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Tu pourras ainsi rentrer dans la famille NNr' et découvrir la folie des membres sur le forum ! ^^

A bientôt.

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Une nuit pleine de tristesse(PV Juka)

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MessageSujet: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Sam 3 Déc 2011 - 14:23

.:: Enfin !!! ::.


Mes larmes avaient enfin arrêté de couler et sécher. Je savais que c’est larmes s’estomperais temporairement seulement car il me restait encore beaucoup de chemin et le simple fait de penser a ce que je venais de vivre faisait remonter l’émotion. Une émotion que j’aurais préférer ne jamais ressentir. Mais heureusement que je n’étais pas seul a subir cette peine qui avait brusquement envahi tout mon être et d’après ce que j’avais pu constater mes deux compagnons étaient aussi affecté que moi et Juka l’était surement bien plus que Toshiro et moi. Elle avait le visage totalement ravagé par la tristesse, elle qui avait toujours fait preuve d’énormément d’enthousiasme et de joie de vivre on voyait clairement qu’elle était totalement désemparé, elle avait surement été fragilisé par la chute de … putain, le simple fait d’y repenser m’empêche de m’exprimer. Faire face a la dur réalité était la seule solution pour ne pas pété un câble pour de bon, hélas celle qui faisait battre mon cœur semblait ne toujours pas y croire, je ne voulais surtout pas la brusquer car je la savais mentalement fragile en ce moment. Ma honte revenait me hanter quand je la voyais dans cette état .C’était quand même de ma faute si elle était a deux doigts de la crise de nerf et rien de ce que je pourrais lui dire n’arrangerais la situation. Le seul qui avait l’air a peu près rationnel était Toshiro Kodo le véritable frère de Fujita. Mon dieu que j’aurais aimé être comme lui un homme fort capable d’encaisser une nouvelle pareil et de s’en servir comme motivation pour se venger, hélas ce n’était pas mon cas.

Nous étions en route pour le village d’Hayashi, un village que j’avais conquis avec Juka et Satoshi il y a quelque temps, c’était surement l’endroit le plus sur pour nous en ce moment car personne ne penserait qu’on y irait se terrer dans une province de Konoha. De tout façon notre temps serait compté la bas, nous ne passerions que très peu de temps. Le mouvement est l’outil de travail du fugitif, si nous restons fixes trop longtemps on finirait par ce faire capturer et ramener a Konoha avant qu’on ait eu le temps de dire ouf. J’avais la tête baissé depuis notre départ du village, la honte et le chagrin semblait appuyer sur mon dos pour ne pas que je vois exactement ou je vais, mais la j’avais un peu plus de force pour lutter car je devais conduire Juka et Toshiro la bas, dans la seule cachette qui m’était venu a l’esprit. Je n’arrivais pas a dire le moindre mot et le voyage fut un moment de silence quasi parfait. C’était très dur a supporter. Je me retournais souvent pour voir si ils suivaient et surtout Juka, elle m’inquiétait un peu depuis notre départ, elle n’était plus du tout la même. J’avais peur qu’elle finisse par devenir folle. Il fallait lui faire entendre raison mais je préférais attendre ce soir car nous arrêté était une chose a évité. Nous n’avions que peu d’avance et nous ne devions surtout pas la perdre. Je me demandais comment je faisais pour penser comme ça alors que mon amie souffre, je me dégoutais un peu mais c’était surement mon caractère ninja qui avait pris le dessus.

Nous avions quand-même un peu de chance car la nuit approchait. Je connaissais les ninjas de Konoha. Ils savent bien que poursuivre un ennemi dans le noir est totalement inutile et bien trop dangereux pour tout les membres de son équipe, je l’avais déjà vu plusieurs fois, des équipes avaient été réduites a néant parce que le chef avait été trop téméraire. Je savais que nous nous aurions l’avantage d’être les poursuivis. Il ne devait rester que quelque kilomètre avant notre destination. Je ne pouvais pas penser a accélérer car je pensais a elle, je ne pouvais pas lui en demander tant, en tout cas pas tout de suite. Environ des ou quatre heures de marches, nous avions quand même avancé relativement vite. Nous n’étions peut-être pas encore en sécurité mais le déclin progressif du soleil jouait en notre faveur nous devions en profiter pour les ralentir un peu plus comment et bien en leurs offrant ce qu’ils voulaient c'est-à-dire au moins l’un de nous, mais en faisant en sorte qu’aucun d’eux ne puisse plus nous poursuivre après. Et mes clones étaient surement les plus utile a ce petit jeu. J’allais leurs faire exactement ce que j’avais fait a la tour, les faire sauter. Je n’avais pas d’autre choix si je voulais nous protéger. Je fis donc un clone en lui donnant uniquement un Kunai que j’avais préparé avec soins. Ce serait un second feu d’artifice. Je n’aurais jamais imaginé devoir abattre des ninjas de Konoha mais je n’avais pas vraiment le choix. Je ne voulais pas avoir a faire ça devant eux donc nous avions continué notre chemin. Je n’avais quasiment plus de chakra car avec tout ce que j’avais utilisé durant la bataille continuer a utilisé mon Bakuton tapait un grand coup dans mes réserves. Je savais que j’avais épuisé mon cota d’explosion pour aujourd’hui.

J’avais attendu dix minutes avant de sentir quelque chose qui me disait « ils sont la ». Je me contentais de fermer les yeux et de murmurer « Boom » et la un énorme bruit d’explosion retentit au loin derrière nous. Je ne savais pas vraiment si ils étaient tous mort mais au moins ils n’étaient pas tous intact et surement plus en état de nous chercher. Nous avons marché pendant encore des heures et des heures et c’est la que je vis une porte que j’avais déjà franchis une fois celle d’Hayashi, nous touchions au but et le soleil le sol. Nous étions pour le moment en sécurité mais il fallait tout de même faire vite si nous voulions pouvoir bouger a guise plus tard. Nous n’avions rien pris pour dormir donc nous serions un peu obliger dormir dans l’auberge. Heureusement que les communications étaient longue sinon nous serions vraiment mal barré. Mais bon passons a autre chose. Il nous fallait du repos. Et avoir une chambre commune pour nous trois n’était apparemment pas possible. Trois chambres, nous avions été obligés d’en prendre trois pour que le gérant nous laisse dormir ici. Enfin notre voyage était terminer. Pour le moment mais le pire était encore a venir.
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Sam 3 Déc 2011 - 15:45

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    Pas besoin d'une étincelle
    Pour provoquer une explosion incontrôlée.



    Un chaos irréversible, une douleur sans pareille ... Voilà ce que je portais dans mon coeur et je sens qu’il n’est pas prêt de s’en aller, oh que non ... Traînant mes pas, je suivais mes deux amis, mes pas me guidaient de manière mécanique, je ne savais pas si je me rendais compte de quoi que ce soit à ce moment-là ... Je ressemblait à un zombie errant, à une marionette qu’on l’ordonne de suivre ses maîtres. Voilà tout ... Rien d’autre. Chaque respiration que je devais effectuer était toute une bataille, cela m’était pénible, et cette douleur au ventre s’intensifiait dangereusement. Du mieux que je pouvais, malgré que je gaspillais inutilement du chakra, le masquais cette profonde entaille. Manquait plus qu’on me voit avec la blessure ... Je suis déjà assez minable ainsi, même si cela pourrait s’avérer surprenant que je n’ai même pas une égratinure sur moi. Détrompez-vous, le Camouflage fait tout son travail ... Malgré tout, malgré mon état, malgré cette situation, ma fierté s’exposait tout de même, que je suis idiote ... Je ne servais à rien, mais je ne voulais pas que Kaitaro se mette à s’inquiéter pour cette entaille. Pourtant, je me vide de mon sang ... Pourtant, il faut la soigner, elle va s’infecter ... Je suis consciente que je cours un certain risque très stupide, mais je refusais de me montrer plus faible que je le suis déjà ... C’était déjà si humiliant comme ça.

    Les scènes de Konoha tournaient en boucle dans ma tête, comme les expressions angéliques de Hokage-sama ... Je me pinça les lèvres et m’enlaça avec mes propres bras, comme pour me protéger. Je sentis ma lèvre trembler, il ne fallait pas que je pleure devant eux. J’ai déjà osé verser des larmes en cachette, mais ce ne sera pas devant eux ... Non. Pas moi, et surtout on a autre chose en tête, c’est de se sauver la peau, et non écouter les lamentations pitoyables d’un être tel que moi. Hahah, quelle ironie ... Moi, la prestigieuse Kiyomizu, vantant à qui voulait l’entendre mes mérites, me réduis à cela ... C’est tristement pathétique.
    Je n’osais lever les yeux et au loin, dans ma tête embrumée, j’entendais les pas de mes amis, c’est ce qui me permettait de les suivre. A quoi bon ? Je me sentais inutile, je me sentais misérable, pourquoi m’ont-ils emmené ... ? Je ne suis qu’une ... Chose sans importance. Pourquoi ... Pourquoi je n’arrivais pas à relever ma tête, comme Toshiro le fait ? Pourquoi je n’arrive pas à garder mon sang froid, comme Kaitaro le fait ? Je suis si faible ... Ce n’est pas la première fois que je subis une perte ni sûrement la dernière, malheureusement. Pourquoi je n’arrive pas à me remettre de cette perte ?! Parce que Hokage sama était une personne unique à qui j’ai offert mon respect ... Je n’accepte pas, je refuse cette idée qu’il soit ... Non !!

    Je voyais vaguement Kaitaro faire un clône mais mon cerveau ne suivit pas ce qu’il faisait ... Oh, après tout, peu importe ... Je ne savais plus quoi penser, quoi faire ... Tout ce que je faisais c’est de les suivre, tandis que mon esprit me tourmentait, me narguait, cherchant à m’achever ... Le chemin me disais très vaguement quelque chose, après tout vous savez à quel point mon sens d’orientation est pitoyable, je ne disais rien, donnais aucun signe de vie, si ce n’est que le bruit de mes pas ... Il se faisait tard, je commençais à avoir froid, mais mon corps ne s’en rendait pas vraiment compte ... Je ne me rendais pas compte que je me mis à trembler. Des bruits d’explosions au fond, derrière nous, je ne sourcilla même pas, comme si c’était un simple chant d’oiseau, donc quelque chose de banal.

    Finalement nous arrivâmes à destination, on franchit une porte qui ne m’était pas inconnue. Je me daigna enfin, après ces heures de marches, de lever ma tête et je reconnus, en effet, cet endroit – Hayashi. Même cette ville me fait penser à ces souvenirs de Konoha, cette mission avec Kaitaro et Satoshi, donnée par ... Lui ... Je soupira péniblement, ma poitrine me faisait mal, et continuais à les suivre tel un pantin sans vie. Combien de temps avons-nous marché ? Je n’en ai pas la moindre idée et à vrai dire, je m’en moque complètement, je n’arrivais pas à me concentrer sur quoi que ce soit, car mon âme criait la rédemption.
    Les jeunes hommes entrèrent dans une auberge, et la lumière me fit plisser péniblement les yeux, eux qui furent habitués à la lumière de la nuit, depuis nos marches. J’ouïs au loin le propriétaire nous dire qu’il nous donne trois chambres, et une fois la chose faite, je hocha la tête d’un air las, haussant faiblement les épaules. De mes yeux argentés, on ne pouvait plus voir la lueur de vie, comme si j’étais déjà morte ... Oui, je me sentais morte en moi.

    Si j’étais dans un état normal, j’aurais pu apercevoir que cette auberge était acceuillante, mais je ne voyais que de grosses lumières floues qui me dérangeaient. Je voulais juste m’oublier. Qu’est-ce que j’en ai à faire de la décoration de et endroit après tout ? Tout est minable, moi la première ... Tout, sauf mes amis, qui eux, sont incroyablement forts.

    Arrivée à la porte coulissante de ma chambre, se trouvant visiblement à côté de celle de Kaitaro, je la fis glisser d’un air las, comme si elle pesait une tonne, et pénétra avant de la refermer silencieusement derrière moi. Je sais que je n’ai pas prononcé une seule parole à mes amis et j’en suis désolée pour eux, mais ... Je n’étais vraiment pas en état. Je contrôlais ... Cette sensation que quelque chose allait imploser en moi. Ne prenant même pas la peine d’allumer, je m’avança vers le futon et balança mon sac avant de poser mon bâton contre le mur. Un moment passa ainsi, où je regarda bêtement le futon. Et si, tout cela n’était qu’un rêve ? Ce serait si beau ... Trop beau pour être vrai. Lourdement, ma tête se pencha sur le côté. Voilà onze ans que je n’ai pas dormi, et c’est pas cette nuit-là que je vais faire cet exploit, oh que non ...
    Mes pas me firent traîner jusqu’au milieu de la pièce sans but précis et, sentant le poids de mon inutilité, mes jambes cédèrent et je tomba au sol, à genoux. Baissant la tête, je me sentais fantôme dans cette pièce. Rien ne me retenait à être forte, à part pour Kaitaro ... Mes yeux s’humidifiaient. Je ne comprends pas. Quelque chose cloche. Comment ... Comment cela se faisait-il qu’ils tenaient le coup ?! Ils gardaient la tête haute, tandis que je sentais tout en moi se détruire ... Cela m’énervait comme me dégoûtait, bizarrement. Quelque part, je commençais à leur en vouloir d’avoir cette force, mais je trouvais cela injuste ... Injuste !! Comment cela se faisait-il que je sois dans cet état, et pas eux ?! Un sanglot s’échappa de mes lèvres que je masqua par un toussotement soudain qui me fit sentir un goût métallique dans ma bouche. Mon corps se décomposait, je devais me soigner, mais je refusais de me montrer ainsi ... Je stoppa ma technique du Camouflage et m’observa péniblement. Mes coudes et mes genoux étaient quelque peu usés par la guerre, mais rien de grave ... Cependant ... Ma main se porta à ma blessure au ventre et je fis, portant mes doigts devant mes yeux, du sang, beaucoup de sang. Je grimaça de douleur, me pliant en deux, sentant cette blessure me tuer à petit feux, et me rappellait douloureusement cette foutue guerre qui nous a anéanti ... Non, qui m’a anéanti !! Je leur en voulais !! Oui je leur en voulais d’avoir l’air aussi impassible, bien que cela pouvait bien être erroné, bien que cela pouvait bien s’agir du fait qu’ils gardent la raison, la maturité ... Eh bien, ma raison à moi, je l’ai perdue !! Il ... Il est mort !!

    Un long et interminable instant passa ainsi, moi, agenouillée pour rien, comme attendant ma fin. Et, dans un élan de colère, me redressa, couinant bruyamment au passage de ce geste brusque qui me donna comme un coup de fouet à la blessure. La peau bougeant ainsi fit un bruit glauque typique d’une grosse plaie ouverte. Je tituba, me repris ... Avant de retenir mon souffle, entendant l’aubergiste passer derrière la porte afin d’annoncer que le repas est servi ... Au diable le repas ... Au diable tout le monde !! Tout est détruit !! J’étais prête à tuer tout l’univers !! Mon poing s’abbatit violemment contre le mur, ce qui provoqua une fissure. A ce moment-là, quelque chose a vraiment implosé en moi. J’en voulais au monde entier !! Oui, au monde entier !! Ne me contrôlant plus, je sentais que si je restais ici, j’allais mettre cette auberge sens dessus dessous ... Je ne suis pas ainsi, vous me connaissez, tendre, respectueuse, sachant garder mon sang froid ... Mais là ... Mais là !! Je me mordis la lèvre avant de m’avancer vers la fenêtre de ma chambre, prendre appui à l’aide de ma main et sauter. Elle ne donnait pas à la rue principale mais à une sorte de champ paisible. Retombant sur mes pieds, le choc me fit de nouveau mal à ma blessure, je sentais le sang couler de plus en plus ... je la négligeais vraiment. Et je me mis à courir, aussi loin que possible, détruisant au passage d’un coup de pied rotatif une barrière, qui explosa littéralement sous mon coup ravageur. Tout en moi explosait, je me sentais comme une bombe humaine et j’étais prête à tuer le premier qui viendra me voir ! Une frénésie folle et incontrôlable prit le dessus de moi, la folie semblait céder face à tout ce que j’ai pu endurer, face à ce deuil que je refuse de faire, face à la perte de ma patrie ... Il me fallait me défouler, et qu’on me voit pas ... Ou bien mettre fin à mes jours, ce serait plus intelligent pour l’espèce humaine, non ?! Des larmes, encore ces foutues larmes qui reviennent ... Dieu que j’avais mal.


