans un chuchotement mystérieux et aigu, doux et violent à la fois, n’inspirant que désolation et effroi sur son passage de conquêtes traumatisés par l’essence même de leur existence meurtrie. Larmes brillantes dans une aube noire, les feux aigris de tristesse sont les lueurs chagrinés d’une existence trahie par sa propre arrogance, pétrie de douleur, désolation et désespoir, semblant choir encore et toujours dans le néant de sa propre désillusion, pleurant de tout son être les moments perdus face à la folie de sa déchéance nouvelle. Cristal de lumière ruisselant des gouttes noires de la désolation, c’est comme si l’âme déchirée par la tristesse semblait se consumer face à sa propre douleur, une chose parfois tellement difficile à supporter que cette tristesse n’entraîne alors en chaînes que la tristesse d’un autre ou d’autres, rompant petit à petit les chaînes du destin de nombreuses entités, les faisant s’écrouler les unes après les autres, remplacés pourtant directement après par de nouvelles toiles de vie. Face à cette terrible désolation, nous tremblons tous, nous remettons forcement notre voie, notre existence en question, se demandant de nombreuses à quoi bon exister ou vivre lorsque les lames glacés et brûlants à la fois de la déchéance venaient s’abattre sur notre cœur pour y laisser une entaille qui semblait ne jamais pouvoir se refermer tant son poids était lourd. Frissons existentiels, il semblait parfois impossible de se relever de la chute infernale d’une descente rapide aux enfers face aux désillusions sordides s’imposait une vie si peu clémente ou si peu reconnaissante face à ceux qui dès la naissance, logeaient en eux un fragment de son immense et nébuleuse entité. Le poids de cette lame si puissante pouvait ainsi se manifester de diverses et redoutable façon, celle d’un cœur brisé hurlant à la mort les choses qu’il a perdu ou qu’il ne pourra probablement jamais retrouver celles-ci nageant allégrement dans le fleuve des tourments que dominait d’une main squelettique et puissante celle que l’on surnommait la Mort, ou encore par des larmes de feu cristalline s’écoulant de ces yeux emplis de douleur face à la vision sarcastique d’une ode poignante qui leur état destiné avec de les faire choir dans la plus profonde détresse. Il semblait évidemment parfois que c’était une épreuve de trop dans notre vie torturée, une nouvelle épreuve imposée par un destin cruel et avide de la souffrance de ceux qu’elle trahissait de la sorte, les plongeant dans la torpeur d’un désespoir sentimental d’une rare froideur, les mettant au défi de vouloir et de réussir à se redresser pour tenter de caresser de nouveau les plumes de la félicité et de la joie existentielle… Il semblait évidemment que toute forme de vie en ce monde avait été soumis au moins une fois dans sa vie à des formes de tristesse plus ou moins terrible et puissante selon les cas imposés, certaines paraissant plus ou moins anodines, tels des notes fausses dans une douce symphonie, mais chez d’autres, c’était un océan qui venait engloutir le jardin de la vie intérieur qu’ils avaient cultivé et édifier en eux même au fil des années. Pour ma part, c’était plus qu’un océan encore qui ravageait mon esprit sombre et fou, lui inspirant et lui commandant de continuer à nager dedans sans en sortir le nez afin de pouvoir plonger tout au fond de celui-ci et d’y atteindre une toute autre forme de clarté, celle du royaume sacré divin où les responsables de toute cette douleur insipide régnaient, figures de proues statiques et maudites. Je ne me croyais nullement capable de pouvoir un jour de nouveau ressentir la joie d’une réelle existence, et ce tant que je ne me savais pas délirer à jamais des odieux démons qui faisaient sombrer chaque jour qui passait, un peu plus ce monde dans la décadence et le désespoir stagnant et impénétrable de la folie gouvernant leur esprit maléfique.

