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Mission de rang B [solo]

Asaji Hisu
 ~ Juunin de Suna ~
Asaji Hisu ~ Juunin de Suna ~
▌Sanction : Aucune
▌Messages : 21
▌Inscription : 24/10/2012

Feuille de Ninja
| Rang / Niveau | : | B / 14 |
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Mission de rang B [solo] Left_bar_bleue76/2000Mission de rang B [solo] Empty_bar_bleue  (76/2000)
| Âge du personnage | : 20 ans
MessageSujet: Mission de rang B [solo] Mission de rang B [solo] Icon_minitimeMer 7 Nov 2012 - 8:02



Le silence de l'enfant



Chapitre 1 Données
Chapitre 2 Première piste
Chapitre 3 Première erreur
Chapitre 4 Une lettre à l'hôpital
Chapitre 5 Tenzo
Chapitre 6 Voilà qui règle mes problèmes
Chapitre 7 Un homme brisé
Épilogue Quelqu'un de bien

Spoiler:

Chapitre 1 : Données

J
e sortais du bureau de ma Kazekage, un peu perturbée par ses derniers mots. Enfin, par ses seuls mots. Avait-elle noté ma main légèrement tremblante alors que je m'étais saisi de l'intitulé de mission ? En tout cas, elle n'avait rien laissé paraître quant à la satisfaction qu'avait du lui procurer le succès de son ton lugubre … C'était bien un jeu n'est-ce pas ? Oui, elle n'aurait jamais envoyé un de ses ninjas à la mort en disant simplement : « Bonne chance … » avec une voix pareille. N'est-ce pas ? *Oh bon sang, vivement qu'on sache tous sur quel pied danser avec elle !* pensais-je.

En ce qui concernait l'enfant, j'appris qu'il avait été placé dans un hôpital pour un suivi psychologique. Il n'avait pas d'autre famille à Suna, de telle sorte que personne d'autre que les service sociaux n'étaient restés avec lui. Je présageais que le traumatisme de l’événement ait été aggravé par la solitude. Je ne doutais pas qu'on soit resté avec lui, mais rien ne pouvait se substituer à ce dont il avait besoin sur le moment.

En revenant sur la scène de crime, je notais les observations des autorités. Le lieu avait été jonché d'armes et de traces d'explosion. Ils en avaient déduit un entraînement de la part des agresseurs et prétextaient cela pour passer la mission en rang B. Les pratiquants du Bukijutsu étaient des adversaires coriaces. Forts à distance, mi-distance et parfois même au contact. Je savais que je devais éviter le Taijutsu, mais jen e pouvais pas prévoir de quelle manière ils se battraient.

Il y avait en revanche un point qui avait échappé aux autorités. Le fait que les assassins soient partis en laissant sur place les armes suggérait un grand nombre de chose. D'une part ils avaient les moyens de payer et de gaspiller de tels équipements. Un Kunaï une fois lancé peut être récupéré et réutilisé. De même qu'un grand nombre d'autres armes et projectiles dont j'avais la liste. De cette façon, j'en déduisais que les meurtriers étaient soit fortunés, soit financés. Dans tout les cas, si ces armes ne venaient pas de l'Académie, je pourrais tenter de retrouver l'acheteur auprès des fournisseurs légaux. Si ces armes venaient de l'Académie, cela signifiait qu'un complice était à démasquer au sein de l'établissement ninja. De même, ce complice pourrait être à l'origine des entraînements que les tueurs avaient reçus. Enfin, il y avait la possibilité que les voies légales n'aient pas été prise en compte pour l'acquisition de ces armes. Le marché noir n'était, selon moi, pas une légende et son efficacité était malheureusement redoutable … Je n'avais aucun contact avec ces services là. Voilà qui m'apprendrait à être réglo !