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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Sam 3 Déc 2011 - 18:42

.:: Here we go !! ::.



L’orage que cette nouvelle nous avait fait traverser semblait s’estomper peu-a-peu. Surement parce que j’en avais un peu l’habitude mais je trouvais que j’étais un véritable s******d de me dire que le triste sort qu’avait subi celui qui aurait été celui que j’appellerais mon meilleur ami. J’étais vraiment un être dégoutant, de me sentir un peu mieux alors qu’elle souffrait, elle que j’aimais tant, je ne me le cachais plus, j’en étais maintenant sur et je ne comptais plus faire semblant. Il fallait qu’elle soit au courant, peut-être pas tout de suite mais elle l’apprendrait un jour ou l’autre car je refuse de disparaitre sans jamais lui avoir dit ce que j’avais sur le cœur c’était une frustration que je refusais de vivre et bien sur je refusais aussi de vivre sans elle. Juka qui avait su me faire sourire, oublié mes soucis et bien d’autre chose. Je devais l’aider a traverser cette crise. Je me devais de le faire pour elle.

J’étais dans ma chance allongé a regarder le plafond, je voulais les laisser se reposer un peu avant de faire quoi que ce soit, je me demandais un peu ce qu’ils faisaient et dans quel états ils étaient que ce soit physiquement ou mentalement. Je m’inquiétais pour mes deux amis et j’avais mes raisons. Je savais bien que de toutes façon aucun d’entre eux ne voudrait admettre quoi que ce soit. Une trop grande fierté peut-être mais souvent la cause de notre chute. Il fallait savoir la mettre de coté et faire les bons choix, pour l’instant je pense que le mien était bon. Il ne me fallait que quelque instants a patienter avant que je me permette d’allez les voir et peut-être les soigner après tout ils avaient combattus et pouvait s’être blesser. Même si je pense qu’ils l’auraient déjà fais savoir. Une ombre passa devant la porte de ma chambre. Comme j’avais celle en face des escaliers je pensais qu’on venait pour moi et donc j’était déjà sur mes gardes prêt a abattre quiconque viendrais a rentrer ici sans mon autorisation pour le faire. En fait il s’agissait du gérant de l’auberge qui venait dire que le repas était servis. Chic j’avais bien besoin de prendre des forces après tout ce chemin. En me redressant j’entendis un bruit un peu suspect de l’autre coté.

Me demandant ce que ça pouvait bien être je jetai un coup d’œil furtif en pensant qu’il s’agissait d’un de nos poursuivants mais en fait il s’agissait de Juka. Elle semblait partir vers un coin que je n’avais jamais exploré a Hayashi et peut-être elle non plus d’ailleurs. Ce n’était pas normal qu’elle parte de cette façon ce n’était vraiment pas son genre et je ne pense pas du tout qu’elle aurait pu vouloir partir de cette façon. S’enfuir par une fenêtre c’était vraiment quelque chose de prévisible mais elle ne l’aura surement pas fait surtout que partir seul dans le noir dans son état était complètement irréfléchi. Elle pourrait tomber sur n’importe qui et ne pas avoir la force de se défendre et ce même si elle est l’une des meilleurs combattantes que j’ai jamais vu. Je ne pouvais pas rester la a la regarder prendre des risques inconsidérés. Elle n’était pas encore très loin alors autant faire comme elle. Quelque chose n’allait pas et il fallait que je découvre quoi avant que quelque chose de dramatique ce produise encore une fois. J’ouvris grand ma fenêtre et sauta a travers. J’atterris dans l’herbe fraiche que je n’avais plus vraiment sentit depuis ce matin. Je me faisais le plus discret du monde. Je voulais savoir ou elle allait exactement ? Elle n’allait tout de même pas faire un tour juste pour le fun et puis si c’était pour se libérer d’un poids je préférais être la au cas où. Nous avons marcher une petit moment comme ça ? Je me sentais un peu mal a l’aise de l’espionner de la sorte. Je me sentait un peu ridicule de la suivre comme xi je la soupçonnais de vouloir nous trahir.

Nous étions arriver assez loin de l’auberge ? c’était un petit coin calme et isoler. Hayashi ressemblait vraiment a Konoha d’un point de vue architectural. Me cachant derrière un arbre je la regardais. Mais la regarder avec son air désemparer me faisait bien trop mal. Je craignais qu’elle soit un peu contrarier de voir que je l’avais suivi alors j’hésitais a me montrer mais au bout d’un certain temps je n’en pouvais plus. Alors sortant de ma cachette lentement l’air un peu inquiet je m’avançais vers elle.

-Juka …… Est-ce que ça va ??
.
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Sam 3 Déc 2011 - 19:35

Descendante de Narcisse




    Lorsque la raison
    Cède à la folie.



    Mes pas et mes gestent exprimaient vraiment ce que je ressentais à ce moment. Oui, j’étais révoltée, et j’accusais le monde entier ! J’accusais la terre entière de ne pas pleurer la perte d’un être pareil, de notre patrie, j’accusais mes amis qui semblaient s’en remettre et cela me débectait ! C’était stupide, certes, mais avez-vous déjà vu une personne ayant grillé une case penser des choses correctes ? J’en suis l’exemple même. Je suis folle. Hahah oui je suis folle ! J’ai dû perdre la raison en chemin, emportée par la destruction de Konoha ! De la haine, de la tristesse destructrice et de la honte. J’avais terriblement honte !! De n’avoir rien pu faire ... Je suis un véritable monstre. Incapable de défendre ma propre patrie, incapable de protéger un être important.
    Ma respiration était saccadée, je tremblais de tous mes membres, je n’arrivais pas à me concentrer sur autre chose. Je voulais détruire, détruire tout ce qui passait sous ma main ! Je ne comprenais pas comment ils font. Pourquoi ... Pourquoi ?!

    Je m’éloigna suffisament de l’auberge afin de trouver un endroit isolé. Je voulais hurler comme frapper, je voulais m’effondrer en larmes, chose que je ne peux pas me permettre de faire là-bas, au risque d’attirer mon attention. Mes doigts glissèrent sur mon front, prenant au passage mes mèches de devant, et je regarda à nouveau ma main pleine de sang. Il va falloir que j’y remédie, que je banda la blessure au moins, afin de ne pas laisser de traces qui pourront faire croire que je suis blessée ... Je m’assis sur un tronc, détacha complètement les cheveux avant de les ébouriffer en secouant ma tête, ce qui ne fit qu'augmenter ma migrain, j'essayais de calmer ma respiration, qui était saccadée, j’avais peur de finir par faire une crise, et essuya comme je pouvais mon sang sur l’herbe. Se calmer, se calmer ... Oui, c’est ce qui me fallait ...

    ‘’ Juka …… Est-ce que ça va ?? ‘’

    Une voix que j’ai reconnu immédiatement, cependant je sursauta soudainement, je n’ai pas entendu Kaitaro arriver. Non ... Non non non, ce n’était pas le bon moment, il ne faut pas que tu te trouves ici ... Je pourrais faire quelque chose que je regretterais ... Ne vois-tu pas que je ne suis pas dans un état normal ?!
    Je me releva d’un bond et me retourna et, me souvenant que j’avais annulé ma technique de Camouflage, pris brutalement un bout de mon tissu afin de cacher ma blessure au ventre qui était exhibée. Je sais que cela paraissait encore plus suspect ainsi, mais que voulez-vous, je refusais qu’il voit ceci ... En effectuant ce geste, comme par magie, toutes mes blessures et mes égratinures disparurent, et je redevins de nouveau cet être que tout le monde croit qu’il était intact suite à cette guerre. Evidemment, ce n’était qu’une illusion ... J’inspira profondément, me rendant compte que mon regard était meurtrier à en faire froid dans le dos, ma respiration était tremblante et saccadée, j’essayais de me contrôler. Une fois la chose faite, ma main gauche arrive jusqu’à mon épaule droite, comme essayant de me protéger ... D’un danger qui n’était pas présent d’ailleurs. C’était juste Kaitaro, à la fin, il n’allait pas m’attaquer ! A moins que ce soit que je le protège de moi ...
    Sa question me laissa stupéfaite comme m’énerva encore plus. Comment pouvait-il penser que j’allais bien ? Ce geste inquièt et tendre m’aurait attendri normalement, mais là je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas comment il pouvait me questionner une chose pareille ! Comment pourrait-je aller bien, alors que tout s’écroule autour de moi, alors que j’ai cette sensation que quelque chose est en train de mourir lentement et dans d’atroces souffrances en moi ? Comment faisait-il pour garder son sang froid ?! Non, je refusais d’admettre qu’il s’en remettait comme ça !

    ‘’ Oui ... Oui bien sûr, tout va b ... Bien, Kaitaro ! ‘’ M’exclamais-je soudainement d’une manière des plus ironiques, esquissant un sourire des plus stressés. J’écarta mes bras, malgré que je tremblais tant, comme lui prouvant mes dires. ‘’ J ... Je ... Konoha est détruit, on a déserté ... Oui ! Très bien ! ‘’ Un rire des plus nerveux comme effrayant sortit de mes lèvres, on pouvait vraiment entendre que j’avais complètement perdu la raison. La conversation était aussi inutile qu’un homme sain et gardant la tête sur ses épaules entretenait avec une véritable folle. ‘’ Hokage-sama n’est plus, oui, oui oui ... Et moi je n’arrive pas à me remettre par tant de perte ! Vous vous en remettez ... Oui, je suis contente pour vous, hahah ... Eh bien moi je n’arrive pas ! Je n’arrive pas !!! ‘’

    Ma dernière phrase se finit dans un hurlement à en faire froid dans le dos et mon poing s’abbatit violement contre un rocher, et un craquement suspect se fit entendre. Je ne sentais même plus aucune douleur physique, sauf une – cette satanée blessure au ventre. A ce geste brusque mon souffle fut coupé de manière brutale, et repris la respiration comme si je sortais d’une longue apnée. Je sentais cette profonde entaille me faire mourir à petits feux mais me redressa brusquement, comme si ne rien était, paraissant encore plus suspecte. Malgré tout, je m’obstinais, je refusais de lui montrer cette fichue blessure.

    Tout mon corps tremblait et j’étais au bord des larmes. Je porta ma main, quelque peu brunie à cause du reste du sang sèché malgré que j’essayais de l’essuyer il y a quelques minutes, au front, et roula mes yeux au ciel, et l’autre se joignit, relevant mes coudes. Je me retourna immédiatement, me mettant de dos à Kaitaro, afin d’éviter de lui montrer les larmes qui apparaissait à nouveau, afin d’éviter l’expression de mon visage qui traduisait la douleur horrible que je ressentais, que ce soit en moi ou cette blessure qui me lançait comme des coups de fouets impitoyables. J’étais tout simplement en train de mourir à petits feux et c’est ma folie en premier qui emportera mon corps, je le sentais ... Hahah Oui je le sentais ! Mais là, il fallait surtout se calmer, Kaitaro était là ... Il fallait vraiment, vraiment que je lui montre mon côté positif. J’osa pas m’excuser face à ma réponse stupide, je ne m’excuse jamais, je n’y arrive pas, cependant je regrettais déjà les paroles que je venais de lui offrir. Cela commençait bien, su-per ... Hahah, oui ... C'est magnifique ! Kaitaro était tout simplement en train d'assister à une scène pitoyable, le pauvre ...



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Kaitaro Nagi~Chef de l'ANBU de Konoha~
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Dim 4 Déc 2011 - 3:35

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Le vent était frais et doux, c’était surement ce qui me rappelait le plus le village que je venais de déserter. En effet konoha était connu pour sa brise légère qui rafraichissait bien et aussi d’autre chose qui n’étaient plus qu’une histoire car maintenant la plupart avait probablement disparut par la faute d’Akari. Tout était arrivé à cause d’Akari en fait. Si elle n’avait pas été celle qu’elle est maintenant nous n’aurions jamais eu à quitter le village. Un village qui me manquait déjà et je n’étais surement pas le seul à en être déjà nostalgique. L’envie d’y retourner était grande mais les raisons qui m’en éloignaient étaient bien plus grandes encore. J’avais cette dernière mission a accomplir pour Fujita. Le venger et rétablir l’ordre a Konoha. Pour l’instant je n’en avais pas encore les moyens mais bientôt ce serait le cas mais il me fallait de mes deux acolytes s’il m’en manquait un je pourrais très bien devenir complètement maboul et ce n’était surement pas la chose la plus pratique pour sauver un village qui allait courir a sa propre perte. Ils me faillaient leurs soutiens et je savais que je l’avais pour l’instant. Mais je me devais de suivre Juka qui était a mes yeux la personne la plus importante en ce moment. Elle avait été fragilisé par tout ce qui venait de ce passé a konoha aujourd’hui.

Elle marchait bizarrement. Etait-ce l’impact que tout ceci avait eu sur son moral ou autre chose. Durant tout le trajet je n’avais pourtant rien remarquer, ne sachant pas trop a quoi m’attendre je ferais mieux de rester la en soutien au cas ou elle aurait un problème quelconque. Je trouvais bizarre de la suite de manière si furtive, j’avais un peu honte de moi. Mes parents m’avaient appris a ne pas fouiller dans la vie privé des gens même si en tant que ninjas je l’avais souvent fait mais la j’étais quelqu’un de tout a fait libre qui n’avait aucune autorisation de faire un truc pareil. Mais je devais savoir ce qu’elle avait, Juka n’était pas dans son assiette et je devais en découvrir la raison même si je pense que la perte de notre ami Fujita en est pour beaucoup dans cette histoire. Elle avait du se sentir un peu abandonné de tous dans sa tristesse car ses deux seuls compagnons arrivaient a faire face a cette réalité que nous aurions tous préférer ignoré mais hélas nous étions bien obligé si nous voulions avancé, et corrigé les erreurs faites aujourd’hui. Nous n’avions pas d’autre choix et elle devrait le comprendre tôt ou tard, mais plus tôt ce serait plus vite elle pourrait aller de l’avant. Je ne voulais surtout pas la braquer contre moi mais il fallait que je le fasse ce soir. Je détestais secouer les gens en tenant des discours aussi dur que celui que j’aurais a lui tenir mais je n’avais pas vraiment le choix ce coup-ci et je le regrettais amèrement.

Je me déplaçais dans l’ombre des arbres le long du chemin, la filature était sans doute l’une de mes spécialités. Nous n’allions surement pas tardez a nous arrêtez et effet au bout de quelques minutes elle se posa. J’étais derrière elle et donc je ne voyais pas du tout ce qu’elle faisait et je n’entendais pas non plus ce qu’elle disait si elle parlait. Je restai dans ma cachette un petit moment en hésitant à me manifester, je me disais que de toute façon elle finirait par remarquer ma présence alors qu’au lieu de me faire griller a l’espionner il valait mieux que je l’aborde. C’était assez compliqué car je devais trouver les mots et hélas mon premier essai ne fut pas très concluant. « Est-ce que ça va ?? » Elle n’avait pas du tout l’air de quelqu’un qui va bien, j’étais vraiment un idiot fini, mais je n’avais pas vraiment trouvé autre chose a lui dire que ça. Je me sentais assez limité dans la situation. Elle avait sursauté et elle adopta un visage sévère en me voyant, elle aurait surement préférer rester seule un moment mais je me refusais de la laisser. Elle me répondit de façon ironique au départ mais j’avais l’impression de me faire réprimander a la fin.