La nuit semblait forte avancée à présent, et malgré cela, cette fatigue si lourde qui teintait de me faire plonger dans les bras vaporeux de Morphée ne parvenait pas à m’arracher à la vison du ciel… Assis sur le rebord de la fenêtre du salon de cette demeure, je scrutais encore et toujours la parure noire du ciel à cette heure si tardive, cette nuit d’encre qui semblait faire flotter à elle seule la notion de sommeil mortel. Le temps s’écoulait, mais les pensées n’étaient jamais les mêmes, que voyais-je dans ce ciel si immense si noir qu’il semblait contenir tout ce l’esprit humain pouvait imaginer de plus fou, me laissant espérer à y plonger pour ne plus jamais en ressortir… C’était le reflet de mes ambitions, de mes vœux à jamais anéantis, celle d’une existence broyée par le destin négligé… Que pouvais-je encore espéré trouver sur cette terre mis à par les désillusions les plus saugrenues et la promesse insatisfaite d’une existence sordide et mauvaise. Le temps s’écoulait, son magistral d’une révolution qui avançait. La maîtresse de maison était déjà depuis un long moment partie se jeter dans les bras du passeur de rêve, s’étendant dans ses bras vaporeux pour y trouver un sommeil revigorant qui semblait bien être un des seuls remèdes à panser les maux de la vie, bien que cette solution fût si éphémère. La lune d’argent déchirait légèrement la robe de velours satin de la reine nocturne, éclairant mon visage si triste et froid face à sa propre condition… Puis, lorsque le cœur n’y était plus, la longue descente d’un esprit ensommeillé, je me retirais de cette balustrade, avançant à pas feutrés dans cette demeure, déjà vêtus de ces vêtements de nuits qui étaient miens et que j’avais emportés dans un sac habilement dissimulé dans un parchemin de sceau afin de ne point être encombré par des affaires de voyage plus qu’il n’était nécessaire.

Après quelques minutes, je me laissais tomber sur le lit que cette charmante personne avait mit à ma disposition, me laissant choir dans les bras délicats d’une femme fantasque dominant le monde étrange des rêves de gloire et de désillusions.

Le petit matin se leva, disque d’or déchirant le ciel d’une façon splendide, laissant s’écouler des rivières d’or flamboyant dans un ciel bleu clair. Descendant les marches qui menaient à l’étage, avant de chercher à mettre des vêtements décents et de me préparer à aller clore cette mission, je me laissais de nouveau asseoir sur ce rebord de fenêtre, laissant mes yeux fixer au loin la forêt sombre, si paisible et fraîche, un léger courant d’air venant faire trembler le kimono de soie bleu marine qui me servait de vêtement de nuit.
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Mer 27 Oct 2010 - 12:32

Cette nuit là je ne dormis guère , réveillée par des cauchemars sur la mort de mes parents , j'en faisais toujours cette nuit là , réveillée en sueur n'entendant que le battement éffréné de mon coeur dans le silence de la nuit . Avant de pousser un long soupir et de m'asseoir en tailleur en regardant par la fenêtre . J'écoutais si je n'vais pas réveillé mon hôte car il m'arrivait souvent de parler ou hurler dans mon sommeil lorsque je faisais ces rêves . Mais la maison restait silencieuse . Je me levais doucement le plancher grinça légèrement lorsque j eposais mes pieds par terre . Vetue d'une simple chemise de nuit en soie blanche je traversais le couloir m'arretant un instant devant la porte de ma chambre puis descendis doucement les escaliers .

Arrivée dans le salon je me dirigeais vers la cuisine ouvrant un placard et me servant un verre de saké , je le bus d'une traite en faisant une grimace , je ne suis pas alcoolique loin de là mais lorsque je me sens vraiment mal un petit verre fais du bien . Je regardais le jardin , l'aurore allait bientot se lever , je n'avais pas beaucoup dormi mais nous nous étions couché relativement tard je dois dire , Je vis deux petites lueurs dans le jardin , je souris me dirigeant vers la baie vitrée et sortant dans le jardin . Kuro était assis à côté de la balançoire , plus j'avançais plus sa queue frémissait , il montait surement la garde peu rassurée de me voir avec un inconnu , j'arrivais à lui et m'agenouillais lui frottant vivement la tête en lui parlant . Il jappa et je lui fis signe de se taire en mettant un doigt sur ma bouche , il baissa ses oreilles en arrière frustré , je ris avant de rentrer pour enfiler un veste longue et partir en direction du village . Kuro me suivit trottinant au loin , puis s'arreta quand il jugea la civilisation trop dense . Je continuais d'avançais , la brume était encore présente due à l'humidité de la nuit , j'arrivais devant ce magasin ouvert à toute , j'y achetais de quoi avoir a manger pour le dejeuner mais également pour moi meme pour un certains temps , tant qu'a faire . Au retour je croisais Kuro toujours assis , il me suivit en chemin inverse , décidement un vrai pot de colle celui-là . Arrivé dans le jardin ses oreilles se dressèrent et il se figea avant de partir comme une bombe en direction de la forêt , Setsuri devait surement être réveillé pour qu'il parte comme ça . En effet celui-ci était assis sur le rebord d'une fenêtre dans un kimono bleu , je lui fis signe de la main en souriant puis je rentrais dans la maison .

" Bonjour , tu as passé une bonne nuit ? ou du moins ce qu'il en restait "

Je lui souris, déposais ma veste sur le porte manteau et allais dans la cuisine ranger ce que j'avais acheté , je fis chauffer du thé et du café , oui je bois les 2 le matin . Je sortis quelques croissants et autres mignardises pour déjeuner , les installant sur la table avant de lui faire gentiment signe de venir . Je me servis une tasse de café que je sirotais doucement .