Les autorités étaient également passé à côté du fait que les agresseurs aient fait un tour de force pour commettre leur crime. Pour deux personnes, dont je ne connaissais pas le degré de formation militaire, ils avaient sorti une réelle artillerie ! Leur but était non seulement de tuer, mais aussi de semer la peur. Quelqu'un qui voulait faire taire un témoin le tuait dans son sommeil avec le moins de témoins, le moins de bruit … Ici, la moitié de la maison présentait des traces de brûlures et le quartier tout entier avait été réveillé. Autant afficher une pancarte sur les portes du village en y écrivant : « On est capable de faire ça, alors ne fourrez pas votre nez dans nos affaires ! ». Je ne pouvais m'empêcher à l'expression d'un orgueil démesuré …

Je regardais l'heure, huit heures quarante-cinq. Trop tôt pour que j'aille à l'hôpital voir le gamin. Si jamais il avait réussi à dormir, il était hors de question pour moi de le réveiller. Chaque minute qu'il passait à reprendre des forces devait être des plus importantes pour lui. Je décidais alors de me tourner vers les autorités qui avaient soumis la mission au bureau de la Kazekage. J'aurais de nombreuses informations manquantes de leur part. Je prendrais le suite de ma matinée pour questionner les différents marchands légaux d'armes. Si les forces de l'ordre coopéreraient facilement avec moi, il n'en serait certainement pas de même pour les fournisseurs d'arme qui faisaient généralement commerce avec des clients dont l'identité était protégée par contrat. Je savais d'emblée que ce serait difficile.

Pour le pauvre enfant, j'irai lui rendre visite en début d'après midi. J'apporterais sans doute de quoi l'amadouer. Des friandises sans nul doute, peut-être autre chose selon ce que je pourrai en savoir. La plus grosse victoire pour moi serait de le faire parler. La moindre chose qu'il dirait à propos de la scène et de l'agression pourrait être une source d'avancement pour l'enquête que je menais.

Dans mon programme, si tout se passait bien, j'aurais une adresse avant la fin de la journée. Un lieu à espionner, une personnalité à surveiller … N'importe quoi me menant à ces tueurs. Je ne pouvais empêcher une partie de mon esprit se demander ce qu'il se passerait si jamais aucune de ces manœuvres n'aboutissait à une piste quelconque. Dans ce cas là, j'irai peut-être provoquer ces tueurs. Car j'étais certaine qu'ils répondraient. Fiers comme ils étaient d'avoir détruit ainsi la maison dans laquelle ils avaient commis leur double homicide, ils ne manqueraient pas de me répondre si je les dénigrais.

Chapitre 2 : Première piste

I
l était neuf heures moins cinq lorsque je passais la porte du bureau des forces de l'ordre du quartier. C'était un petit bâtiment, sur deux étages d'une trentaine de mètres carrés chacun. Au rez de chaussée, j'entrais par l’accueil. Une salle relativement exiguë par rapport au nombre de personnes présentes. Devant le comptoir, une demi-douzaine de personnes faisaient la queue pour des plaintes et des renseignements divers. Une banquette avait été mise à disposition à ma gauche, juste au pied d'une grande baie vitrée. Baignée soleil, je ne doutais pas un seul instant que l'orientation plein est était favorable à l'endroit. Sans ça, le soleil aurait frappé l'après midi aussi transformant le commissariat en un four. Sur ma droite, une porte réservée au personnel donnait vraisemblablement aux bureaux.

A mon entrée, je laissais jouer l'effet que procurait mon uniforme. Habillée ainsi en ninja, la veste des Juunin sur les épaules et le bandeau du village à ma taille, je fis taire les affaires en cours et relever les visages. On me regarda, je fus presque certaine qu'on se posait des questions, que les commérages iraient de bon train. C'était une bonne chose. Si les tueurs savaient qu'une ninja était sur le coup … S'ils savaient que c'était une femme, seule, qui avait repris l'affaire … Oh, ça, il ne manqueraient pas de se montrer. Je devrais faire attention à mes arrières et ne dormir que d'un œil le temps de l'enquête.

Alors, pour ne pas profiter plus que nécessaire de mon statut, mais avancer tout de même dans ma journée de travail, je dis calmement, en appuyant mes propos d'un geste de la main :

« Allez-y, reprenez vos activités. »

Et les gens se rendirent compte de leur comportement. Ils reprirent précipitamment leurs activités feignant que rien ne se soit passé. Je notais pourtant qu'une femme officier avait quitté son poste à l’accueil, vraisemblablement pour m'annoncer auprès d'un responsable. Tant mieux. Je n'aurais pas à faire la queue.