- ‘’ Oui ... Oui bien sûr, tout va b ... Bien, Kaitaro ! ‘’ J ... Je ... Konoha est détruit, on a déserté ... Oui ! Très bien ! ‘’ ‘’ Hokage-sama n’est plus, oui, oui oui ... Et moi je n’arrive pas à me remettre par tant de perte ! Vous vous en remettez ... Oui, je suis contente pour vous, hahah ... Eh bien moi je n’arrive pas ! Je n’arrive pas !!! ‘’

Elle pensais vraiment que je m’en remettais aussi facilement que ça ? Je souffrais tellement que parler de lui avait été un véritable supplice au départ, faire sauté la tour m’avait fait versé des larmes qui n’avait plus couler sur mes joues depuis des années, ces évènement m’avaient bouleversé, la seule différence entre Juka et moi était que moi j’essayais de faire face, car un fois qu’on fait face la douleur fini par s’atténuer alors qu’en subissant la réalité on se détruit un peu plus encore. Il fallait donc que je lui fasse comprendre ça, et vite car apparemment elle commençait déjà à céder a la folie et c’était la pire chose qui pouvait lui arriver. Elle frappa dans un rocher et un craquement sinistre ce fit entendre, soit elle venait de fracturer la roche soit elle avait complètement exploser sa main. Sur le coup je restai sans voix mais elle s’empressa de me tourner le dos.
C’était bien ce que je pensais elle avait craqué émotionnellement depuis un moment et devait se sentir abandonné par Toshiro et moi qui avons tout les deux su encaisser cette nouvelle et dompter nos émotions. Il fallait donc que quelqu’un l’aide a passer ce cap et ce quelqu’un ce serait moi. C’était en grande partie de ma faute si Konoha était détruit, qu’elle avait déserté et que je Fujita était mort. Je plaidais coupable pour tout ces crimes, c’est a cause de ma faiblesse que tout est arrivé et j’aurais tout donné pour que rien de tout ceci n’arrive, et qu’elle soit a nouveau heureuse. Je me rapprochai lentement d’elle, je ne voulais pas l’effrayer, et posait une main sur sa main sur son épaule.

-Juka, tu nous prends vraiment pour des monstres inaffecté par ce qui viens de ce passé ?? Toshiro a perdu son frère et moi celui qui serait le plus du dernier membre de ma famille. Toshiro et moi avions quasiment déjà tout perdu avant aujourd’hui. Fujita, comptait pour nous autant que pour toi. Nous sommes aussi triste a un point que tu ne peux pas imaginer en ce moment. Mais nous avons déjà pris l’habitude de se servir de cette douleur pour nous donner de la force. J’ai perdu, mes parents, mes meilleurs amis, mon maitre et maintenant Fujita, j’ai traversé trois guerres. C’est parce que j’ai déjà vécu cette situation une bonne dizaine de fois que j’arrive a tenir. Maintenant il faut que tu comprennes que si tu veux vraiment le faire perpétué en nous il faut accepté ce qui viens de ce passer et le venger. Sois forte Juka, je sais que tu le peux et nous sommes la Toshiro et moi pour t’aider à tenir le coup. Reviens a l’intérieur avec moi.

Durant ce que je venais de dire des larmes avaient recommencé a jaillir de mes yeux durant la dernière phrase l’émotion avait été tellement forte qu’on avait ressentit dans ma voix un petit changement. Je retenais mes larmes du mieux que je pouvais mais hélas ce n’était pas suffisant. Je n’étais pas si fort que ça, après je ne suis qu’un homme.
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Dim 4 Déc 2011 - 15:25

Descendante de Narcisse




    L'inconscience du silence
    Un pardon qui se perd.



    Au fond de moi, je sentais déjà ce goût amer, représentant le regret. Je le savais, je sentais que cela allait partir en vrille ... Je ne voulais pas que Kaitaro voit ceci, je ne voulais pas qu’il encaisse ma folie ... Au fond de moi je savais, je savais qu’il n’y était pour rien et que je l’accusais à tord, mais sur le coup, je n’arrivais pas ... Je n’arrivais pas à comprendre ! Et cela me révoltait !
    Je pris une grande inspiration, cherchant à me calmer, mais elle était tremblante et rien n’y faisait. Je n’arrivais pas à reprendre mon esprit et j’avais cette sensation que je devenais un monstre sans âme. Un contact qui me fit frissonner, sentant l’apaisement que Kaitaro cherchait à m’offrir, en posant sa main sur mon épaule. Mon corps cherchait à se détendre face à ce contact mais mon esprit cherchait à le repousser, ayant peur de lui faire encore plus mal que ce que je suis en train de lui faire subir.

    '' Juka, tu nous prends vraiment pour des monstres inaffecté par ce qui viens de ce passé ?? Toshiro a perdu son frère et moi celui qui serait le plus du dernier membre de ma famille. Toshiro et moi avions quasiment déjà tout perdu avant aujourd’hui. Fujita, comptait pour nous autant que pour toi. Nous sommes aussi triste a un point que tu ne peux pas imaginer en ce moment. Mais nous avons déjà pris l’habitude de se servir de cette douleur pour nous donner de la force. J’ai perdu, mes parents, mes meilleurs amis, mon maitre et maintenant Fujita, j’ai traversé trois guerres. C’est parce que j’ai déjà vécu cette situation une bonne dizaine de fois que j’arrive a tenir. Maintenant il faut que tu comprennes que si tu veux vraiment le faire perpétué en nous il faut accepté ce qui viens de ce passer et le venger. Sois forte Juka, je sais que tu le peux et nous sommes la Toshiro et moi pour t’aider à tenir le coup. Reviens a l’intérieur avec moi. ''

    Sa voix était tremblante, il ne disait pas ceci dans le vent. A ce moment-là, je ne devrais faire qu'une chose c'est de le prendre dans mes bras, le rassurer et demander pardon ... Cependant ces phrases m’ont vexé, j’avais cette impression qu’il me prenait pour une inexpérimentée ... Je serra les dents, afin d’éviter de lancer une quelleconque insulte que je ne penserais pas et que je regretterais. Je sentais déjà que j’allais ressentir du remord suite à ce que j’allais dire, et je m’en voulais déjà ainsi ... Il croit que je n’ai pas souffert au cours de ma vie ? Et les conséquences que je subis encore aujourd’hui, depuis ma naissance ?!
    Mes bras tombèrent brutalement et je baissa mes épaules tout comme ma tête, comme un vulgaire cadavre. Je voulais qu’il comprenne ce que je ressens, j’avais l’impression qu’il le prenait de travers. Il n’arrivait pas à comprendre vraiment ce que j’avais sur le coeur ! Et comment lui expliquer ceci, d’ailleurs ?! Mes larmes s’intensifiaient, de plus ces sentiments bizarres que j’éprouve pour lui, dont je n’arrive pas à comprendre le sens, n’arrangent en rien dans ma tête qui est déjà embrumée comme jamais.

    ‘’ Mon père ... Ma mère ... Sont morts par ma faute. Leur sang m’a aspergé il y a de cela onze ans, elle a planté son coeur sous mes yeux avant d’essayer de me tuer ensuite ... Elle n’a pas réussi et s’est tranchée la gorge devant mes yeux. Et je suis la seule responsable de ce massacre ... Et je m’en suis remise ! J’ai également subi des pertes, j’ai vécu un cauchemar à l’école des kunoïchis à cause de mon Kekkai, je m’en suis remise !! Je savais garder le sourire, je savais tenir bon et continuer !! A ton avis, pourquoi je ne dors plus depuis onze ans, hein ?? Tout ce qui est à ma portée se détruit ! Et encore maintenant, je n’ai rien pu faire pour protéger Hokage-sama, ainsi que notre patrie !! Les Kiyomizu ne vivent pas heureux et sont maudits, s’enfermant dans leur narcissisme, la paranoïa me guette tous les jours à un tel point que je n’ai plus jamais fermé l’oeil depuis ! ET MÊME !! Je l’ai surmonté !! Alors pourquoi, pourquoi Kaitaro ?! Pourquoi je n’arrive pas à m’en remettre cette fois-ci ?! Pourquoi je n’arrive pas à avoir votre force, alors qu’avant j’aurais pu faire de même et garder la tête froide ?! J’ai cru avoir pleuré toutes les larmes de mon corps au cours de ma vie et m’être endurcie, alors pourquoi cette fois je n’arrive pas à accepter ?! ‘’ Je me pinça les lèvres et me mis à masser mon poignet, je sentais gentiment au loin une certain douleur, je ne suis pas allée de main morte. A ce moment précis, ce que je ressentais était très bizarre ... Je voulais l’enlacer comme le pousser et lui crier dessus encore ... Je voulais déjà lui demander pardon pour mes mots mais j’en suis incapable, et le pire c’est que ma langue cherche à m’enfoncer encore et encore. Je me retourna vivement en lui lançant un regard mauvais, soudainement. ‘’ Ne ... Ne crois pas que je ne sais pas ce que c’est de souffrir ! C’est justement pour cette raison que je ne comprends pas pourquoi je n’arrive pas à garder la tête froide, pourquoi, pourquoi ... Le monde ne pleure pas cette perte horrible ... ‘’

    Ma tête bourdonnait, je remis mes mains sur ma boîte crânienne et me pencha quelque peu en avant, je ne supportais pas cette douleur et je voulais qu’elle s’en aille au plus vite. Je refusais de croire que le monde soit si calme suite à une perte pareille ... Il ne comprenait pas ! Un suffoquement bruyant sortit de mes lèvres et je la masque immédiatement avec un toussotement. Je regarda ma paume, un peu de sang ... Je ne disais bien que j’avais un goût métallique dans ma bouche. L’autre main passa sur mon visage, essayant de me calmer.
    Même s’il disait tout ceci et que cela était vrai, je n’arrivais pas, je me révoltais de les voir aussi impassibles tout de même ... Cela me mettait hors de moi ! Et en même temps Dieu que je voulais le prendre dans mes bras ... Je pourrais lui faire plus mal qu’autre chose. Ma haine était tant grande, ma folie la dépassait de loin, mes cheveux se mirent comme à s’épaissit comme un chat qui se hérisse les poils. Je voulais qu’on me tue, tout simplement.

    ‘’ Rentrer à l’auberge ... Hahah ... Hahahah !! Je ne mérite même pas de vivre, alors quel est cet honneur de rester avec vous ?! ‘’


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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Mar 6 Déc 2011 - 2:50

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Ma voix tremblait comme celle d’un petit garçon qui allait annoncer une mauvaise nouvelle a ses parents ou quelque chose de vraiment honteux ou un truc dans le genre. Mais ce n’était pas tout à fait le cas. Moi ma bêtise était peut-être honteuse mais j’avais moi-même provoqué cette discussion qui semblait tourner en dispute. Ce n’était pas ce que j’étais venus chercher. Je voulais juste l’aider, elle qui avait su faire battre mon cœur depuis le jour ou nous nous étions rencontrer. Dans un sens je l’aidais un peu a se vider de tout ce qu’elle avait a dire, elle devait se lâcher pour que tout passe. Elle av ait peut-être eu trop d’émotion en même temps qu’elle n’arrivait plus a gérer. C’était surement pour ça qu’elle était en train de craquer car Juka était en train de craquer. Elle allait surement tout me lâcher a la figure mais je préférais qu’elle le fasse plutôt qu’elle devienne complètement folle a cause de tout ses sentiments surement refouler car elle l’avait dit. Elle s’était remise de tout ce qu’elle avait vécu jusqu'à aujourd’hui, mais a quel prix. C’était surement la goutte d’eau qui avait transformé le fleuve tranquille en véritable torrent emportant tout sur son passage.

Je préférais que ce soit moi qui subisse le tout plutôt qu’elle s’étouffe avec, j’étais fais pour ça moi. Encaisser était devenu ma spécialité au fil des années. J’avais quasiment tout vécu, il ne me manquait plus que la longue barbe et les rides pour avoir l’air d’un sage en attente de la dernière expérience surement la plus excitante de toutes. Mais j’étais encore bien loin de ça. Pour l’instant je n’étais qu’un garçon amoureux acceptant les mots tels qu’il venait en essayant de ne pas déraper même si pour le moment, je voyais clairement c’était un peu raté. Car même si la tristesse était présente ce n’était pas la seule émotion que j’avais en moi. Elles étaient trois, un trio qui avait toujours fait l’espèce humaine commettre les fautes les plus graves, l’amour, la peine et la colère. Tout les trois éloigné mais pourtant toujours relié par quelque chose et cette chose était le cœur de l’être. Un cœur qui avait couté la vie a de nombreuses personnes et qui en avait sauvé tant d’autre. Une mauvaise chose ? Je ne le pensais pas mais avec le temps ma conception du bien allait peut-être changer.

‘’ Mon père ... Ma mère ... Sont morts par ma faute. Leur sang m’a aspergé il y a de cela onze ans, elle a planté son coeur sous mes yeux avant d’essayer de me tuer ensuite ... Elle n’a pas réussi et s’est tranchée la gorge devant mes yeux. Et je suis la seule responsable de ce massacre ... Et je m’en suis remise ! J’ai également subi des pertes, j’ai vécu un cauchemar à l’école des kunoïchis à cause de mon Kekkai, je m’en suis remise !! Je savais garder le sourire, je savais tenir bon et continuer !! A ton avis, pourquoi je ne dors plus depuis onze ans, hein ?? Tout ce qui est à ma portée se détruit ! Et encore maintenant, je n’ai rien pu faire pour protéger Hokage-sama, ainsi que notre patrie !! Les Kiyomizu ne vivent pas heureux et sont maudits, s’enfermant dans leur narcissisme, la paranoïa me guette tous les jours à un tel point que je n’ai plus jamais fermé l’oeil depuis ! ET MÊME !! Je l’ai surmonté !! Alors pourquoi, pourquoi Kaitaro ?! Pourquoi je n’arrive pas à m’en remettre cette fois-ci ?! Pourquoi je n’arrive pas à avoir votre force, alors qu’avant j’aurais pu faire de même et garder la tête froide ?! J’ai cru avoir pleuré toutes les larmes de mon corps au cours de ma vie et m’être endurcie, alors pourquoi cette fois je n’arrive pas à accepter ?! ‘’ ‘’ Ne ... Ne crois pas que je ne sais pas ce que c’est de souffrir ! C’est justement pour cette raison que je ne comprends pas pourquoi je n’arrive pas à garder la tête froide, pourquoi, pourquoi ... Le monde ne pleure pas cette perte horrible ... ‘’

Elle avait raison de me balancer tout ça a la tronche je n’avais pas assez réfléchis avant de parler même si la réflexion avait plus laissé place a la spontanéité et ce depuis que j’ai vu chuter le plus grand chef que j’ai eu l’honneur de servir. Les paroles de Juka me laissais sans voix, je ne savais pas trop quoi lui dire sur le coup. Elle avait beaucoup souffert avant aujourd’hui mais bizarrement on aurait pu croire qu’elle n’avait pas tout accepté mais plutôt essayer de tout refouler. La mort de ses parents comme le reste, sinon pourquoi serait-elle insomniaque depuis ce jour tragique. C’était souvent ce qu’on faisait, on refoulait tout au plus profond de son être mais tout restait la et a un moment ça fini par saturer et on ne peut plus rien refouler. Toute cette souffrance qu’elle avait gardé car elle n’avait pas pu se confier. La malédiction était en quelque sorte un facteur de son refoulement. Le mépris qu’elle inspirait à l’autre l’avait renfermé sur elle-même. Et depuis que nous étions entré dans sa vie le masque tombait peu a peu et maintenant elle ne pouvait plus se cacher a elle-même. Elle était face a la plus grande douleur. Celle qu’on ne pouvait pas se cacher. C’était la par contre une bonne chose. Peut-être allait-elle finir par se vider de tout ce ressentiment et retrouver le sommeil.