" Tiens au fait quand est ce que tu veux déposer ce que tu dois ? Tu arriveras à te retrouver ou tu veux que je t'accompagne ?De toute façon il faut que j'aille en ville , c'est comme tu veux "

Je lui souris en passant une main dans mes cheveux
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Ven 5 Nov 2010 - 16:11

Les réminiscences du temps sont comme celles de la vie, vastes, impétueuse et impénétrables. On tremble en pensant à elles car il est impossible d’ne mesurer la véritable grandeur, la puissance et la volonté. Il semble impossible d’en discerner la sombre fatalité tant sa grandeur et la force qui s’échappe de ce corps si redoutable et magnifique semble hors de portée de la simple compréhension humaine, bornés et butés que nous sommes face à la vérité réelle d’un univers bien peu enclin à se livrer à nous dans son immoral quintessence. Impétuosité naissante, nous cherchons toujours toutefois à percer les mystères de notre existence, bravant l’interdit pour nous dresser tels des hyènes affamés dans l’espace du néant de notre ignorance crasse, cherchant à la combler et à s’abreuver de l’immense savoir d’un être immatériel et véritable, régissant la plus petite flamme de vie ou de ténèbres en ce monde interdit. Hurlant à l’unisson, le cri des âmes perdus cherche alors en vain de percer l’outre nauséabonde de sa folie pure, enfermés dans les fins fonds d’une décadence brûlante, voulant à tout prix transcender l’existence afin de s’envoler au dessus des ténèbres du néant existentielle pour voler la lumière céleste et enfin se dire être au dessus de l’ignorance universelle, se proclamant sain vertueux possesseur de la vérité, être sublimé ayant traversé les plus sombres épreuves, et ayant poussé les portes de marbres de la vérité pour en affronter les maléfices.

Telle une âme détruite et maudite, je faisais partie de ce flot incessant de hurlement tendant à vouloir s’ériger un monument afin de se prouver qu’il existe, voulant à tout prix voir ses ailes devenir arc de lumière pour déchirer le voile noir de sa propre souffrance, son désespoir le plus impur. Plus que toute envie, je désirais voir s’illuminer ma vie, la voir couronnée de succès afin que les larmes froides de ma déchéance ne soient plus le quotidien de mon existence. Amour, joie, gloire, c’était des choses qui étaient encore trop éloignés de moi, des choses que je ne pouvais espérer effleurer du bout des doigts, mais que je désirais quand même tout autant que la chute de ces dieux cruels et arrogants. Assis sur le rebord de la fenêtre, je contemple distraitement le disque d’or du soleil se dresser dans le ciel, déchirant le satin noir de la nuit pour laisser danser des fleuves d’or et de rubis dans le matin naissant. Spectacle de rare beauté, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il s’agissait probablement encore d’une sombre illusion divine… Mais malgré tout ce que je pensais, tout ce que je voyais de superflu qui n’était que mensonges éhontés sur mon chemin, je réalisais, à quel point mes yeux aux lueurs de sang argenté étaient si peu soucieux de percer une réalité qui leur avait été voilée depuis bien longtemps. Réalisait-il ou ne réaliserait-il pas donc que la façon grotesque qu’ils avaient de narguer dans leur éclat rubis le monde qu’ils toisaient avec supériorité, ne pouvaient réellement dominer que ce qu’ils croyaient pourtant farouchement faux semblants et mensonges perdus dans les replis d’une robe d’argent dont se parait celle qui se prétendait reine du temps, tenant entre ses mains frêles et blafardes le sablier de l’existence antique. Je ne percevais évidemment cette beauté primitive qui caractérisait ce monde comme enchanteresse ou délabrée, mais je laissais ce voile d’obscurité planer encore et toujours devant mes iris enflammés, se laissant encore et toujours baigner dans une certitude absurde que tout n’était que mensonge, illusion servant qu’à une seule et primitive tâche, détourner les yeux de la réalité pure afin de mieux sombrer encore dans la dure facétie d’un jeu incommodant auquel des êtres malfaisants se livraient à corps perdus, riant aux éclats, et pleurant jamais leurs larmes froides et asséchés au fond d’un regard blanchi par le temps. Mais malgré tout cela, toutes ces convictions dans lesquels je m’étais blotti, je les sentais s’effriter légèrement face à cette vision que j’avais tant espérée revoir un jour, cet être que j’avais prié revoir un jour, quitte à supplier ces dieux que je maudissais de m’accorder la seule faveur de ma vie. Mes yeux semblaient se craqueler, comme si la farouche détermination qu’ils avaient érigés autour d’eux pour en point sombrer dans la démence illusoire de cette vie n’avait était que frêle esquif face à une tempête à venir. Ce voile sombre et insipide semblait se déchirer en un seul point, lumière révélatrice d’un souhait ardemment désiré… Malgré tout ce temps, toute cette haine, cette colère accumulée en moi au fil des années, je sentais remuer en moi les souvenirs d’un enfant joyeux mais meurtris par le destin… Je sentais ressurgir de vieilles émotions que je ne voulais pourtant plus ressentir, plus jamais effleurer du doigt tant elles pouvaient être synonyme de souffrance abominable une fois que leur chaleur se serait de nouveau transformée en glace sanglante. Mais malgré ces certitudes, cette irrépressible envie de tout enfermer dans un repli de mon cœur et de laisser ce voile se reformer, cette lumière aveuglante fit ressurgir une chose que je ne pouvais réellement oublié… C’était les visions de mon propre passé, vision d’une vie encore paisible même si baignée de douleurs lancinantes, revoyant dans un coin de mon esprit un de ces matins joyeux où je me dressais entre mes deux sœurs adorés pour miroiter d’un regard gourmand le soleil se lever au dessus du désert de Suna.