Et en effet, dans la minute, on vint à ma rencontre. Un homme d'une trentaine d'années, bien bâtit, avec de larges épaules, des mains si grandes que les miennes paraissaient être celles d'une enfant. Il me dépassait de plus d'une tête car il devait atteindre le mètre quatre-vingt-cinq, voire quatre-vingt dix. Sa peau était sombre, il devait avoir un teint métissé renforcé par une longue exposition au soleil du désert. Son visage avait une expression surprise, ses épais sourcils bruns étaient levés au dessus de ses yeux marrons. Il avait les cheveux très courts, presque rasés et une barbe de trois-jours. S'approchant de moi, il me demanda :

« Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous, madame ? Je suis le brigadier Sesai, Shiga Sesai. Il me tendit une main ferme que je serrais en répondant :
- Asaji Hisu, Juunin de Suna. Je suis à la recherche d'informations concernant l'affaire du quartier Tsuyoi-kaze dont je suis en charge. Est-ce qu'on peut s'installer quelque part?
- Oui, bien sûr ! Suivez-moi. »

Je lui emboîtais le pas au travers du couloir jusqu'à un bureau de petite taille. Des piles de dossiers se livraient bataille pour ne pas tomber au sol sur les différentes étagères surchargées. Il me fit une place sur une chaise de bois auparavant recouverte de paperasse et m'invita à m’asseoir. En prenant place, je sortis un calepin dans lequel j'avais l’intention de noter les réponses aux questions que je me posais. Tirant un crayon de ma poche, je demandais :

« Donc, pouvez vous me confirmer que dans la nuit de jeudi dernier, il y a trois jours, vous ou une de vos équipes avez été appelés pour des explosions dans une maison du quartier Tsuyoi-Kaze? Il me répondit en faisant « oui » de la tête. Vous pouvez m'en dire quelques mots ? Je n'ai rien de plus que mon ordre de mission. »

Sortant de son mutisme, le brigadier expliqua :

« Oui, c'est exactement ça. Il était cinq heure le matin, et j'étais moi-même de garde. C'est moi qui me suis déplacé avec deux de mes collègues. Heureusement, les explosions n'ont pas provoqué d'incendie. Par contre, en arrivant, aucune trace des criminels.
- Vous parlez de criminels au pluriel. Qu'est-ce qui vous fait penser ça?
- Et bien … La quantité d'arme … Il est impossible d'en transporter tant tout seul. Vous avez vu le nombre qu'il y en avait ? Tenez, voici un registre où nous les avons répertoriées.
J’attrapais ledit registre que Shiga Sesai me tendait en précisant :
- Un seul parchemin peut contenir tout ça. En terme de poids et de volume sceller des armes est le meilleur moyen de les transporter. Je pourrai être d’avantage armée si j'avais sur moi les parchemins dont je vous parle.
Le brigadier était stupéfait.
- C'est possible ? Je veux dire … Attendez, j'ai une photographie de la scène.
Je coupais la parole à l'officier :
- Quitte à voir la chose, je préfère me rendre directement sur les lieux du crime.
Visiblement embêté, il me répondit :
- Et bien, c'est que pour que les secours puissent approcher des victimes, il nous a fallu tout nettoyer … C'est même pour ça que nous avons fait ce registre. »

Merde. Plus de scène de crime. Pas non plus de certitude quant au nombre de maîtres du Bukijutsu. Je sentais monter en moi une pointe de lassitude en pensant que ces hommes qui assuraient l'ordre ne savaient même pas la valeur et la dangerosité des sceaux. En tentant de ne pas laisser transparaître mon sentiment, je passais au sujet suivant :

« Pourriez vous m'en dire plus sur les victimes ? Leur profession, leur niveau social, étaient-ils connus de vos services, etc.
- Oui, bien sûr. Le couple était âgé de quarante-cinq environ, un seul enfant à charge. L'homme, Doki Umida, était livreur pour une société de commerce métallurgique basée à l'est de la ville. La femme, Lani Umida, travaillait dans le salon de coiffure juste en face, là, de l'autre côté de la rue. Ils n'étaient pas connus des services de police …
D'un geste, je coupais la parole au brigadier. J'avais percuté sur une chose et j'avais besoin d'une précision :
- Une société de commerce métallurgique vous avez dit ? Laquelle?
- Je sais pas … Euh, laissez moi vérifier … »

Shiga Sesai se leva et se dirigea vers l'extérieur du bureau. Je le suivis a une distance respectable, assez proche pour lui témoigner mon impatience, assez loin tout de même pour le par le ralentir à cause du stress. Il demanda un dossier à une de ses collègues, celle-ci feuilleta rapidement, sachant comment ses papiers étaient organisés. Elle pointa du doigt l'information que nous recherchions et Shiga put me donner la réponse :