Aussi bizarre que ce soit c’était ce que je voulais pour elle et c’était aussi ce qu’elle voulait inconsciemment. Elle qui avait laissé de coté sa coquille pour s’ouvrir a nous, elle n’avait surement plus été touché sentimentalement depuis bien longtemps par quelqu’un. La mort de Fujita était le choc de voir une personne aimé mourir. Elle avait surement aimé mais la port de ses parents l’avait un peu éloigné de ce sentiments, hélas si cher aux hommes. Elle devait le comprendre ou au moins le savoir ce soir, même si elle devait me détester après je voulais qu’elle se libère un peu de tout ceci.

‘’ Rentrer à l’auberge ... Hahah ... Hahahah !! Je ne mérite même pas de vivre, alors quel est cet honneur de rester avec vous ?! ‘’

Elle avait surement perdu l’esprit. Dites-moi qu’elle avait perdu l’esprit. Comment pouvait-elle dire ça. Elle méritait plus de vivre que moi et ce plus d’un millier de fois. Que fallait-il dire, ma réflexion m’avait un peu lâché c’est temps ci. Je n’avais pas les mots, des mots que Fujita aurait trouvés, il avait toujours su le faire. Quel honneur aurait-elle à gagner à rester avec nous, a part être avec deux personnes ne cherchant qu’a l’aider et la proteger elle cherchait l’honneur. Je ne pouvais pas lui reprocher ça mais c’était quelque chose de totalement inutile en ce moment.

- Juka ! Tu sais pourquoi tu ne t’en remets pas ? Parce que tout ce que tu viens de me dire que tu as accepté, tu ne l’a pas totalement fait. La preuve la plus flagrante est ton insomnie. Tu te sens tellement responsable que tu n’arrives pas a dormir. J’en suis sur, tu t’es servis de la malédiction de ton clan pour te crée une bulle ou tu pensais pouvoir tout assimiler alors que tu mettais tout dans une boite au fond de ton cerveau en prenant soin de ne pas la rouvrir, jusqu'à maintenant ton système fonctionnait et puis un jour Fujita est apparut et la tout a changer, car tu t’es ouverte a lui, tu n’étais plus renfermer, tu l’appréciais jusqu'à un point que toi seul connait et tu ne peux pas l’enfouir dans un coin car tu as tout simplement saturer. Mais te rend tu comptes de ce que tu as dis ? Tu ne mérites pas de vire ? Tu es sérieuse quand tu me dis ça ? Désoler de remuer le couteau dans la plaie mais si il s’est sacrifié c’est pour que toi et moi soyons encore en vie et pour protéger le village. C’est moi qui ne mérite pas de vivre, parce que je n’ai pas joué mon Rolle de bras-droit correctement, et parce que j.. je t.. je te fais du mal en te disant ça !! Mais il faut que tu ouvres les yeux et que tu l’admettes.

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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Mar 6 Déc 2011 - 16:21

Descendante de Narcisse




    Une vérité tristement solide,
    Des paroles ou des faits qui pourront être regrettables.



    Ah le regret ... Il augmentait de plus en plus dans mon coeur, plus je disais de paroles, à cause du ton que je prenais face à Kaitaro. Il ne l’avait pas mérité, c’était le dernier à avoir mérité cela. Pourtant mon cerveau refusais d’admettre cette honte et continuait à m’enfoncer dans ma bêtise. Le pauvre subissait mon craquement, et moi je voulais de plus en plus mourir au fil des secondes. Je ne savais plus quoi faire et ma colère grandissait de manière folle, ma frénésie m’incitait à tout détruire ce qui se trouvait aux alentours. Oui, la destruction, avant ma propre perte ! Mes mains tremblaient et je me mordais la langue afin de ne pas couiner de par cette blessure qui me tuait. Tant mieux ! Tant mieux, je méritais que de crever comme un chien galeux ! Je ne suis rien, mon honneur fut bafoué car je n’ai pas pu protéger Konoha, je n’ai pas pu protéger Hokage-sama, car j’ai déserté ma patrie ! Ce n’était pas digne d’une shinobi de ma trempe ! En un instant je devins poussière, je n’étais qu’une minable qui ne pouvait rien faire à part crier. Cela ne me ressemblait pas mais je refusais moi-même de me relever. Je voulais faire disparaître cet élément de destruction, qui est moi-même. Je ne provoque que destruction, de par mes sentiments ou mon inutilité. Et si je continue, Kaitaro pourrait y passer ... Oui, oui Kaitaro pourrait y passer, tout comme mon père ! Je ne savais pas quoi penser mais je savais que je ressentais quelque chose de fort pour ce jeune homme, qui m’effrayait, qui me forçait à me souvenir que mon amour envers mon père l’a tué. Je suis maudite et les malédictions doivent être anéanties. Je suis en moi-même la malédiction, je ne suis qu’un être abject, et je me daigne en plus de cela de blesser mon ami ...

    A mon avis, mes paroles firent mal à Kaitaro. C’était horrible de me dire que je suis en train de blesser un ami. Je le voyais dans son expression, et ce sont surtout ses paroles qui confirmèrent cela. Son ton devint plus strict, me répondant avec fermeté.

    ‘’ Juka ! Tu sais pourquoi tu ne t’en remets pas ? Parce que tout ce que tu viens de me dire que tu as accepté, tu ne l’a pas totalement fait. La preuve la plus flagrante est ton insomnie. Tu te sens tellement responsable que tu n’arrives pas a dormir. J’en suis sur, tu t’es servis de la malédiction de ton clan pour te crée une bulle ou tu pensais pouvoir tout assimiler alors que tu mettais tout dans une boite au fond de ton cerveau en prenant soin de ne pas la rouvrir, jusqu'à maintenant ton système fonctionnait et puis un jour Fujita est apparut et la tout a changer, car tu t’es ouverte a lui, tu n’étais plus renfermer, tu l’appréciais jusqu'à un point que toi seul connait et tu ne peux pas l’enfouir dans un coin car tu as tout simplement saturer. Mais te rend tu comptes de ce que tu as dis ? Tu ne mérites pas de vire ? Tu es sérieuse quand tu me dis ça ? Désoler de remuer le couteau dans la plaie mais si il s’est sacrifié c’est pour que toi et moi soyons encore en vie et pour protéger le village. C’est moi qui ne mérite pas de vivre, parce que je n’ai pas joué mon Rolle de bras-droit correctement, et parce que j.. je t.. je te fais du mal en te disant ça !! Mais il faut que tu ouvres les yeux et que tu l’admettes. ‘’

    Sa réponse me refroidit d’un coup, je me raidis le regardant les yeux écarquillés, et des larmes montèrent à mes yeux. Ces mots eurent un impact comme une claque dans ma figure. Dans un sens, il avait tant raison, mais mon insomnie ne venait pas seulement de cela ... C’est surtout cette foutue paranoïa ... Si mon père, de par son pouvoir, est mort de manière aussi puérile, cela peut m’arriver aussi ... Et dans ma plus grande faiblesse, c’est-à-dire pendant mon sommeil, quelqu’un pourrait me tuer par jalousie ou par désir de s’accaparer mon être rien qu’à lui, pour toujours. Les phéromones sont des particules si dangereuses ...
    Je le regarda et c’était surtout sa dernière réplique qui m’a fait mal. Que je suis ... Ignoble, égoïste ... J’ose me plaindre alors qu’il souffre et se reproche de ne pas avoir le droit de vivre ... Quelle honte ! Moi qui suis là pour l’épauler ! Je voulais le secouer, je voulais presque lui mettre une claque, mais c’est la dernière personne à qui je pourrais faire ceci. Je refusais qu’il se dise cela, et cela me faisait si mal !! C’était lui qui était le plus fort, c’était lui qui était le plus honorable, il n’avait pas le droit ...

    ‘’ Je t’interdis ... ‘’ Murmurais-je, tandis que je restais toujours aussi figée comme une statue, choquée par ses dires.

    Je m’approcha de lui sans crier gare, tandis que je tremblais de plus en plus, ma frénésie provoquait une explosion de phéromones autour de par mes sentiments incontrôlés, et je ne m’en rendais pas compte de manière stupide, comme d’habitude. Mon corps s’arrêta si près de lui qu’ils se frôlèrent et je le regarda droit dans les yeux. D’un coup, je saisis ses joues et me mis sur la pointe des pieds – faut dire ce qu’il est, il est plus grand que moi – afin de poser mon front contre le sien. Malgré que mes mains tremblaient, je voulais lui donner de la douceur, malgré mon état. Je souhaitais le réveiller, et je me sentais immonde de lui faire subir ceci. C’est moi qui ne mérite pas de vivre ... Preuve de ma réaction incontrôlée.

    ‘’ Je t’interdis de dire ça, Kaitaro !! ‘’ M’exclamais-je, tandis que je serrais les dents rien qu’en repensant à ses paroles. Mon ton était sec comme triste et blessé, et dans ma voix on pouvait entendre ces larmes retenues depuis si longtemps, malgré qu'elles refusaient de sortir. ‘’ Tu es celui qui mérite le plus de vivre, tu es l’être le plus honorable ... J ... Je ... Ne te laisserais pas penser ainsi, alors que tu as une force incroyable, je ne te laisse pas dire des choses pareilles face à une minable comme moi ... Face à la personne qui a perdu son honneur ... Tu es la dernière personne à mériter ce sort ... ‘’

    Malgré tout, ce contact me faisait rougir, cela ne changea pas, et je me remis à ma taille, posant mes mains sur ses épaules. Je n’osais le regarder car de par ses mots, je me rendis compte de mon égoïsme ... J’étais tout simplement dégoûtante.

    ‘’ Mon insomnie est dû à ma paranoïa ... J’ai tous les jours peur qu’on me tue par des personnes influencées par mon appartenance ... Hokage-sama ... Est le seul être, en dehors de mon père, pour qui j’ai éprouvé tant de respect et en qui j’ai placé une foi qu’on offre aux Dieux. C’est pour ça ... C’est pour ça que je refuse tout ceci ! C’est pour cette raison que je suis révoltée que le monde soit aussi calme par une perte pareille ... C’est pour ça que je ne vois pas comment avancer ... Comment faire sans un être comme lui au pouvoir ? Lui seul le mérite plus que quiconque ... ‘’

    Je lui lança un regard plein de tristesse, avant de le relâcher et m’éloigner, tant j’avais peur de lui faire d’avantage du mal. Je n’étais qu’une malédiction sur pattes, et je détruis tout ce que j’ai sous mes mains ... Je suis un être égoïste qui s’en prend à une personne aussi merveilleuse que cet être qui me rend tout de même sensible.
    Me retournant, j’avais à présent honte de me montrer à lui. Je tourna légèrement la tête afin qu’il entende ce que j’ai à dire.

    ‘’ Rentres à l’auberge, Kaitaro. S’il te plaît ... Je me sens déjà mal comme ça ... Ne me forces pas à faire ou dire encore quelque chose que je risque de regretter ... Je ... Je suis déjà assez perdue comme ça ... Que ce soit envers mon être, pour cet avenir incertain, pour la perte de Hokage-sama, ou même envers toi ... ‘’ Je me retourna à nouveau, secouant énergiquement la tête. Idiote, j’étais idiote ! Je ne contrôlais vraiment plus ce que je disais ! Il allait se poser des questions et ce n’était vraiment pas le moment ! Je lui fis un geste énergique de mon bras, gênée, comme le montrant que je le chasse, cependant j’ai pris une voix plus douce, me forçant, car il avait déjà assez mangé de méchanceté comme ça de ma part. ‘’ R ... Rentres, rentres ! J ... J’ai besoin d’être seule, ce serait-ce que cinq minutes ... Je ... Je te rejoins après, d’accord ? C’est gentil d’être venu, mais ... Mais là je ... Rentres, s’il te plaît. ‘’

    Je fis un léger rire nerveux et un frisson effrayant me parcourut, j’avais peur de moi-même. Les couleurs montèrent et je rougis comme jamais. C’est pour cela que j’étais de nouveau de dos à mon ami, refusant de montrer ma gêne. J’avais ... Besoin de me calmer, de souffler, de me recentrer ... Je ne pouvais vraiment pas revenir à l’auberge maintenant. Et réfléchir si moi-même je méritais vraiment de vivre ... Il me fallait ... Me calmer. Me calmer ... A vrai dire j'avais peur que cela allait être un mensonge et que je n'allais pas rentrer ... Mais à quoi pensais-je, vraiment ...



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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Mer 7 Déc 2011 - 2:12

.:: Here we go !! ::.


Cette soirée au village d’Hayashi avait semblé une nuit ou nous aurions pu nous concentrer sur nos blessures et essayer de nous en remettre mais malheureusement il en était autrement. Etait-ce vraiment indispensable je ne pensais pas vraiment mais je n’avais pas trop le choix car il faut souvent souffrir pour avancer. Mais il fallait aussi pouvoir supporter cette douleur. Le problème c’est que Juka était prisonnière de sa douleur. Une douleur qu’elle trainait depuis un moment et qu’elle ne pouvait maintenant plus contenir. Elle avait atteint sa limite, il fallait qu’elle évacue tout ça. J’allais donc jouer le rôle du sac de frappe que les adeptes du Taijutsu frappaient lorsqu’ils étaient vraiment énervés. C’était totalement fou et un peu incroyable car en fait, venant d’elle j’avais imaginé énormément de chose mais surtout pas ce qui était en train de se passer. J’étais complètement perdu dans tout ce qui était en train de se passé, pourtant je la comprenais, sa réaction et pas mal de chose.

J’avais l’impression que je méritais ce qu’elle était en train de me dire par contre ce que moi je lui disais me faisait par contre beaucoup de peine. Je voyais clairement que mes mots étaient rudes et que les larmes montaient. Elles refusaient de couler mais elles étaient bel et bien la. C’était une véritable torture de la voir ainsi surtout en sachant que c’était mes mots qui la faisait souffrir, du moins qui la faisait souffrir un peu plus car je savais très bien que c’était ma première faute que l’avais plongé dans cette tourmente et je m’envoulais encore plus a cause de ça. J’aurais voulu changer tout ça et prendre la place de Fujita. Il n’avait rien mérité de ce qu’il avait du subir aujourd’hui et bien sur le sort qui lui avait été réservé. Rien que d’en parler a Juka me faisait un peu replonger dans cette tristesse. J’aurais pu craquer pour que Juka ne se sentent plus comme faible mais ce serait quelque chose de totalement impossible pour moi car pleurer était devenu quelque chose de très rare pour ne pas dire quasiment inexistant, surtout que je ne l’aiderais pas vraiment en faisant ça. Si j’avais tenu c’était pour Fujita et parce que tant que deux ou trois pensait encore a lui il ne serrait jamais vraiment mort. Et nous étions au moins deux. Il fallait maintenant savoir si Juka arriverait a passer le cap et a pouvoir penser comme si il était la en toute sérénité. Nous n’étions pas encore a ce point mais je sentais que Toshiro et moi nous n’allions pas prendre des années. Il fallait venir en aide à Juka. Elle qui était d’habitude si mignonne, rigolote et pleine de vie.