Un bruit me tira alors de mes pensées, le bruit d’un pas feutré écrasant une herbe fraîche couverte des éclats de cristal d’une rosée matinale froide et impétueuse. L’hôtesse d’une nuit était apparemment sortie plutôt tôt afin de faire je ne savais quels commissions. Je la vis me sourire et tendre une main amicale au dessus de sa tête, la dandinant de droite à gauche pour faire le signe d’un salut joyeux. Lui répondant par un vague signe de la main, et un sourire léger, je la vis repasser le seuil de la porte pour ressurgir à peine une minute après non loin derrière moi, prenant alors la parole d’une voix claironnante pour me saluer de vive voix et me quémander le confort nocturne. Je lui répondis alors d’une voix neutre et un brin renfrognée :


-Bien le bonjour jeune dame. Nuit courte en effet, mais assez reposante quand même…

La regardant ranger une veste, puis s’occuper à se préparer un vague déjeuner, je fis de même en sortant d’une poche deux feuilles d’arbres centenaires d’une large épaisseur, et d’une effarante longueur qui enveloppaient un imposant biscuit que j’avais appris à préparer autrefois en compagnie de ma propre mère… En repensant à cette femme qui avait autrefois était tant une source de réconfort que d’amour que je ne possédais désormais plus, je sentis une légère larme faire exploser l’iris flamboyante de mon œil… Passant rapidement une main pour l’essuyer, j’espérais évidemment que ne l’ait guère aperçue… Puis, croquant dans le biscuit qui était une forte source d’énergie, je l’écoutais m’adresser une nouvelle fois la parole… Prenant d’abord le temps de terminer ma ration matinale, je lui souriais avant de répondre :

-Peu importe l’heure, tant que le document est livré, il n’y aura aucun souci, même si au plus tôt sera le mieux. Toutefois, après cette livraison, je devrai me rendre dans un autre lieu de la ville pour une autre opération qui cette fois est du domaine du secret… Toutefois, permets-moi d’aller d’abord me changer, je ne me sens guère l’envie de sortir en tenue nocturne.

Lui tournant le dos, je remontais les escaliers pour me rendre dans la chambre dans laquelle je venais de passer la nuit afin de rassembler mes affaires, je laissais tomber à terre ensuite le kimono bleue sombre, me retrouvant à nue dans la pièce, afin d’enfiler rapidement un sous vêtement. Passant le doigt dans mon dos, je me surprenais moi-même de ressentir une telle froideur dans ma chaire… Je sortis ensuite ce qui semblait être un autre kimono, bien que bien plus riche que ceux que je portais d’habitude. Complètement noir, il était toutefois recouverts de ramifications dorés, faites avec du fil d’or. D’autres coutures argentées venaient agrémenter le style de la tenue afin de se perdre dans un mince col à fourrure blanche. Entrouvert sur le torse, je pus accrocher autour de mon cos un épais coller d’or dans lequel était sertis un imposant rubis. Puis, j’enfilais des gants d’un noir pesant, et les bottes assortis. Attrapant ma longue chevelure d’un noir de jais, je la fis passer par-dessus mon épaule avant de la nouer une sorte de queue de cheval qui reposait non pas dans le dos, mais devant moi, descendant de mon épaule jusqu’à mon abdomen. Puis, j’attacher un masque à l’effigie d’un démon sur le côté gauche de ma tête, laissant mon visage à l’air libre. Redescendant après avoir scellé de nouveau mes affaires dans un parchemin, j’attachais à ma taille un katana à la lame d’un noir profond dans un fourreau de satin.