« La société se nomme CKI, pour Chooso Kyooki Industries. Des fabricants d'armes ! Vous croyez que ce sont de là que peuvent provenir les armes utilisées pour l'assassinat ? »

C'était une probabilité non négligeable, mais rien de plus qu'une hypothèse. Je me laissais croire que Doki Umida ait pu voir quelque chose ayant nécessité qu'on le réduise définitivement au silence. En ce qui concernait sa femme, je me doutais que, lors du meurtre de son mari, elle ait pu être un témoin à faire disparaître … Je ne comprenais cependant pas du tout pourquoi on avait laissé le garçon en vie. C'était une erreur un peu grosse pour des gens aussi doués en Bukijutsu. Car il est évident qu'on apprend pas à seulement se servir d'une arme lorsqu'on enseigne une spécialité shinobi, généralement, les leçons pratiques s'accompagnaient de théorie aiguisant l'esprit. J'avais appris à reconnaître que plus un adversaire était puissant, plus il était intelligent. Qu'est-ce qui justifiait alors que l'enfant survive ?

J'avais l'impression que cette théorie était déjà caduque. Cela ne m'empêcherait pas d'aller voir à la C.K.I pour mettre cette idée à l'épreuve de quelques questions.

Chapitre 3 : C.K.I, première erreur.

I
l semblait avoir passé la matinée entière au commissariat avec le brigadier Shiga Sesai à discuter de la famille Umida et des circonstances de leur assassinat. Cela m'avait permi d'y voir beaucoup plus clair dans l'histoire et plus les minutes s'étaient écoulées, plus nous avions pensé que notre première piste était plausible malgré le fait que l'enfant des Umida ait survécu. Shiga avait tenu à m'accompagner au siège de la C.K.I et je n'avais pas su le faire changer d'avis. Il était courtois, capable et volontaire. Pourquoi aurais-je dit non ? Il ne me gênait pas et je pouvais me servir de sa carrure pour ouvrir des portes que mon simple grade n'aurait su franchir.

Le pôle administratif ouvert au public de la C.K.I se trouvait à l'est de Suna. L'entreprise se constituait d'un vaste réseau de forges fonctionnant jour et nuit selon un complexe système de relais et d'équipes. C'était une fourmilière gigantesque. A l'approche des lieux, l'air s'était alourdi et une odeur de métal brûlé, de matières plastiques fondues et de charbon s'était imposée à mes narines. Shiga Sesai sur mes talons, nous entrâmes dans l'espace d'accueil.

Au bout de trois bons quart d'heure, nous fûmes enfin accueillis. Sur les conseils d'une secrétaire aux formes … Caricaturales … Nous fûmes redirigés vers un responsable du personnel de livraison. Un homme grand, fin et sec qui me donnait l'impression de nous détester à peine rencontrés.

« Je n'ai pas autant de temps à vous consacrer qu'il serait nécessaire, donc si vous vouliez bien entrer dans le vif du sujet …
Je fus frappée par le ton plein de mépris du responsable. Il ne s'était pas présenté, pas même un bonjour …
- Bonjour, monsieur … Insistais-je.
- Mobumada.
- Nous souhaiterions avoir des informations à propos de monsieur Umida. Doki Umida. Qui a travaillé ici jusqu'à la semaine dernière.
- Oui, je m'en doutais. Tenez, voilà une copie de ses horaires de travail. Ici, vous avez une copie de son contrat de travail … Et là, une copie des registres des derniers chargements qu'il a transporté jusqu'ici. Vous faut-il autre chose? »

Je jetais un regard à Shiga qui était aussi étonné que moi. Une telle impolitesse était des plus irritante. Je ne savais pas ce que nous avions fait pour mériter un tel traitement. Ce fut le brigadier qui enfonça les portes ouvertes :

« Attendez, dites-le directement si on vous fait chier. Comme ça tout le monde est clair, ok?
- S'il vous plait, Sesai, calmez-vous.
- Attend, il y a pas de raison qu'on se fasse marcher sur les pieds par un petit comptable de merde ! On a une vraie enquête sur les bras! »

Vous me tutoyez, Brigadier, pensais-je. Vous allez trop loin.
Je serrais les dents, je n'aimais pas user d'autorité, surtout sur quelqu'un comme Shiga Sesai qui était dévoué à son travail.