Pourquoi avait-il fallu que la bataille ait lieu. Pourquoi tant de vies on du s’éteindre pour que certains prennent conscience de ce qu’ils étaient en fait. Moi j’avais été un lâche et Juka quelqu’un d’exemplaire. J’avais refusé d’exécuter bon nombre de personne par principe qu’ils étaient encore jeune. Alors que les Kirijins eux n’avaient pas vraiment fait dans la dentelle et ce que leurs opposant soient jeunes ou très vieux. C’était quelque chose que je ne comprenais pas du tout, pourtant nous avions tous un cœur et de la pitié. Une pitié que tout le monde ne possédait pas et que j’avais en trop. Un trop plein qui avait couté cher a beaucoup de monde, ma mort était surement une fuite encore bien plus lâche mais la sensation de ne pas être a ma place en face de Juka était grande. J’avais besoin de me sentir un peu plus utile dans toute cette histoire. J’avais dis quelque chose qui semblait ne pas lui avoir plus du tout car elle arriva brusquement devant moi :

‘’ Je t’interdis de dire ça, Kaitaro !! ‘’ ‘’ Tu es celui qui mérite le plus de vivre, tu es l’être le plus honorable ... J ... Je ... Ne te laisserais pas penser ainsi, alors que tu as une force incroyable, je ne te laisse pas dire des choses pareilles face à une minable comme moi ... Face à la personne qui a perdu son honneur ... Tu es la dernière personne à mériter ce sort ... ‘’

Honorable ?? Moi ?? Mais comment pouvait-elle m’accorder autant d’importance ? Moi qui ne méritais pas plus que la mort. Une mort qui m’aurait surement acceuilli les bras ouverts. Des bras mince, froid et peu acceuillant. Une chose qui ne me faisait même plus frissonner depuis un certain temps, un temps que j’avais passé a m’endurcir et a me renfermer sur moi-même. Elle s’empressa de rajouter :

‘’ Mon insomnie est dû à ma paranoïa ... J’ai tous les jours peur qu’on me tue par des personnes influencées par mon appartenance ... Hokage-sama ... Est le seul être, en dehors de mon père, pour qui j’ai éprouvé tant de respect et en qui j’ai placé une foi qu’on offre aux Dieux. C’est pour ça ... C’est pour ça que je refuse tout ceci ! C’est pour cette raison que je suis révoltée que le monde soit aussi calme par une perte pareille ... C’est pour ça que je ne vois pas comment avancer ... Comment faire sans un être comme lui au pouvoir ? Lui seul le mérite plus que quiconque ... ‘’

‘’ Rentres à l’auberge, Kaitaro. S’il te plaît ... Je me sens déjà mal comme ça ... Ne me forces pas à faire ou dire encore quelque chose que je risque de regretter ... Je ... Je suis déjà assez perdue comme ça ... Que ce soit envers mon être, pour cet avenir incertain, pour la perte de Hokage-sama, ou même envers toi ... ‘’


Elle voulait donc rester seule un moment. Mon intervention n’avait pas vraiment été vaine mais pas vraiment très utile. Enfin j’avais déjà dis ce que j’avais a lui dire du moins j’avais essayé de la raisonner du mieux que j’avais pu. Je ne pouvais plus rien faire d’autre qu’attendre qu’elle ouvre clairement les yeux parce que sinon ce serait surement la chose la plus dramatique pour moi. J’allais accepter de la laisser tranquille pour l’instant. Je lui faisais confiance, elle avait peut-être mal vécu tout ça mais elle, ne m’aurait jamais menti de cette façon. La confiance que je lui portais était
grande et je savais qu’elle ne me trahirait jamais.

Je te fais confiance Juka. Je sais que tu sauras faire ce qu’il faut. Nous sommes la pour toi. Par contre je te demanderais de ne pas trop trainer, ici on ne sait pas sur qui ont peu tomber. Je t’attendrais cette nuit, je voudrais aussi te demander pardon…. Allez à tout a l’heure.

Je tournai les talons a contrecœur, j’aurais préférer resté avec elle mais je savais bien que rester aggraverait un peu plus la situation et ce n’était pas souhaitable. Je repris donc le chemin de l’auberge

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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Mer 7 Déc 2011 - 3:16

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    Une décision irréfléchie
    De tristes conséquences dans le futur ?



    Je n’osais même plus croiser le regard de mon ami. Mon Dieu, à quel point je suis descendue bas ... Chaque seconde qui filait me faisait rappeller la dure réalité et le mérite que j’avais de souffrir jusqu’à ce que la mort vienne frapper à ma porte. Je me sentais mal ... Si mal !! Que font les humains à ce moment-là ? Ils cherchent le soutien vers les personnes qu’ils aiment. Sauf que voilà, j’ai la célèbre fierté des Kiyomizu qui m’empêche de m’effondrer ... J’ai honte même de pleurer lorsque je suis seule avec moi-même ! Et ... Je suis déjà un monstre, je suis déjà un être des plus égoïstes disant des choses abjectes à mon ami, alors je ne méritais même pas son épaule ... Je ne savais plus quoi faire, et pourtant Dieu que je voulais le prendre dans mes bras. Oh oui ... J’en avais grandement besoin. Comme je voulais lui offrir toute la tendresse au monde mais mon esprit criait à la révolte ... J’étais trop tiraillée, je ne savais que faire ... J’étais perdue ... Oui, complètement perdue !! Chaque respiration m’était pénible, je n’étais qu’un cadavre mécanique ... Si Kaitaro aurait profité du fait que j’avais le dos tourné afin de me planter dans le coeur, cela n’aurait pas été un geste abject, mais un acte de salvation venant de lui, un geste héroïque pour toute l’humanité ...

    Quelles pensées affreuses qu’étaient en train de traverser l’esprit ... Mais il me ... Fallait ... M’effondrer. Je ne tenais plus. Je ne tenais plus !! J’avais besoin de quelqu’un afin de m’effondrer en paix et ainsi pouvoir être nettoyée de tout pêchés avant que mon âme ne s’envole ... J’ai une petite idée derrière ma tête ... Mais est-ce raisonnable ?

    '' Je te fais confiance Juka. Je sais que tu sauras faire ce qu’il faut. Nous sommes la pour toi. Par contre je te demanderais de ne pas trop trainer, ici on ne sait pas sur qui ont peu tomber. Je t’attendrais cette nuit, je voudrais aussi te demander pardon…. Allez à tout a l’heure. ''

    J’entendis Kaitaro faire demi tour afin de partir et je serra les dents. Pardon, pardon, mon ami ... Je voulais le lui dire mais Dieu sait que j’en suis incapable ... Preuve de mon inutilité, de mon manque de force. Ce n’est pas à toi de demander pardon, voyons, c’est à moi !! Pour ce que je t’ai dit, pour ma réaction minable au lieu de t’épauler, et pour ces pensées qui sont en train de traverser ... Je ne me retourna pas et lorsque j’entendis ses pas suffisamment éloignés je me permis de me relâcher, ce qui me fit tituber et prendre appui avec mon dos contre la roche sur laquelle j’ai frappé tout à l’heure. Mon corps glissa péniblement avant de m’asseoir, portant ma main au coeur qui battait si fort, cela faisait mal ... Mon poing frappa ma poitrine et un suffoquement bruyant en sortir ... Non ... Je ne pouvais pas ... Les nuire ainsi ... ‘’ Nous sommes là pour toi ‘’ ... En quelle honneur, face à un cafard de ma trempe ?! Je ... Je crois que j’ai perdu la tête ...
    Un grognement sourd sortir de mes lèvres et je les pinça ensuite. J ... Je ... Devais faire ainsi. Quitte à un mourir. J’avais besoin ... De voir ... Hajime. Oui ... Cet être dont tant de personnes le voient comme un monstre. Moi je le vois comme un ange. Un être si spécial. Devant lui, je pourrais m’effondrer, oui ... Il ne pourra pas me juger ... Je n’aurais pas honte ... J’avais besoin ... Je devais aller ... à Suna !!

    Je me redressa brusquement, bien que je tituba un peu, mes pensées furent claires – Aller à Suna ! Tout de suite ! Il fallait que je ... Bon sang, cette idée me faisait mal, mais il fallait que je m’éloigne de Kaitaro et Toshiro, je suis trop nuisible ... Ma tête se tourna là où Kaitaro partit. ‘’ Je te fais confiance ‘’, me disait-il, hein ... Je pouvais jouer mon rôle de cette personne dégoûtante jusqu’au bout, mais Kaitaro ne l’avait pas mérité ... Et ... De toutes manières je devais récupérer mes affaires ... Mon plan semblait être inceésé, stupide, irréfléchi, je m’en fiche ! J’ai perdu toute raison, toute capacité de bonne réflection ! Et si je pourrais crever dans ce désert, ce sera tant mieux ! Peut-être est-ce que c’est mon corps qui appelle la mort lui-même ? Allez savoir ... J’inspira profondément, je sentais que ce geste, j’allais le regretter, mais là je devins bornée comme jamais, et je vais devoir glisser entre les doigts de mes amis pour ... Filer. Oui. C’est ce que je devais faire ... Traînant les pas, fort heureusement je voyais l’auberge au loin, ce qui me permit de ne pas me perdre de par mon sens d’orientation légendaire.

    Arrivée devant le mur de l’auberge, j’inspira un grand coup, prête à subir un choc physique, pris mon élan et sauta furtivement à ma fenêtre, comme un chat, malgré que je grimaça de toutes mes forces. Tout était là ... Mon sac, mon bâton ... Il me suffisait ... D’attendre. Car je les connais, ils ne me laisseront pas partir aussi facilement ... C’est de la folie, de l’inconscience ! Eh bien oui ! J’avais besoin de Hajime pour pouvoir m’effondrer en larmes, en silence, dans la discrétion, comme un homme ayant honte de sa fleur décide de l’offrir à une femme de joie dans le plus grand secret ... Je refusais de montrer mes larmes, et pourtant c’est ce dont j’avais besoin ... Mon corps refusait de m’obéir, je n’arrivais pas à me libérer ... Alors je me retenais, encore et encore, la bouge à la gorge, le ventre serré, le coeur battant ...
    Je m’assis lentement sur mon futon et vis un nouveau élément dans ma chambre – On m’avait apporté le plateau repas, qui se tenait vers la porte ... Le met semblait des plus appétissants et j’aurais besoin de manger ... Mais rien que d’y penser cela me serrait d’avantage mon estomac. Non, je ne pouvais pas, mon corps ne voulait pas se nourrir. Il cherchait à mourir, par tous les moyens. Je resta ainsi, assise sur ce fuuton, attendant que les garçons s’endorment afin de pouvoir filer ... Mais ... Un sentiment douloureux me fit serrer le coeur. Kaitaro ... Je ne l’ai même pas regardé avant qu’il ne me laisse ... Je ... Je voulais revoir son visage, une dernière fois, avant ce voyage décisif ... Ce sera quitte ou double, la mort ou la réussite. Evidemment, on pouvait deviner que je me penchais plutôt vers le suicide ... C’était peut-être le but ... Je me calma et tendis l’oreille comme je pouvais, espérant qu’il était dans sa chambre ... Et bingo, j’ai pu sentir sa présence ... Du moins il me semble, mon esprit était trop embrumé ... De toutes manières, tout ce qui me suffisait à faire, c’était de vérifier par moi-même ...

    Je me releva, tout en grimaçant comme un vieillard se plaignant de ses vieilles douleurs, et m’avança à la porte, manquant de renverser le plateau. Je la fis glisser avant de me retrouver dans le couloir. Il se faisait tard, les lumières étaient allumées, et personnes n’étaient présent ... D’un pas hésitant et finalement décisif je m’avança vers la porte voisine. Une dernière faveur ... Juste une dernière faveur, c’est de revoir ton visage ... Je ne sais pas ce que je fais, mais c’est ce que je souhaite avant de partir à l’abbattoir ... Mon visage était lugubre, sans expressions, et c’est ainsi que je m’approcha de la porte coulissante menant à la chambre de mon ami avant de toquer timidement trois fois.

    ‘’ Kaitaro ... C’est moi. Je peux entrer ? S’il te plaît ... ‘’

    Je ne savais si ma réaction était bonne ou pas, mais j’avais besoin de ce réconfort, ja’vais besoin de voir son visage ... Et je voulais tellement le prendre dans mes bras. Je souhaitais réaliser ce dernier acte égoïste avant de pouvoir faire une chose sûrement impardonnable.



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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Jeu 8 Déc 2011 - 3:11

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J’avais déjà eu des discutions douloureuse mais jamais comme celle-ci. Souvent je ne disais rien qui me blessait moi-même mais pour celle-ci j’avais souffert autant que mon interlocutrice de mes propos du moins peut être un peu moins qu’elle quand même grandement. J’avais remué un couteau à double lame en prenant la peine de m’enfoncer une lame dans la main. C’était une image assez bizarre a mes yeux mais c’était sans doute ce qui se rapprochait le plus de la situation que j’étais en train de traverser avec Juka. J’allais rentrer a l’auberge d’ici quelque minutes j’étais déjà sur le chemin. Un chemin que je commençais le cœur un peu lourd, et en ayant envie de faire demi-tour, retourner la voir et la prendre dans mes bras. J’avais été tellement méchant que j’aurais préférer que tout ceci ne soit jamais arrivé. Une envie que j’avais décidé de revenir en arrière, mais je savais que d’ici quelque temps, nous serions réunis tout à l’heure mais pour l’instant je devais juste attendre que tous passe.

Je me posait de nombreuse question mais pourtant je me forçais a penser a autre chose. Des choses un peu plus agréable ou en tout cas qui n’avait rien a voir avec ce terrible jour. Je marchais sans but précis dans le noir et le vent. Pourtant malgré mes efforts tout revenait toujours a elle. Mais c’est alors que Toshiro me traversa l’esprit. J’avais passé tout ce temps avec Juka et lui qui avait perdu son frère je l’avais totalement abandonné. Il avait peut-être l’air de le prendre mieux que nous mais pourtant de devait aussi grandement souffrir. Nous avions agis de façon égoïste en oubliant totalement qu’il était la surtout que lui aussi avait pris sur lui, accepté de nous accompagner sans broncher. Il devait supporter deux jeunes gens totalement dans le flou et un peu fou sur les bords. Nous étions surement un petit poids pour lui et surtout moi car j’avais pris une décision que j’avais un peu de mal a développer. Je n’avais pas de plan, pas des milliers de ressource et niveau soutiens je n’avais pas grand monde. Je les avaient impliquer dans quelque chose de tout a fait normal pour nous mais c’était quand même dur pour moi d’assumer quelque chose comme ça. J’avais l’impression de ne pas avoir les épaules pourtant j’avais largement ce qu’il fallait niveau folie, cran et bien sur intelligence avec le renfort de Toshiro. Les Kodo m’avaient montrés a de nombreuses reprises leurs grand sens de la tactique. En fait j’avais l’impression d’avoir souvent attendu sur lui pour le plan. Un plan qui viendrait surement dans quelque temps mais je ne voulais pas le saouler de cette façon ce soir. Ce serait bientôt, il fallait juste attendre le bon moment, qui viendrait surement.