-Bien, je suis prêt, nous pouvons y aller si tu le désires.
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Mer 8 Déc 2010 - 13:02

Il m'avait répondu comme quelqu'un qui vient de se réveiller et qui n'a pas envie qu'on le dérange , cela me fit sourire intérieurement , les garçons étaient souvent gronchons au réveil je l'avais oublié mais je n'en ramenais pas souvent à la maison quoique ... J'avais acheté plein de choses pour le déjeuner mais je le vis manger un espèce de biscuit sec , encore un de ces biscuits hypra nutritif que je trouve pour ma part sans saveur , je me délectais donc d'un bon café bien serré vu la journée et la nuit que je venais de passer . Je le sirotais doucement laissant la chaleur m'envahir après m'etre promenée à l'aube qui je dois dire était assez fraiche aujourd'hui , puis il daigna m'adresser la parole pour répondre à ma question après avoir manger la derniere miette de son encas .


-Peu importe l’heure, tant que le document est livré, il n’y aura aucun souci, même si au plus tôt sera le mieux. Toutefois, après cette livraison, je devrai me rendre dans un autre lieu de la ville pour une autre opération qui cette fois est du domaine du secret… Toutefois, permets-moi d’aller d’abord me changer, je ne me sens guère l’envie de sortir en tenue nocturne.

Je faillis m'étrangler avec mon café et mourrait d'envie d'éclater de rire , je mordis ma lèvre pour ne pas le faire je dois dire , il se détourna alors et je le vis monter les escaliers . Pourquoi aurais-je voulu qu'il sorte en pyjama ? je ne lui avais pas demandé de sortir maintenant et pour moi cela paraissait évident qu'il aille s'habiller ... Je tournais la tête et me regardais dans le miroir en croquant dans un des savoureux biscuit aux amandes que j'avais acheté . Les cheveux ébouriffés un bout de biscuit dans la bouche , en nuisette , je me fis sourire moi même . Je finis de déjeuner puis je m'empressais d'aller dans la salle de bain pour arranger cela . Je l'entendais lui aussi se préparer dans ma chambre , je m'habillais donc rapidement en manquant de tomber en enfilant ma jupe car je voulais être prête avant lui . Je me retrouvais donc en brassiere et jupe car disons que c'est rapide à mettre plutôt que 3 couches de vêtements , et puis c'est aussi plus attrayant aux yeux d'un garçon de lui laisser voir vos courbes et le laisser s'imaginer le reste . Je me fis un rapide chignon en y plantant 2 baguettes métalliques pour qu'il tienne , attachant ma bourse à ma cuisse et ma ceinture à ma taille en y accrochant le fourreau de mon katana et rangeant ce dernier dans celui-ci . Je m'approchais de la glace et mis un far à paupières noir en plus que le mascara et le crayon khol habituel . Mes yeux n'en ressortaient que plus ,je regardais le résultat final au moins maintenant j'étais présentable .Je sortis rapidement de la salle de bain et entendait Setsuri dans ma chambre , je descendis l'escalier et a peine arrivais-je dans la cuisine que je l'entendis descendre les marches . Je me reservis une tasse de café que je bu d'une traite et fis la grimace ,en regardant Setsuri qui venait d'apparaitre je l'avais un peu trop corsé tout de même.

-Bien, je suis prêt, nous pouvons y aller si tu le désires.

J'acquiescai et nous sortimes . Je refermais la porte derrière nous et nous avancèrent silencieusement , petit à petit en se rapprochant du coeur du village on pouvait voir celui-ci se reveiller . Ce masque qu'il portait sur le coté de son visage était étrange , semblable a celui d'un anbu , mais il était également totalement different . Je ne me posais pas trop de question sur le pourquoi qu'il porte ce masque car après tout j'étais en brassière et en jupe courte alors qu'il faisait froid et que la brume commencait à peine a disparaitre . Nous arrivames au bout d'un quart d'heure de marche à une allure soutenue au coeur du village , celui-ci était désormais en ébullition , les commerçants à leurs étalages et les habitants se rendant à leur travail ou à leurs emplettes . Nous continuames à avancer , nous frayant un chemin parmi parfois une petite foule de personne rassemblée en un endroit pour une raison inconnu . Plusieurs fois je vis un jeune homme me sourire en me regardant de haut en bas , je n'y pretais guere attention j'avais d'autre chose à faire pour le moment . Setsuri marchait a coté de moi , un air solennel . Je lui souris plusieurs fois en me retournant vers lui . Enfin nous arrivames au plais du Mizukage . Un homme attendait au dehors et son regard s'attarda sur nous , puis il avanca vers nous ,je l'avais déjà vu quelque part celui-là ... sa tête me disait quelque chose , et là ce souvenir douloureux me revint .
Je le vis se pencher vers moi et poser sa main sur mon épaule prononçant ces mots qui avait réduit ma vie à néant , " ils ne reviendront pas " un horrible frisson me traversa et je me sentis mal . Je fermais les yeux un instant et les rouvris, l'homme était désormais face à nous , inconsciemment je serrais les poings et tremblait .