« C'est vrai quoi, c'est pas comme si leur gosse était devenu orphelin ! » Ironisait le brigadier.

Cette fois c'était trop ! J'allais intervenir quand Monsieur Mobumada, le responsable du personnel laissa échapper une exclamation de surprise :

« Les Umida ont un fils ? Il était visiblement choqué.
Oui … Cela vous surprend ? Vous devriez le savoir pourtant … »

J'essayais de savoir ce que pensait l'homme derrière son bureau en regardant son visage. Je décelais difficilement des émotions comme la colère, la surprise, l'incrédulité et une certaines anxiété. Lui cherchait ses mots. Sa surprise devait être justifiée à mes yeux et l'homme en face de nous était bouche bée.

« Qu'y a-t-il ?
- Nous … Nous ne le savions pas alors … Nous … Nous n'avons pas payé d'indemnité relative à sa situation familiale. »

J'étais rassurée, une chose si peu importante pour l'enquête, mais lourde de conséquences si jamais cela venait à se savoir. En effet, l'entreprise pourrait avoir de sacrées indemnités à payer sinon un véritable procès en faveur de l'enfant orphelin. De même, une telle erreur était la responsabilité de M. Mobumada qui risquait donc de perdre son poste …

Je ne m'attardais donc pas. Il était midi moins cinq lorsque le brigadier et moi-même quittâmes le siège de C.K.I Il m'invita à manger et cela nous permis de parler de l'enquête tout en nous restaurant. Nous constations donc que Doki Umida travaillait de nuit. Son service commençait à dix heures le soir pour finir entre six et sept heures le lendemain matin. Il me faudrait rencontrer toute l'équipe de travail le soir même. Mais avant … Je devrais passer l'après midi avec l'enfant. Essayer de la faire parler.

Ce serait la partie la plus difficile.

Chapitre 4 : Une lettre à l'hôpital.

L
'après midi débutait tout juste tandis que Shiga Sasei et moi arrivions à l'hôpital. Je l'avais prévenu que j'avais l'intention de rencontrer l'enfant toute seule. J'envisageais de pouvoir avoir un échange avec lui, même quelque chose de non verbal comme un sourire ou un regard appuyé. Pourtant, si j'entrais dans la pièce avec le brigadier … Il avait beau être le plus gentil du monde, il était … impressionnant.

Moi-même, je me changeais avant d’entrer voir l'enfant. Je laisserai l'uniforme de côté le temps de notre échange pour paraître moins agressive. J'enfilais une robe simple aux couleur claires, pas de froufrous, pas de couleurs électriques, pas de décolleté non plus. J'avais attaché mes cheveux en une queue de cheval lâche pendante sur le bas de ma tête.

A l'accueil, on me reconnu, comme quoi j'avais encore mes entrées dans le service alors même que j'avais fini mon apprentissage ! On me donna le numéro de la chambre où l'enfant avait été installé, en me rappelant au passage l'étage (le second). Enfin, je fus surprise lorsqu'on me donna une enveloppe qui avait été posée ici peu de temps avant mon arrivée. Elle m'était adressée mais ne disposait pas de nom d'expéditeur. Tout ce qu'on me répondit lorsque j'interrogeais mes anciennes collègues fut : « J'en sais rien moi … Grand, assez maigre … Dédaigneux … Pourquoi ? Tu sais qui c'est ? » Cette description sommaire ne me disait rien du tout à mon plus grand désarroi.

J'arrivais enfin devant la chambre de l'enfant. Je vérifiais son nom sur mon dossier : Tenzo Umida. Dix ans à quelques mois près, aucune blessure ni signe de trauma physique. Le reste se constituait d'un jargon de psychiatre auquel j'avais du mal à me référencer.
Je frappais à la porte. Seul le silence me répondit, interrompu par les bruits d'un hôpital en pleine journée de travail. « Tenzo ? Tu est là ? » Demandais-je un peu naïvement. Je savais qu'il ne me répondrait pas, pourtant je souhaitais qu'il ne vive pas mon arrivée dans sa chambre comme une intrusion dans sa vie. Afin que les choses avancent, j'adoptais une autre méthode. « Je vais entrer. Si tu préfères rester seul, tu peux me le dire. » Comme le silence fut à nouveau mon seul interlocuteur, je passais à l'acte en ouvrant la porte.