J’avançais très lentement vers l’auberge gigantesque qu’on voyait d’assez loin. Je me concentrais du mieux que je pouvais par exemple sur le repas du soir mais je me rendais bien compte que je n’avais même pas envie de manger quoi que ce soit. J’allais surement remonter directement dans ma chambre sans dire un mot a personne. Je préférais éviter le contact des habitants de ce village, surtout que j’avais mis K.O certains des résidents alentour. Il valait donc mieux éviter que je parle a quelqu’un histoire qu’on ne me reconnaisse pas car mine de rien j’étais quand même physiquement a bout. J’aurais pu faire autrement que de cette façon et passer directement par ma chambre mais c’était totalement inutile et puis je préférais éviter au cas où quelqu’un m’ait suivi qu’il sache directement dans quelle chambre. A bout de force mais pas totalement débile le petit jeune. Je me demandais si mon amie avait commencé à revenir mais aussi si Toshiro arrivait à tenir le coup. Mais bizarrement je me faisais nettement moins de soucis pour lui. Peut-être parce que je le savais très fort mais il devait forcer y avoir autre chose qui me faisait croire qu’il allait bien mieux qu’elle. Enfin je verrais tout ceci d’ici un moment car mine de rien j’avais pris pas mal de temps et a ne pas regarder devant moi j’avais percuté la façade de l’immeuble en prenant bien la peine de m’écrouler sur le coup. L’herbe était si confortable, j’aurais pu rester la mais si elle arrivait et me voyait allonger les bras en croix elle pourrait vraiment péter un plomb. A ma façon de penser n’importe qui penserait que je m’en étais totalement remis.

Tout ceci c’était pour Juka. Je me remis donc sur mes pieds en quelque secondes et fit tout le tour pour rejoindre l’entrée. Le carré de béton beige que je venais d’heurter ressemblait a une grosse mousse beige qui ne faisait qu’attendre qu’on saute dedans. Moi qui l’avais fait contre mon gré je pouvais vous dire que ça vous renvoyer sur terre vite fait et que bien souvent on ne s’en rendait pas tout de suite compte. Donc au bout de deux longues minutes a tourné je fini par arriver devant la porte que je passais pour la seconde fois. Je voyais pas mal de monde en bas en train de manger, ils étaient si brutal avec la nourriture on aurait pu croire qu’il s’agissait d’animaux affamés. Enfin ce n’était pas ce qui me concernait tout ce que je voulais c’était attendre Juka et dormir. Demain serait un autre jour et je savais que je ferais mieux d’aller prévenir ceux qui nous ont toujours soutenus, j’ai nommé les ninjas de Suna j’avais de nombreux amis la bas et leurs expliquer la situation était quelque chose de très important. Arrivé devant l’escalier je vis un enfant qui me faisait un sourire. Depuis quand les enfants vivaient a Hayashi ? Surement de futures brutes épaisse pensant uniquement a faire mal. Le plus surprenant était qu’il me fit un signe de la fit, avant de lui répondre d’un signe de main, je pris un temps de pause parce que je n’en revenais tout simplement pas.

Par contre je pris directement la direction de ma chambre, en tirant délicatement la porte et en la refermant délicatement derrière moi. Le lit était assez grand et je m’y laisser tomber comme une masse sur du fer chaud. J’avais l’impression de peser une tonne pourtant je pu me retourner sur le dos en regardant le plafond. J’attendais patiemment qu’elle arrive. Un moment passa j’entendis a l’entrée de la porte de ma chambres des bruits de pas. Je ne savais pas qui c’était. Mon arme était assez loin de moi et si on devait me tuer et bien j’étais vraiment sans défense. Je préférais faire comme si de rien était après tout ici personne n’était au courant de quoi que ce soit. L’ombre s’arrêta pile devant ma porte et trois coup résonnèrent. A cette heure je ne voyais pas qui pourrait …. A mais oui Juka devait venir, elle avait peut-être retrouvé la raison et était prête a tout admettre mais je voulais juste qu’elle soit avec moi en ce moment, je voulais veiller sur elle et ce même si il fallait que je dorme au même endroit qu’elle.

‘’ Kaitaro ... C’est moi. Je peux entrer ? S’il te plaît ... ‘’

C’était bien elle. Bizarrement mon cœur fit un bond. Je ne l’avais plus sentit depuis un moment ce fameux bond que faisait mon cœur en la voyant. C’était peut-être un signe un signe que je commençais a m’habitué a la douleur que la mort de Fujita m’avait laissé mais je la sentais encore la, prête a se réveillé a toute instant pour me plonger dans la détresse la plus profonde. Je réussi a me lever tant bien que mal et ouvrir ma porte.

« Je suis si content que tu sois de rentrer Juka. Je savais que tu reviendrais vers nous. Allez viens entre et assied toi tu en as surement besoin. »

Il n’y avait pas vraiment beaucoup d’endroit pour savoir mis a part ce carré sur lequel j’allais dormir dans quelque temps. Et bien si il n’y avait nulle part ou elle pouvait s’asseoir et bien elle serait dessus. J’allais surtout lui interdire de rester debout ou de se mettre a terre, elle devait comprendre l’importance qu’elle avait a mes yeux et ce même si je devais retourner a des choses plus que basique

« Je suis désoler pour tout ce que je t’ai dit tout a l’heure, je me suis un peu laisser emporter et j’ai été blessant ? Dis moi… tu me pardonne ?? »

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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Jeu 8 Déc 2011 - 15:41

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    Serait-ce ...
    La dernière fois ?



    Si je regrettais ? Mes mots, oui, bien sûr que je regrettais déjà d’avoir pris un tel ton face à Kaitaro, il ne l’avait pas mérité ... Je regrettais de lui avoir fait mal, je regrettais de lui avoir balancé tout ceci, alors qu’il doit être dans un sale état à l’intérieur, lui aussi. J’aurais dû l’épauler à la place ... Mais au lieu de cela j’avais complètement perdu l’esprit et ne pensais qu’à comment faire afin de crever dans un coin, ou partir à Suna. J’étais devenue un monstre égocentrique et ayant perdu la raison. L’instinct de survie aussi. Mais ce soir, il me fallait de jouer un rôle afin de rassurer Kaitaro ... Lui montrer que j’allais mieux, le lui faire croire de manière monstrueuse, certes, mais c’est ainsi pour calmer ses doutes et ses inquiétudes et avoir plus de chances de fuir ... Sans qu’il ne s’en rende compte. Bien évidemment, je savais le risque que je prenais mais je n’ai pas réfléchi aux conséquences. Je m’en fichais des conséquences, j’avais qu’un seul objectif dans ma tête et j’avais l’impression que c’était la seule issue envers ma personne. J’avaia cette impression que personne ne comprenait ma douleur, et pourtant au fond de moi je devinais que c’était stupide, au fond de moi, une petite voix criait à l’aide à Kaitaro ... Mais que pourra-il faire, au final, à part essayer de me consoler avec des paroles ?

    La porte s’ouvrit, et mon coeur se serra à la vue de mon ami si spécial à mes yeux. Je n’osa lever ma tête mais voyais ce regard qui me faisait fondre. Ma position traduisait la honte que j’éprouvais, et l’humiliation qui me rongeait.

    « Je suis si content que tu sois de rentrer Juka. Je savais que tu reviendrais vers nous. Allez viens entre et assied toi tu en as surement besoin. »

    Cette phrase était apaisante mais me faisait encore plus mal, pensant à mon prochain geste ... Je n’étais qu’un monstre ... Après ces paroles, je m’avança timidement afin d’entrer dans la pièce et Kaitaro m’invita à s’asseoir sur son futon, chose que je fis, avec de gestes lents, comme n’étant pas sûre de moi. Je fixais le sol, essayant de calmer mes tremblements ainsi que ma respiration, j’attendais. Peut-être me faire disputer pour ma réaction, chose qui aurait été bien méritée après tout.

    « Je suis désoler pour tout ce que je t’ai dit tout a l’heure, je me suis un peu laisser emporter et j’ai été blessant ? Dis moi… tu me pardonne ?? »

    Je releva ma tête et le fixa de mes grands yeux argentés. Non ! Il ne devait pas s’excuser ! C’était à moi de le faire mais jamais je n’oserais ! Ce qu’il avait dit était vrai, il avait dit la simple vérité, alors pourquoi s’excuser ? Cette dernière phrase le rendit si attendrissant, je ne pouvais le laisser ici ... C’est pourquoi je leva mon bras afin de saisir doucement sa main, caressant sa paume. J’étais prise d’une espèce de crise de tendresse, dirons-nous ... Après tout, cela fait depuis un moment qu’il est enfoui en moi pour cet homme. Je le tira vers moi, afin de le faire s’asseoir à mes côtés et le regarda dans les yeux avec cet air vide ... Et pourtant, croyez-le ou non, malgré tous mes sentiments négatifs, je ressentais de l’attendrissement à ce moment. Mon coeur se mit à battre fort à ses côtés, je ne pouvais le nier, mais mone expression était toujours aussi morte. Nos corps étaient si proches et ce n’était que tentant ... Je posa ma main sur sa joue et la caressa tendrement, ne le quittant pas des yeux. Je me retenais afin de ne pas faire quelque chose de trop déplacé mais finalement, après avoir remis un tissu de mon pardessus sur ma blessure, mon bras prit appui de l’autre côté du corps de Kaitaro afin de l’enlacer tendrement de mon autre bras. Je tremblotais encore, mais j’arrivais à contrôler ceci.
    C’était un contact plein de douceur, j’aimais tant me blottir contre lui ... Là, nous étions comme deux amants sur le point de s’embrasser, mais ce n’était pas mon but ... Je resta ainsi, à passer délicatement le bout de mes doigts le long de sa colonne vertébrale. Je refusais qu’il s’excuse et je voulais le rassurer du mieux que je pouvais ... Que je pouvais, dans mon état actuel.

    ‘’ Arrêtes. Tu n’as pas à t’excuser, Kaitaro. Pas le moins du monde. Bien au contraire ... ‘’ Je releva ma tête et nos visages étaient si proches, j’en profitea afin de scruter d’avantage ses yeux. ‘’ Merci. ‘’

    Mon attitude semblait provocative, pourtant vous me connaissez, je suis naturellement ainsi, aussi câline avec mes amis, bien qu’il est vrai qu’avec Kaitaro, c’est différent ... Je dégagea quelques mèches de son visage à l’aide de mes doigts avant de reprendre tendrement sa main. Mon visage avait comme du mal à s’écarter du sien, pourtant ce que je faisais était plus que déplacé ... Entrelaçant ses doigts avec les miens, je baissa finalement les yeux, me pinçant les lèvres, rougissante et quelque peu gênée, et me blottis contre son épaule, son bras qui me soutenait derrière.
    ‘’ Je m’excuse. ‘’ ‘’ Kaitaro, à l'aide ... ‘’ ‘’ Empêches-moi à commettre ce probable suicide. ‘’ ‘’ Pardonnes-moi ‘’ ... Tant de phrases qui refusaient de sortir, et pourtant il le fallait sûrement ... Au moins demander pardon ... Pour ce que je lui ai dit, pour ce que j’ai osé penser ... Ou pour ce que j’allais faire dans quelques heures.

    Cela me faisait mal ... La scène que j’étais en train de vivre, là maintenant, avec Kaitaro, était des plus attendrissantes, rappellant deux adolescents en pleine période d’innocence. Je ne me le cachais plus, bien que cela me perturbe. J’ai effectivement des sentiments pour mon ami ... La preuve, de ce coeur qui bat fort à ses côtés. La preuve, de cette tendresse qui émane de moi à son égard, bien malgré mon état ... Je m’en voulais, car en faisant ceci, en partant, j’allais lui faire encore plus du mal ... Mais je souhaitais réaliser ce dernier acte égoïste, le revoir, le sentir à nouveau contre moi, peut-être une dernière fois ... Cette idée était douloureuse, et pourtant il serait si facile de tout simplement rien faire ... Rester avec eux, être raisonnable ... Cette idée n’avait pas de sens, pas de but précis à part traverser des kilomètres et des kilomètres pour pouvoir pleurer ... C’est stupide, n’est-ce pas ? Mais je suis incapable de faire autrement, j’en ai bien l’impression ... Mon Dieu, Kaitaro ... Pardon, pardonnes-moi pour cet acte qui sera en effet irréflechi ... Devrais-je lui dire ... Adieu ? Car ce sera sûrement la dernière fois que je pourrais profiter d’un toucher pareil, venant de lui ...


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Kaitaro Nagi~Chef de l'ANBU de Konoha~
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Sam 10 Déc 2011 - 3:32

.:: Here we go !! ::.



J’avais l’impression que le temps avait ralenti depuis que j’étais a nouveau entrer dans cette chambre ou je passerais la nuit, un sentiment entre la joie, la peine et l’impatience me submergeais. C’était assez étrange car c’était bien la première fois que quelque chose du genre me parcourait et ça me perturbait un peu. Comment pouvais-je ressentir quelque chose d’aussi fort alors que mon cœur pleurait il n’y a pas moins de dix minutes. Surement car j’étais un peu anxieux de voir ce que Juka allait faire. Surtout que je l’avais laissé seul dans le noir, et qu’elle courrait peut-être un danger. J’aurais bien voulu y retourner mais je devais lui faire encore plus confiance. Il fallait qu’elle se sente en confiance avec nous et quoi de mieux que de lui offrir notre confiance et toute notre amitié. Elle en avait surement besoin de tout ceci pour venir a bout de toute cette émotion néfaste qui ne faisait que la détruire de l’intérieur et bien qu’elle ne fut pas la seule a en avoir besoin elle en avait plus besoin que nous deux.

J’étais allongé sur mon lit, vulnérable a tout et n’importe quoi, l’amour, la haine, la mort ou n’importe quoi pouvait passer cette porte et fondre sur moi avant que j’ai eu le temps de faire le moindre mouvement. J’aurais pu me faire tuer sans même avoir le temps de lever le petit doigt. C’était assez terrifiant mais en même temps énormément humiliant comme mort, exténué et complètement anéanti, victime d’un forfait mesquin. Je ne pouvais pas imaginer plus pathétique comme mort pour moi. Je préférais encore le suicide plutôt que de mourir de cette façon. Mais mon flot de penser morbide fut interrompu par les bruits a la porte de ma chambre. J’avais reconnus la voix de Juka. J’eus un bref sourire qui s’estompa et au bout que quelques instants car me lever avait été une véritable torture musculaire. J’avais l’impression de peser deux tonnes et ce rien qu’au niveau de mon buste. Mais au moment ou la porte s’ouvrit et que je la vie tout ceci disparut comme par magie.

Elle me faisait toujours cet effet, elle faisait battre mon cœur a une vitesse qui devrait être interdite car j’avais l’impression qu’il allait finir par s’arrêter et il martelait tellement fort contre ma cage thoracique que je me demandais si un jour il allait finir par faire un trou dans ma poitrine. C’était vraiment impressionnant de voir que les sentiments que je ressentais pour elle quelque chose de tellement fort que tout ce que j’avais ressentis auparavant avait laisser place a cette amour que tout le monde aurait pu être éclabousser par tout ce qui me submergeait. Je la fis entrer et elle s’assit sur mon lit comme je lui avais demandé. Juka paraissait toujours triste mais j’avais l’impression que tout c’était un peu atténuer mais pas encore totalement dissiper. Peut-être avais je fais une petit erreur en pensant qu’elle s’en remettrais aussi vite. Nous étions tous différents et notre rythme d’adaptation a cette peine aussi. Je la regardais elle et ses yeux argenté. Elle prit ma main et me tira vers elle sur le coup j’avais bien cru faire un arrêt cardiaque.

Je ne l’avais vraiment pas vu venir, elle caressait délicatement la paume de ma main. Qui aurait pu croire qu’on venait d’avoir une discussion houleuse il y a quelques instants. C’était assez dur à croire quand on voyait ce qui se passait entre nous. C’était peut-être sa façon de dire pardon, me montrer toute cette affection. Et bien c’est gestes doux avait fonctionné même si je ne lui avais jamais vraiment voulu de m’avoir crié dessus. La seule chose qui était mise en avant était que même si sa malédiction la forçait à n’aimer qu’elle, ses sentiments pour les autres existaient bel et bien. Ils étaient juste dissimulés et il suffisait de gratter un peu la surface pour que quelque chose commence à émerger. Elle arrivait donc a penser a d’autre gens, a ce que j’avais compris sur sa famille s’était l’une des seules a vraiment avoir des sentiments pour quelqu’un d’autre qu’elle-même.