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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Mer 15 Déc 2010 - 16:19

Le temps se déroule, inlassablement et abat sur nous sa triste et odieuse miséricorde dans un chant entrelacés de fils d’argents, ainsi la vie elle-même s’étend tel une corde d’or aux filaments tissés de façon si complexe qu’elle en demeure intouchable et incompréhensible. Pour tout être que nous sommes, il varie inlassablement, s’écoule aussi imperturbable qu’une immense montagne de pierre noire se dressant tel un gardien des souvenirs perdus face aux puissances de la nature et des actions néfastes des hommes. Déchirant le voile brumeux de l’inconscient et de la volonté même, il s’affiche comme le roi des lumières et des ténèbres insondables de l’existence, dominant tout et rien, étant le tout et le rien… Ceci est une de ces vérités universelles qui avait au moins le mérite de ne pas être entaché du nom des dieux corrompus manipulant tout selon leurs bons vouloir, le temps était une de ces entités si supérieurs que même eux ne pouvaient oser en convoiter la force, sous peine d’en payer un tribu que même toutes les puissances de l’univers réunis ne pourraient espérer atteindre. Florissant tel un arbre aux multiples ramures, branchages poussant au fil d’une imagination naturelle et inconsciente, se dressant fièrement et poussant de plus en plus haut vers le ciel avant de se recouvrir d’une parure céleste brillant des milles éclats de la vie elle-même, chaleur et froideur doucereuse et fruitée, le temps prends lui aussi de multiples ramifications et en demeure ainsi un être incompréhensible et inaccessible… C’est ainsi que ce temps si fantasque et puissant s’était déroulé tel une terrible tapisserie au couronnement imaginaire et imprévisible, semblant prendre un plaisir pervers à faire paraître certaines choses beaucoup trop rapide alors qu’elles devraient durer bien plus afin de pouvoir en goûter le véritable nectar, tandis que d’autres passages moins intéressant et parfois lourd de sentences semblaient rire de nous autres mortels et de s’allonger le plus possible pour nous obliger à supporter l’insipide odeur qui en émanait. C’était ce qui s’était passé ici en ces deux derniers jours dans ce village saugrenu de Kiri, le temps semblant rire de moi qui pour une fois dans ma maigre vie, avais eu l’impression de vivre en humain, et non pas en déicide auto proclamé. Mais malgré tout, il était évident que toute chose avait évidemment une fin, et l’heure de reprendre le chemin du guerrier et des malversations de l’ombre approchait… En effet, outre ma mission officielle de délivrer un message à un de ces pompeux hauts conseillers du village caché de la brume, je devais aussi délivrer, à ce même homme, un tout autre message appartenant à un tout autre supérieur à qui j’offrais mes services en tant que mercenaire tant que celui-ci aurait de quoi rassasier ma soif innommable de puissance et de savoir afin de pouvoir obtenir la connaissance et la force nécessaire pour me dresser dans le ciel contre les dieux eux-mêmes armé de mes crocs de ténèbres, tel un lion maléfique prêt à déchirer ciel et terre pour prouver qu’un simple mortel avait l’étoffe d’un dieu capable de terrasser les autres. Cette missive avait pour but de lui délivrer de nouvelles instructions afin de permettre à l’Akatsuki de pouvoir envahir cette cité avec plus de facilités dans un avenir plus ou moins proche… En effet, cet homme était de mèche avec nous autres les démons de l’ombre… Egoïste, egocentrique, obsédé par le pouvoir et la reconnaissance, cet homme était en perpétuel contradiction avec l’actuel régime du village et son kage qu’il jugeait être un idiot incompétent, et particulièrement, un traître de la pire espèce… En effet, j’avais découvert avec une surprise manifeste que l’homme qui se terrait en ces lieux sous le poste de l’actuel Mizukage était un traître de l’organisation de la lune rouge… Quelle ironie du sort pour cet homme qui avait décidé de s’éloigner des ténèbres alors que celles-ci allaient dans un avenir proche le rattraper et probablement le dévorer entier pour le traîner dans les sentiers perdus de la déchéance ultime, dans les portes enflammés de l’enfer.