Le garçon était allongé dans son lit, malgré la chaleur de l'après midi, il avait gardé les couvertures sur lui. Plutôt petit, même pour son âge, je lui trouvais un teint blanchâtre et cireux. Ses cheveux étaient collés en petites mèches sur son front et autour de ses oreilles par la transpiration, j'en déduisais qu'il avait vraiment chaud et que les tissus lui servaient en quelque sorte de remparts posés entre lui et moi. Ses yeux bruns me détaillaient, je n'y voyais pas de peur ni de tristesse. Seulement de la curiosité ! Et d'ailleurs, cela me perturbait quelque peu.

« Je vais laisser la porte ouverte, ça nous fera un petit courant d'air, ça te va? L'enfant acquiesça pas, il ne me répondit d'aucune façon que je puisse saisir. Je m'appelle Asaji, ravie de te rencontrer. J'ai reçu une lettre tout à l'heure. On l'ouvre ensemble ? »

Je préférais ne pas parler des choses qui fâchent dès le début. Lui laisser le temps de s'habituer à moi était peut-être une bonne solution ? Si jamais je pouvais être pour lui autre chose qu'une … Curiosité … Qui sait ? Peut-être voudrait-il communiquer ? Je traversais la pièce et m'assis entre son lit et la fenêtre. La porte d'entrée était toujours entrebâillée et j'avais pris soin ne ne pas me mettre entre Tenzo et la seule issue de la pièce qu'il put emprunter. C'était un vieux truc de psy pour donner confiance aux gens : leur laisser une porte de sortie (métaphoriquement et au sens propre).

La lettre était au format scolaire, une de ces grandes enveloppes jaunes. Je passais mon doigt dans l'ouverture et déchirais. A l'intérieur, deux feuilles collées l'une à l'autre. Sur l'instant, Tenzo, à côté de moi, avait tendu le cou pour regarder par dessus mon épaule. Je sortis donc un … Un sceau ? Et derrière … Quoi ?! Une note explosive ?! Un fichu parchemin explosif au format A4 ! Neuf chances sur dix que je l'aie activé !

Dans un réflexe dont je ne me crus pas capable, je laissais tout en plan, j'attrapais Tenzo par le bras et saisis sa perfusion de l'autre. Avec la force que me procurait l'adrénaline, je me mis à courir vers la sortie avec mon fardeau ! Le temps semblait ralentir, chacun de mes pas duraient une éternité ! J'arrivais à la porte, quel bonheur que je ne l'aie pas fermée ! Le garçon criait tandis que je le jetais en dehors de sa chambre et que je …

[...]

« Doc ! Doc, elle se réveille ! »

C'était la voix de Shiga Sesai, le brigadier que j'avais rencontré dans la matinée. Je l'entendais de loin, comme s'il avait été au bout d'un tunnel. Plus je revenais à moi, plus je prenais conscience de mon corps … Mon pauvre corps ! Je n'étais pas dans une chambre, mais sur un brancard dans le couloir. Visiblement, c'était encore l’effervescence dans l'hôpital.

« Tenzo ? Comment va-t-il ? »

Le question était sincère, pressante en moi. L'avais-je tiré de l'explosion ou était-il dans un état comparable au mien ? D'après le sifflement que j'avais dans les oreilles, je craignais de souffrir d'acouphènes je restant de mes jours ; avec la douleur dans mon dos, je supposais que j'avais du recevoir quelque débris ou choc dans le creux des reins ; du fait des marques sur mon bras droit, je déduisais qu'il y avait du y avoir une blessure réparée par quelque technique ninja ; et enfin, avec le mal de tête que je me traînais, je ne doutais pas un seul instant que je venais de recevoir un choc à la tête. Je me rendis compte également que je n'avais pas le moindre souvenir de l'explosion ou de quoi que ce soit depuis que j'avais sorti Tenzo de sa chambre … J'avais été entraînée à ce genre de situation. Mais l'enfant ? Qu'en était-il de lui ?

« Hisu ! Vous devriez penser à vous … Avait commencé le brigadier avant que je ne l'interrompe :
- Non. Il est l'élément clef de la mission. Je dois aller lui parleeeeeeer! »

En parlant, j'avais essayé de me redresser déclenchant une sensation de tournis des plus impressionnante.