Quelque chose d’étrange se passait en ce moment entre elle et moi on aurait jurer que plus rien n’existait mis a part nous et cette pièce, le silence qui y régnais était pesant mais donnait toute sa dimension a la scène. J’avais envie de la prendre des mes bras, et qu’on ne se lâche plus. Je savais bien que ce serait un peu débile mais bon espérer était toujours quelque chose de rassurant et être rassurer nous en avions tout les deux besoin. C’est alors qu’elle prit appuie sur moi et se blottit contre moi délicatement. Ce moment aurait pu être le plus le beau de toute ma vie car il me faisait passer outre le fait que mon cœur saignais. Son regard argenté plongeait droit dans mes yeux violets. C’était un contraste coloré des plus étranges car ces deux couleurs étaient toutes les deux très rares voir même unique. Une idée me traversa l’esprit, mais ce n’était certainement pas le moment de faire une chose pareille. Elle n’était pas bien et je ne pouvais penser a des choses pareille en tout cas pas en ce moment, c’était bien trop déplacer. Je refoulais ce sentiment mais au fond de moi je savais très bien que ce qui devrait un jour arriver, arriverais.

Sa main passa devant mon visage et remis une mèche de cheveux a sa place. Pour une fois que je n’avais pas prêté attention a ces mèches qui souvent me coupait la vue. Je les avais totalement zappées, mais ceci fut vite oublier car je sentais ses doigts se glisser entre les miens. Ce n’était jamais arrivé et je ne comprenais pas trop, par contre mon cœur fit encore un bond, je pensais même que mon cœur avait traversé. Je jetai un regard pour voir ce qu’il en était vraiment et si je ne délirais pas un peu et cette fois sa main caressa ma joue. Elle était si douce, j’avais l’impression d’être un chat qui adorait ça. Tout ceci me faisait vraiment de l’effet mais l’expression de Juka n’avait elle pas changé d’un pouce.

‘’ Arrêtes. Tu n’as pas à t’excuser, Kaitaro. Pas le moins du monde. Bien au contraire ... ‘’ ‘’ Merci. ‘’

Elle avait mérité mes excuses et qu’elle le veuille ou non j’allais lui demander pardon mais on ne peut pas forcer les gens à nous pardonner. Je pense avoir dit quelque chose qui l’a blessé et elle me dit que je n’ai pas à m’excuser. C’était peut-être la même chose pour elle. Juka ne m’avait en rien blessé dans ce qu’elle avait dit bien que certaines choses m’ait fait un peu mal mais bon ce sont des choses qui arrivent de temps en temps et celui qui ne peut pas l’encaissé aura bien du mal a vivre sa vie correctement. Elle allait surement y arriver même si ça prenait du temps, j’étais persuadé que Juka arriverais à s’en remettre. Je voulais qu’elle se sente un peu mieux. C’est alors que je souris, pas un sourire comme les autres, un sourire chaleureux et dont on pouvait sentir toute l’énergie que me procurait le fait de savoir que mes amis étaient en vie.

-Juka !! J’insiste, même si tu penses que ce n’est pas la peine. Je n’ai aucun droit de dire ce que j’ai dit. Je suis la et je resterais la pour toi et ce peut importe ton problème. Tu devrais t’allonger un peu parce qu’assise tu ne te reposes pas vraiment.

Je lui fit un sourire et déposa un baiser sur sa joue.

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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Sam 10 Déc 2011 - 16:46

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    Serait-ce vraiment ...
    Le chemin de ma perte ? Un au revoir ?



    Cette ambiance, cette douceur qui émanait de nous deux, il fallait le dire, je l’attendais depuis bien longtemps ... Je désirais de le ressentir contre moi et cela arrive vraiment au moment où je m’apprête à partir ... Ce moment me faisait qu’augmenter le regret que je ressentais, mais je sentais qu’il le fallait ... Il me le fallait afin de pouvoir avancer, et c’est en effectuant ce jeu de pile ou face – la mort ou la libération, que je me sentirais digne de continuer avec eux. Je ne savais que penser, et je ne me rendais même pas compte des conséquences ... Qui pourraient s’avérer graves. On ne comptait pas rester longtemps à Hayashi et ils ne sauront pas où j’irais ... Je ne pourrais les retrouver. Mais ces pensées qui pourraient me ramener à la raison ne me traversèrent même aps l’esprit, et même, le mien était si embrouillé que même si j’y aurais songé, cela me passerais au-dessus ... J’étais idiote, j’étais détruite. J’étais perdue. C’est ce qui me faisait agir ainsi ... Et j’allais le regretter, peut-être, mais je n’y pensais pas ... Je pensais surtout à aller m’effondrer. Quel acte égoïste ... Mais quand on a perdu la raison comme moi à ce moment, on ne pouvait s’attendre à grand chose d’intelligent. Qui aurait cru, venant de moi, la personne si réfléchie, considérée comme mature et censée ... J’ai perdu toute notion de rationnalité et de survie lors de cette grande perte. Quelque chose s’est brisé en moi et mon âme cherchait désespérément à le réparer, bien que ce n’était même pas garanti que cela sera possible ...

    Le temps passait au ralenti mais était tout de même trop rapide pour moi ... Car c’était peut-être les derniers instants de douceur, les derniers contacts que je vais avoir avec Kaitaro ... Et cela me faisait mal. Je me faisais mal à moi-même en étant entrée dans sa chambre, comme j’allais sûrement lui faire mal à lui aussi ... Cette ambiance ... N’était pas la même. Je sentais que mon regard avait changé, il exprimait un lointain désir refoulé, cette petite lueur qu’on pouvait apercevoir dans mes yeux, au-delà de cette expression morne que je ne pouvais m’empêcher d’exhiber bien malgré moi. Que m’arrivait-il ... Je ne savais pas, je ne me comprenais pas, mon coeur battait ma chamade à côté de ce jeune homme, qui de plus semblait apprécier mes gestes.
    En relevant mes yeux, je le vis me sourire. Cette expression qui avait l’air d’illuminer toute la pièce, qui me faisait chaud au coeur comme froid dans le dos, rien qu’en pensant à ce que j’allais faire. Je me dégoûtais quelque part, mais je ne m’en rendais pas compte ... Ce sera le cas, quand ce sera trop tard, peut-être ... En attendant j’étais bien trop occupée à le contempler, essayant de faire calmer certaines pulsions bien étranges et inconnues pour moi. En fait ... Quoi que j’y fasse, je le ferais souffrir. Ce sentiment étrange, était agréable comme m’effrayait. Je le doutais et j’avais peur. Les Kiyomizu ne doivent aimer personne, à part eux-mêmes ... Preuve pour la perte de mon père, ce fut à cause de mon amour à son égard ... Alors ... Si je restais, je pouvais très bien le mettre en danger, lui aussi. Si je partais, j’allais le faire souffrir, vu comment il semble tenir à moi, vu tout ce qu’on a vécu ensemble ... Mais serait-il plus en sûreté ? Ce sentiment me faisait mal, moi qui voulait protéger ceux que j’aime par mes propres moyens ...

    ‘’ Juka !! J’insiste, même si tu penses que ce n’est pas la peine. Je n’ai aucun droit de dire ce que j’ai dit. Je suis la et je resterais la pour toi et ce peut importe ton problème. Tu devrais t’allonger un peu parce qu’assise tu ne te reposes pas vraiment. ‘’

    Un faible sourire me fit remonter le coin de mes lèvres ... Décidément, Kaitaro est si attendrissant, si gentil ... C’était un des derniers qui mériterait de souffrir ... Je me sentais odieuse, je ne savais que penser face à cette situation, mais je n’arrivais pas à revenir sur ma décision, mon corps appellait comme à ma propre perte ... Car au fond de moi, vu mon état, je ne pense pas pouvoir survivre face au désert. C’était peut-être, d’une certaine manière, mon subconscient qui essaye de me mener au suicide, de par le déshonneur absolu que j’ai subi. Je n’ai pu protéger ma patrie, je n’ai pu protéger Hokage-sama ... C’était humiliant pour un ninja. Je suis l’arme du village, et je fus innefficace. Une vraie humiliation. Peut-être que de l’extérieur, je refusais de mettre fin à mes jours mais mon moi me poussait inconsciemment de le faire ... Je ne sais pas, je ne sais plus rien ...
    Mon ami s’avança vers moi et je sentis ses lèvres se loger sur ma joue froide, ce qui me fit rougir et je sentis des poils se dresser sur mes bras ... Chaque seconde qui passait dans cette pièce me faisait d’avantage culpabiliser, ce n’était pas bon ... Ses mots me touchaient, devaient me consoler, mais ils m’effrayaient d’avantage, imaginant ce qu’il allait ressentir lorsque je vais partir. Moi qui a dit que j’allais rester près de lui, mais je pense que je suis trop souillée afin d’obtenir cet honneur. De la honte, de la gêne, de la culpabilité ... Mélangée à ces sentiments que j’éprouve pour mon ami. C’était étrange, c’était effrayant, car je ne les comprenais pas.
    Je me laissa faire, mais le garda près de moi afin qu’il s’allonge avec moi. Fallait-il que je m’en aille maintenant ? Avant que cela ne soit trop tard, au moins regagner ma chambre ... Mais mon corps refusait de quitter Kaitaro. J’étais à présent tiraillée par un horrible dilemme, mais je ne pouvais faire autrement, si je voulais partir sans l’alerter ... Cependant ... Rien que ces dernières minutes, encore, une dernière fois ... Je voulais le sentir contre moi, sentir son odeur, voir son visage, bien que ce sourire me faisait mal comme m’attendrissait. Concernant ses excuses ... Je pense qu’il ne faut pas que j’insiste, car c’est lui le premier qu’il le fait ... S’il se sentait mal, alors soit, tant que cela peut le libérer d’un poids, n’importe lequel, avant que je m’en aille.

    Mon corps s’allongea mais je pris appui sur mon coude afin de garder mon buste relevé, prenant une moue réflective. Puis mes yeux se tournèrent vers Kaitaro, mes traits se relachèrent quelque peu. Je voulais lui sourire, je voulais lui dire quelque chose de rassurant ... Mais je n’arrivais pas. Je sentais que j’allais lui enfoncer d’avantage un pieu au coeur si j’allais faire ceci ... C’est pour cela que je ne disais rien, j’avais beaucoup trop honte comme ça ... Mon coeur me faisait mal, me faisait si mal, à l’idée de ce qu’il risquait de ressentir, me voyant disparue ... Peut-être que ... Serait-ce mieux pour lui qu’il m’oublie ? Je n’en savais rien, vraiment. Tout ce que je pensais, c’était à ma petite personne, à ce moment précis. C’était dégoûtant. Peut-être est-ce mon sang du Kiyomizu qui se met à bouillonner enfin, montrant ma personnalité profonde que je ne pouvais le nier, réveillé après ce choc ? Deviendrais-je comme mon père ... ? Malgré que je l’aimais tant, je l’admirais, je ne suis pas dupe, je savais ce que le reste du monde pensait de lui, et il ne se cachait pas ... Mais non, en regardant Kaitaro, je vois que je ne pourrais être comme lui. Serait-ce mal, cela risque de me faire d’avantage souffrir ... N’est-ce pas, au final, une chose merveilleuse, de ne ressentir rien que du mépris face au reste du monde, ayant de l’amour pour son propre reflet ?
    Ma main gardait celle de Kaitaro au creux de ma paume, et je posa finalement ma tête sur son épaule. Oui, juste quelques minutes ... Quelques minutes magnifiques qui me feront d’avantage souffrir. Mais je désirais, je désirais tant, de l’avoir près de moi. Je ne voulais le quitter, vraiment ... Mais je n’arrivais plus à stopper cette machine qui fut déjà lancée, me cherchant à me faire avancer jusqu’à ma perte, ou ma salvation. Ce probable dernier moment était simple comme marquant à mes yeux, car à présent nous ressemblions à ces amoureux qui faisaient tant rêver ... Je ne savais ce que je pensait Kaitaro de ce côté ... Ressentirait quelque chose de similaire à mon égard ? C’était trop compliqué pour moi, de ce côté, comme affreusement tabou. Il fallait bien que j’y fasse face, un jour ou l’autre, mais en attendant les chances qu’on va se perdre de vue par ma bêtise est grande. Quelle idiote.

    Il le fallait. Il fallait que je me lève, que je le laisse se reposer, sinon j’allais jamais y arriver. C’était trop tentant mais trop facile de se faire pardonner ainsi. Mon coeur se serra et au bout de ces plusieurs minutes silencieuses bien qu’agréables je me releva soudainement. Au début j’avais peur, mais finalement j’osa tourner mes yeux vers Kaitaro, ne pouvant lui offrir autre chose que ce regard vide. J’essaya de sourire, en vain, une simple grimace dessinait mes lèvres, j’avais l’air encore moins crédible ... Comme j’étais du côté du mur, il me fallait passer au-dessus de lui afin de pouvoir sortir ... Chose qui aurait été bien plus que délicate si je serais restée avec lui. A contrecoeur, je baissa mes yeux, comme ayant peur qu’il allait lire quelque chose qu’il ne devrait pas dans mon regard.

    ‘’ Je vais te laisser dormir ... ‘’ Prononçais-je ... Et c’est tout.

    Je me motiva un bon coup avant de devoir passer par-dessus lui et finalement j’osa l’enjamber, bien que mon visage fut bloqué lorsqu’il passa si près du sien ... Je restais encore quelques secondes, à le contempler. Il me fallait dire adieu ... Je lui caressa avec le revers de mes doigts, une dernière fois, sa joue, et fis un geste que j’aurais peut-être pu regretter, je n’en savais trop rien ... Mes lèvres s’approchèrent de lui et failli frôler les siennes. Depuis tout ce temps, elles m’attiraient ... Mais je ne devais pas ... Finalement, je finis le geste, mais pas de la façon que vous auriez pu imaginer. Mes lèvres finirent pas se loger, d’un geste lent, vers sa joue, non loin des siennes. Mon geste fut si lent que je sentais son souffle, comme le mien qui devenaient doucement plus chaud et intense. Ce n’était pas bon signe ... Ce fut comme un baiser d’adieu, au cas où ...
    Je sentais que je me mis à rougir très soudainement, c’est pour cela que je me releva rapidement, afin de terminer ce que j’avais à faire, et finis par sortir de ce fûton. J’étais de dos face à Kaitaro, je n’osais plus le regarder à présent ...

    ‘’ Ne t’en fais pas pour moi. Je vais fumer à l’entrée, et aller dans ma chambre ensuite. Bonne nuit, Kaitaro ... ‘’ Ma voix était mécanique, bien que plus fluide et douce à la dernière phrase, laissant sortir un ton si mélancolique. Je voyais qu’il commençait à faire bien nuit dehors, les lanternes nocturnes se mirent à éclairer quelque peu l’extérieur, bien que je ne savais quelle heure il était ... Tard, probablement, je n’en savais rien.

    Et c’est sur ces paroles que je finis enfin à rassembler tout un argument convaincant dans ma tête afin que je lève mon postérieur. D’un geste lent, je remis ma tunique en soie violette à sa place, et déplaça mes cheveux en arrière, cachant la fleur de Narcisse trônant dans mon dos. Je me sentais honteuse comme déterminée de ce projet suicide, je ne devais plus le regarder ... Au risque de retourner dans ses bras. Ce que j’avais fait était bien trop déplacé, bien trop égoïste déjà ... Il ne fallait pas que j’empire le cas, que ce soit le mien, ou l’état futur de Kaitaro dont j’avais peur rien que d’y penser. Non pas qu’il soit en colère contre moi, non ... J’avais peur de le faire souffrir. Je savais que j’allais bafouer la confiance de lui et Toshiro réunis, bien que je suis celle à qui on peut faire le plus confiance ... Mais ... Ce n’était pas moi, ce soir-là ... C’était une coquille vide sans âme, cherchant la salvation ... Pardonnez-moi ...