Accompagné de cette femme qui s’était porté garante de moi durant ce séjour dans ce futur village ennemi, et probablement aussi, dans cette future ruine, je me laissais aller à paraître plus renfermé et solennel que je ne l’étais d’ordinaire, arborant souvent en général un visage sombre, froid, implacable, mais empreint d’ironie malsaine et de méchanceté hautaine. Le village semblait tout juste se réveiller, une brume légère et glaciale venant mordre les chairs d’une froideur menaçante… et pour couronner le tout, un vent sec soufflait par rafales entrecoupés de moment de calmes, faisant tomber de façon drastique la température durant ces périodes où ce maudit vent prenait un plaisir malsain à accentuer les morsures glaciale de la matinée nouvelle. Je me retenais à grande peines de claquer violemment des dents, ce qui aurait démolit le visage sérieux que je tentais d’arborer difficilement, ainsi grande fut ma surprise de la voire elle sortir dans une tenue légère et courte, à limite de l’aguicheuse même si on en jugeait le froid mauvais qui régnait en cette période de la journée. Mais je ne relevais guère plus cela, étant plus préoccupé par la suite des évènements en ce village que par sa tenue… En effet, après avoir délivré le double message, j’avais une toute autre mission à remplir en compagnie d’espions placés sous mes ordres dans ce village, tout comme ceux d Kumo… Ce groupe que j’avais nommé la Main Noire était mon escouade d’espions personnels, raclant les fonds de tiroirs des villages pour en écorcher la vraie richesse, les informations. Je me devais aussi de les accompagner pour une mission capitale qui visait à profiter d’une absence courte du Mizukage dans l’après midi pour pénétrer en secret ses appartements et emmagasiner le maximum d’informations en en faisant des copies scellés dans des parchemins spéciaux que j’avais apportés et qui étaient stockées dans la sacoche que je portais sur mon flanc droit.

Il ne nous fallut guère plus d’une quinzaine de minutes pour atteindre la tour du Mizukage où se tenait un homme en tunique pourpre longue et sombre, arborant lui aussi un rubis autour de son cou, incrusté dans un énorme pendentif, marque de l’appartenance à la Main Noire elle-même. En effet, cet homme était la meilleure source d’informations qui soit dans ce village, et c’était grâce à lui que nous avions appris le départ du Mizukage pour l’après midi… Cet homme vint alors vers nous, et je pus observer du coin de l’œil ma compagne du jour serrer les poings, visiblement en proie à une colère sourde… Elle semblait porter un grief personnel envers ce conseillé, mais peu m’en importait.


M’inclinant légèrement avant de me redresser, je pris alors la parole :

-Monseigneur Oshirio… Vous me voyez honoré de votre présence… Voici ce dont le Seigneur Raikage m’a fait quérir de vous apporter en mains propres…
-Bien bien… Nous attendions ceci depuis déjà un long moment dans le conseil…
-Et à présent, permettez moi de vous adresser la parole en tant qu’émissaire de ‘vous savez qui’…


Saisissant mon masque, je le plaquais sur mon visage avant de reprendre de façon froide et doucereuse :

-Voici un autre rouleau… Soyez prêt pour cette tâche Monseigneur…
-Evidemment… Evidemment… Si vous voulez bien m’excuser, j’ai des préparatifs à faire en vue d’une tâche importante…


Repartant vers la tour du Mizukage, je m’adressais ensuite à la jeune guerrière de Kiri.

-L’heure de nous quitter est venu… Je dois a présent réaliser une tâche frappé du sceau du secret défense de mon village, et je ne puis te laisser m’accompagner plus longtemps car c’est une tâche dangereuse et qui est l’affaire des autorités de Kumo…

Repoussant momentanément mon masque, je me penchais sur elle pour poser une main sur son front avant de déclarer :

-Ne laisses pas la haine et le désespoir te dévorer femme, ou bien comme l’aigle noir tu tomberas en enfer lorsque le jour du jugement viendras. Adieu.

Reposant mon masque sur mon visage, je partis alors vers cette mission d’espionnage qui n’importait pas à Kumo, mais à l’Akatsuki.
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MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Jeu 16 Déc 2010 - 17:27

Je le fixais ,cet homme autrefois annonciateur de mes malheurs , son visage s'était pourvu de quelques rides malgrès le fait qu'il ne soit pas encore un vieillard , j'aurais préféré , cela m'aurait donné une raison de ne pas le frapper . Il s'approcha avec un sourire fier que je n'aimais pas , un faux sourire , factice , institutionnel , juste pour faire bonne figure . Cet homme me répugnait au plus haut point , bien que ce ne soit pas forcément de sa faute , mais de toute façon qu'y puis-je . Ils commencèrent à parler mais je ne prêtais guère attention à ce discours pompeux plein de courbettes . Il repartit sitôt qu'ils eurent fini leur conversation , rangeant un rouleau sous sa veste avec un air satisfait , mais après tout un homme aussi vaniteux que lui ça ne m'étonne pas , pour ce qui est de se venter il était toujours le premier mais en vérité c'est un froussard prétentieux .
En fin de soirée au bar chaque fin de mois quand tous ces ivrognes buralistes hurlaient de rire en racontant des blagues perverses , draguant la moindre femme passant ,ils ne s'arreteait pas de raconter ses aventures se faisant passer pour un héros alors qu'il n'était qu'un pitoyable lèche botte du Mizukage . Les hommes sont vraiment des êtres immondes .
Des créatures répugnantes qui se jouent de vous , se servent de vous tant que vous leur êtes utiles puis vous jettent , vous considèrent comme inférieures , je les méprise .
Cet homme tout particulièrement , se faisait passer pour un puissant ninja ,il ne s'occupait en réalité que de la paperasse car c'est bien connu les hauts dirigeants ne risquent pas leur peau , ou même de se salir sauf en cas d'extrême nécessité . Je le regardais donc avec mépris repartir . Setsuri se tourna alors vers moi , relevant un instant son masque pour me dire adieu , il posa alors une main sur mon front et me dis une phrase qui me donna littéralement envie de le tuer :