    Entrant dans ma chambre, je ne lui ai pas menti – Je voulais fumer. Je percuta légèrement avec mon pied le plateau de repas qu’on m’avait apporté, et mes yeux le fixèrent ... Un déglutissement fit. Bien que cette nourriture, bien japonaise, dont j’en raffolais, me disait bonjour, je sentais que si j’allais manger quelque chose j’allais tout simplement le vomir après, ce qui m’attristait, ce qui scellait d’avantage mon sort par cette fugue. J’allais mourir ... Et cela ne me faisait pas peur. Je n’avais pas peur de la mort, mais là je ne cherchais plus à me débattre, car j’étais tout simplement déshonorée ... La seule chose qui me retient ici, c’est Toshiro, mais surtout Kaitaro ... C’est bien pour cette raison que j’ai quitté la pièce de manière aussi soudaine.
    Je m’avança machinalement vers mon sac, je me sentais déjà condamnée. Oui, j’avais cette sensation que mon sort était scellé pour de bon. Je sortis mon paquet de cigarettes ainsi qu’un briquet, et quitta ma chambre afin de me diriger vers le couloir et descendre les marches sans essayer d’étouffer le bruit, comme prouvant à Kaitaro que je faisais vraiment ce que je lui ai dit et qu’avec un peu de chance les possibles doutes qu’il pourrait avoir seront dissipés.
    Je sortis dehors, m’appuyant contre le mur près de l’entrée, et alluma une cigarette, regardant dans les alentours, sans cette once de curiosité enfantine que j’avais l’habitude d’arborer. Et une fois que je pris la première bouffée, je sentis un frisson me parcourir. Ce fut une sensation agréable, mais juste après elle fut itnerrompue par le rappel de ma blessure, ce qui me provoqua un rictus. Je me suis habituée à la douleur, cependant je crois que j’ai laissé bien malgré moi, tomber quelques gouttes de sang sur la veste de Kaitaro ... J’espère qu’il ne s’en rendra pas compte, ou du moins, pas à temps. Il ne fallait pas compliquer la tâche, bien que cette blessure était en vrai bien ouverte et glauque. Encore un peu, et mes tripes sortiraient dehors ! Bon, j’éxagère un peu, évidemment, bien que cette sensation était bien présente. Le sol en pierre était trempé de par la récente pluie, le temps était frais ... Je devais en profiter, dans le désert ce sera loin d’être le cas ... Un sentiment de vide, un vide affreux ... J’aurais pu peut-être tracer un avenir certain, en restant avec eux, et tout rentrerais dans l’ordre, mais pas dans ma tête ... Dans ma tête, c’était le véritable chaos, j’étais perdue comme détruite. Je n’acceptais pas d’avoir perdu Konoha, je n’acceptais pas la mort de ... Hokage-sama ... A cette pensée, je le revis dans son bureau, ces doux souvenirs qu’il me laissa en tête, magnifiques mais si douloureux à présent, je sentis mon coeur serrer, des larmes monter ... Mais je me retenais. J’arrivais au moins à ne plus être hystérique, à me contrôler, grâce à Kaitaro, mais à quel prix ... Je l’avais blessé, sûrement. Tout ce que j’ai fait, et ce que j’allais faire, n’était qu’échec, et je le savais.

    *****

    Voilà une bonne heure que je suis revenue dans ma chambre, après en avoir fumé trois. Mon coeur saignait, rien que de penser à l’horreur que je m’apprête à faire ... Mais ... Il était temps. De partir ... Je pense que presque toute l’auberge était en train de dormir. Et c’était maintenant que je devais de nouveau mettre en avant mon talent de ninja afin de filer dans la discrétion et le plus grand silence ... Je ne réfléchissais plus à rien, il vaudrait mieux je pense ... Je ne peux le cacher, la tentation de revenir vers Kaitaro était grande, peut-être mon côté qui veut me sauver, je n’en sais rien ... En attendant je fus plongée dans le côté qui souhaite ma perte, probablement. Je mis quelques bouteilles d’eau dans mon sac, les ayant rempli jusqu’à ras bord afin que le peu d’air qui aurait pu rester ne ferait pas de bruit pendant que je me déplacerais. La discrétion est un domaine dont je suis forte, le seul gros désavantage que j’avais ce sont mes phéromones qui se sentent bien loin ... Je me devais me remémorer mon apprentissage récent de self-control venant des rouleaux des Kiyomizu et essayer de les dissiper, chose que je fis ... Plus facile à dire qu’à faire, surtout lorsqu’on est dans un tel état que le mien ... Il fallait se relaxer et se recentrer sur soi-même, concentrant ses phéromones au fond de soi, voulant bloquer les flux. Après plusieurs tentatives, je réussis, mais la difficulté était que, tout simplement, je devrais me concentrer sur ceci pendant ma fuite afin de ne pas me faire repérer. Je regarda une dernière fois le plateau et, bien malgré moi, pris un onigri que je l’ai englouti, chose que je regretta juste après, sentant mon estomac exprimer son mécontentement ... Ainsi que ma gorge qui se serrait, et le goût qui était, je suis sûre, délicieux, était écoeurant à ce moment pour moi ... Me reprenant, je tendis l’oreille, vérifiant que personne ne bougeait, et une fois que je fus convaincue que tout le monde dormait probablement, je mis mon sac, ainsi que mon bâton sur mon dos et m’avança vers la fenêtre.

    Pas évident de sortir ainsi, surtout avec mon arme qui est plus haut que moi même, dépassant mes maigre cent soixante cinq centimètres, mais je réussis à m’accrocher sur le rebord de la fenêtre de mes doigts, tandis que mes jambes se plièrent afin de prendre appui contre le mur. Parfait, pour l’instant, pas un seul bruit ... Levant ma tête, j’aperçus le toit, et me rendis compte que cette auberge avait une architecture typique traditionnelle et possédait une pagode comme toiture ... La petite difficulté pour moi. Enfin, une difficulté ... Cela est facile, mais en voulant le faire dans la plus grande discrétion, et en plus je suis blessée ... Cela ne devient plus du tout évident. Il me devait de sauter en arrière en prenant de la hauteur afin d’atteindre le bout du toit et m’y accrocher. Cela me rappella un peu une des nombreuses missions que j’effectua à Konoha, dont une qui était une infiltration, qui fut bien évidemment une réussite, mais cette idée bien nostalgique m’attristait encore plus que de raison, c’est pour cela que je devais me concentrer à faire le vide, d’autant plus que je devais garder mes phéromones en moi ... Je souffla alors un bon coup, me préparant à la douleur que j’allais subir au ventre, et mes pieds me poussèrent en arrière. Je m’accrocha immédiatement à la pagode et coinça un pied sous la toiture afin de prendre un meilleur appui, et grimaça de douleur. Je serra les dents de toutes mes forces avant de me hisser enfin sur le toit. Voilà ... Première chose de faite. Je me pinça les lèvres et regarda derrière moi, les larmes montaient, je savais que ... J’avais perdu la raison. Bien que je voulais tant y retourner ...

    ‘’ Kaitaro ... Toshiro ... Pardonnez-moi ... ‘’ Murmurais-je avant de me retourner, le coeur serré, afin de passer de l’autre côté du toit et sauter de bâtiment en bâtiment, ayant le silence et la grâce d’un chat, serrant mes dents de par cette douleur qui me tiraillait. Non seulement à mon ventre, mais également au coeur ... Il me fallait partir au plus vite.

    La discrétion était parfaite, mais je titubais encore ... C’est seulement en arrivant enfin à l’autre bout de Hayashi que je me permis un moment de répit et laissa sortir mes phéromones ... Une petite nausée me prit. Je me devais de me dépécher. Heureusement que d’en haut, je pouvais voir la porte d’entrée ... Sinon j’aurais mis un temps à m’y retrouver.
    Je finis par sauter sur le mur qui encerclait le village et sauta afin d’attérir de l’autre côté, et me mis à courir ... Je ne savais pas où était Suna, j’en avais pas la moindre idée ... Des larmes commençaient à monter, je m’en voulais tant ... C’était probablement ma fin, la fin de tout ... Et je finis par m’arrêter afin de prendre appui contre un arbre et vomir ... L’onigri n’a pas passé, super ... J’étais dans les bois, incapable de dire où je me trouvais, mon sens d’orientation était pitoyable après tout. Je n’avais pas la moindre idée de comment j’allais y parvenir.

    Je me déplaça vers un autre arbre et sortis une des bouteilles d’eau de mon sac afin de boire et faire passer ce goût immonde de ma bouche, mais je devais en garder surtout pour le désert. Et c’est là, en tournant la tête, que je vis un maigre chemin avec un panneau indiquant la direction du pays du vent, l’autre côté indiquait Konoha ... Je m’humecta les lèvres, et me dis qu’il fallait que je ne traîne pas, il me fallait ... Courir. Aurais-je du laisser un message, afin de leur dire où j’allais ? Non ... Cela aurait été une mauvaise idée, je pense ... Au moins un message de pardon, je n’en sais rien ... Je secoua ma tête et me mis à courir, tant que je le pouvais, cherchant à chasser ces images qui me faisaient mal ... Konoha, Hokage-sama, et Kaitaro ... Ils me hantaient. Je devais les chasser de par ces efforts physiques, et cette douleur qui me rappellait la réalité de ma faiblesse. Ce qui est fait est fait ... Etait-ce un ... Adieu ?



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Kaitaro Nagi~Chef de l'ANBU de Konoha~
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de tristesse(PV Juka) Ven 16 Déc 2011 - 3:17

.:: Here we go !! ::.




Tout ce qui c’était passer aujourd’hui avait tout simplement marqué ma vie d’une empreinte indélébile et je n’étais surement pas le seul dans ce cas. Il ne me restait plus beaucoup de force et de toute façon je n’aurais rien pu changer même avec toute la force du monde. Ce qui était fait était fiat et un être aussi misérable que moi ne pourrait pas y changer grand-chose. En tout cas pas tout seul. J’avais besoin de se soutien de mes deux amis qui étaient avec moi depuis notre fuite du village. C’était un bien grand risque que j’avais pris que de leurs demander de déserté le village de Konoha avec moi. Si ils avaient refusé j’aurais compris mais ils avaient accepté. C’était surement la plus belle chose a laquelle j’aurais pu m’attendre aujourd’hui. Un jour qui aurait pu être le pire que j’ai jamais passé même si c’était déjà un peu le cas, si je l’avais perdu elle aussi. Je parle bien de Juka, la jeune fille que j’avais eu la chance de connaitre lors d’une mission qui nous avait mené dans ce village de truand, qui m’avait fait rire dans les sources chaudes et fait mon cœur revenir peu a peu. Je lui devais tellement que toute une vie ne serait peut-être pas suffisante. Mais il ne faut pas croire que c’était la seul qui comptais a mes yeux, car il y avait aussi Toshiro. Le plus mature d’entre nous et surement le plus triste de nous trois. Il avait perdu son frère dans cette bataille ou nous avions perdu un chef et celui qui était mon meilleur ami. Il avait comme absorbé le choc mais je savais qu’au fond sa peine était très grande.
Revenons a cette scène qui se déroulait dans ma chambre, n’importe qui aurait pu penser a quelque chose de totalement déplacer en passant cette porte et en ignorant l’état dans lequel nous étions. En effet Juka et moi étions si proche l’un de l’autre que j’avais l’impression que rien n’existait autour de nous, a par peut-être le temps qui passait. C’était comme si nos corps étaient aimanté et qu’il existait une autre charge qui empêchait que cette rencontre soit totale. Main dans la main et sa tête sur mon épaule. Je n’aurais jamais penser que cela arriverait en tout cas pas dans ces conditions. Allongé l’un a coté de l’autre, comme un couple qui n’en était pas tout a fait un, entre elle et moi je sentais qu’il y avait quelque chose de fort. De l’amour ? peut-être, ou une forte amitié ? Aussi probable mais je savais bien ce que je ressentais pour elle. J’avais tellement envie de tout lui avouer maintenant, c’était surement le moment idéal pour ça. Seul sans personne pour venir interrompre la conversation. Mais je sentais que le faire dans ces conditions serait totalement déplacer et je ne voulais pas passer pour celui qui attend qu’une fille soit totalement défaite, pour lui causer un second choc. J’allais attendre qu’on soit seul mais qu’elle soit un peu plus consciente d’elle-même. J’avais cette phrase sur le bout de la langue mais je me refusais de la sortir, pas maintenant car elle ferait surement l’effet d’une bombe. Elle avait assez pleuré pour le moment et je ne voulais pas en rajouter une couche avec cette histoire.
’ Je vais te laisser dormir ... ‘’
Mes pensées devenaient de plus en plus floues. Etait-ce l’émotion ou bien la fatigue ? Surement un mélange des deux. Avec tout ce qui c’était passé aujourd’hui j’aurais pu écrire le moitié d’un chapitre de ma vie. Je la sentis alors se relever. Nous avions gardé le silence depuis un bon moment. Elle devait vraiment être épuisé et retourner a sa chambre. Je la comprenais, moi aussi j’étais exténué par ce jour qui m’a marqué pour toujours. Je voulais qu’il finisse mais je ne voulais pas qu’elle parte. Je ne pouvais quand même pas lui dire de rester avec moi pendant la nui, ce serait quelque chose de totalement déplacer et irrespectueux des sentiments qu’elle ressentait en ce moment. Je lâchais la prise que j’avais sur sa main le plus doucement possible pour que ce contact dure le plus longtemps. Tout aurais été plus simple si je lui avait tout dit plus tôt . Mais la peur m’avait toujours paralysé. Pour partir elle devrait passer au dessus de moi, j’aurais voulu me lever pour qu’elle passe sans problème hélas je n’en avait plus la force. Mon cœur fit un bond de géant quand son visage passa tout prêt du mien. J’avais l’impression que ce court instant dura une éternité et franchement j’aurais préférer qu’il dure une éternité. Elle était passé et se dirigeait vers la porte de la pièce.
’ Ne t’en fais pas pour moi. Je vais fumer à l’entrée, et aller dans ma chambre ensuite. Bonne nuit, Kaitaro ... ‘’
Aussitôt qu’elle sortit, je fermai les yeux attendant que le sommeil m’emporte loin de ce monde et de cette peine qui me rongeait lentement de l’intérieur. J’aurais presque pu croire que le simple fait d’avoir passer ce moment avec Juka m’aurait un peu empêché de dormir mais ce ne fut pas du tout le cas. En effet, je ne pris pas dix minutes avant de m’endormir en prononçant cette phrase qui me brulait les lèvres « Je t’aime Juka » …
Le lendemain matin après le petit déjeuner.
Bizarre. Ou es Juka depuis le temps que je l’attends. Toshiro est déjà remonter mais elle n’est pas encore descendu. Je m’inquiétais un peu car elle était du genre a ne pas perdre de temps surtout que la connaissant elle n’avait pas du dormir. Je devais aller voir si elle allait bien. Je pris la direction de sa chambre. En tendant l’oreille je n’entendis pas le moindre bruit. C’était étrange. Je fis coulisser la porte et je vis avec effroi qu’elle n’était pas la. Une question me venait donc a l’esprit : Ou était parti Juka ??



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Une nuit pleine de tristesse(PV Juka)

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