-"Ne laisses pas la haine et le désespoir te dévorer femme, ou bien comme l’aigle noir tu tomberas en enfer lorsque le jour du jugement viendras. Adieu."


Un tremblement me parcouru l'échine , " femme " de quel droit m'appelait-il ainsi , les hommes se pensent supérieurs et nous considèrent commes des sous-fifres ou un simple objet . On ne les appelle pas " homme " que je sache et si mes parents m'ont donnée un nom c'est pour une bonne raison . Et qui était-il pour me juger , le desespoir me ronge depuis mon enfance , il fait partie intégrante de mon être , d'ailleurs je me demande comment cela serait désormais de vivre sans lui ... La haine me sert de nourriture c'est elle qui me maintient en vie sinon je ne serais plus là depuis longtemps , une seule chose , le tuer , celui qui m'a volé mes parents et mon enfance , les tuer tous , ces traitres qui n'éprouvent aucun sentiment ne méritent pas de vivre . Je sais pertinemment que je suis pas encore assez forte pour cela et c'est dans ce seul but que je m'acharne à m'entrainer pour parvenir enfin à pouvoir évicerer ces hommes si répugnants , sentir leur coeur encore battant dans ma main et les regarder mourir lentement , regardant leurs yeux pâlir en sombrant doucement dans l'étreinte de la mort . Leur sang se répandant sur le sol , cette douce chaleur sur mes mains de cette belle couleur carmin , ce goût sur mes lèvres lorsque je passe lentement ma lame sur le coin de celles-ci afin de récuperer quelques gouttes de cet élixir . Je ne suis pas de nature sadique lorsque je tue une personne , mais ces personnes là ,ces sales traitres , les faire souffrir est un plaisir , leur montrer ce que j'ai pu ressentir pendant temps d'années , leur faire payer le prix de leur lâcheté . Tout cela pour dire que haine et desespoir sont comme les fils d'Ariane de ma vie que je suis peu à peu , sans savoir vraiment ou cela va me mener , en l'Enfer dit-il , si il existe alors j'y suis depuis longtemps , plongé dans cette solitude éternelle de regrets et de souffrance , de culpabilité sans pouvoir en sortir , m'enfonçant peu a peu dans ses ténèbres perpétuelles .
Je le regardais en serrant fermement les poings et lui répondis brièvement et séchement

- " Adieu . Et ne t'avise pas de me juger sans me connaitre , homme . "

Puis je détournais les talons , marchant vivement afin de me réchauffer car à force de rester planté là la froideur du matin commençait à se faire ressentir . Je repartis donc chez moi , me frictionnant vivement les bras , énervée et en même temps avec cette boule au creux de l'estomac , l'impression que cette plaie en moi n'avait jamais était aussi douloureuse quand cet instant depuis bien longtemps ...
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Sam 18 Déc 2010 - 15:34

Bon et bien tel un gentleman je dis " Honneur aux Dames " =) Donc Tsuki passe en premier ^^

Tsuki :

1er post > Post court et peu passionant à lire , c'est dommage, 10 points

2 ème post > 15 points

3 ème post > 12 points

4 ème post > 13 points

5 ème post > 15 points

6 ème post > 13 points

7 ème post > 13 points

8 ème post > 10 points

9 ème post > 13 points

10 ème post > 15 points

Setsuri

1 er post > 30 points

2 ème post > 20 points

3 ème post > 25 points

4 ème post > 25 points

5 ème post > 30 points

6 ème post > 20 points

7 ème post > 23 points

8 ème post > 20 points

9 ème post > 25 points

10 ème post > 18 points
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Reminiscence et quête [PV Tsuki] Sam 18 Déc 2010 - 20:02

    Les points sont ajoutés. Merci Sanka Wink .
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Reminiscence et quête [PV Tsuki]

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