« Hey ! Rallongez-vous Hisu. Dit-il en faisant une légère pression sur mes épaules.
- Il a raison, en plus, tu connais la chanson Asaji. »

Je reconnaîtrais cette voix entre un milliers ! C'était celle de mon sensei dans le domaine des arts curatifs ninja et civils. Sans me redresser cette fois-ci, je tournais la tête en accueillant avec joie :

« Irou-sensei ! Vous êtes là!
- Oui, et d'ailleurs ta robe est foutue. Au fait, j'aimerais à l'avenir que tu ne fasses pas exploser mon hôpital! Dit-il avec un sourire sur le visage pour faire passer son trait d'humour.
- Promis, j'éviterais à l'avenir. »

Alors que le médico-nin s'approchait pour ses examens, le brigadier s'éloigna de nous, restant cependant là où il pourrait avoir les infos quant à mon état et donc à la poursuite de l'enquête.

« Bien, questions de routine. Tu peux me donner la date d'aujourd'hui ?
- Non, je vais bien. Tenzo, lui, comment ce-t-il?
- Je vérifie d'abord si tu es en bonne santé, d'accord?
- Pas d'accord …
- Il va bien. Tzneo va bien et vous l'avez…
- Arrêtez donc ! Vous allez lui faire croire que sa curiosité passe avant sa santé ! »

Ce que disait Irou-sensei n'était encore une fois pas à prendre au second degré. Il savait pertinemment que je ne ressentais pas de la curiosité à l'égard du garçon, mais bel et bien de l'inquiétude. Outre la mission, je m'en voulais d'avoir apporté avec moi et déclenché la note explosive dans la chambre de Tenzo. Il y avait mieux comme première impression ! Et dans le genre, je ne devais plus avoir aucune chance d'inspirer de la sympathie ou du réconfort ! Je m'étais fait prendre comme une imbécile, plus naïve qu'un Genin … Il faudrait que je lui demande des excuses et j'envisageais de trouver un moyen pour cacher une telle erreur lors de mon rapport au Kazekage.

Alors que je me pliais aux tests et aux soins prodigués par mon ancien sensei, je réfléchissais à ce qu'il s'était passé. Par instants, je voyais des flashs de l'explosion, comme si la mémoire me revenait : des débris de bois, de plâtre volant en tous sens, la lumière qui suivait la détonation … Mais rien en ce qui concernait ma chute ni le blast qui m'avait certainement projetée. Enfin, je tâchais de remettre les éléments de cet après midi en place.

Un homme grand sec et mince avait fournit une lettre piégée à mon intention … Un homme … Bon sang ! pensais-je, il ne peut s'agir que de monsieur Mobumada ! Cela expliquait en effet sa surprise lorsqu'il avait appris que les Umida avaient un fils ! Cela permettait aussi d'expliquer pourquoi le garçon avait survécu à l'attaque dans la maison familiale : le tueur ne soupçonnait peut-être même pas son existence ! Je me trouvais tellement honteuse de m'être fait berner si facilement par cette histoire d'indemnités que Mobumada nous avait sorti à Shiga Sesai et moi-même !

Alors, j'en fis part au brigadier. Il me regarda et dans ses yeux je vis que toutes les pièces du puzzle que nous avions à notre disposition s’emboîtaient : les Umida avaient découvert quelque chose avec laquelle le responsable du personnel de C.K.I, monsieur Mobumada était lié. Celui-ci ne savait pas que les Umida avaient un fils, tant et si bien que, lorsque nous le lui avions dit plus tôt dans la matinée, le responsable s'était empressé de tenter de nous supprimer, l'enfant, le brigadier et moi. Je ne savais toujours pas si Mobumada était l'auteur de ces sceaux et de ces parchemins explosifs, tout ce que je savais c'est qu'il était capable de les déclencher. Je n'étais pas certaine qu'il soit lui-même l'expert en Bukijutsu que je redoutais. Mais si jamais il volait dans les réserves de l'entreprise pour ses méfaits, quels qu'ils soient, je pourrai en trouver des traces !

Alors que montait en moi un désir de vengeance, une événement imprévu mit à bas ce sentiment …

Chapitre 5 : Tenzo

« J
e suis désolé. »


Nous nous sommes tous les trois retournés. La voix qui avait prononcé ces mots était aiguë comme seuls les enfants en avaient une. Il se tenait là, à quelques mètres en retrait dans le couloir où mon brancard était installé. Tenzo venait de parler. J'étais surprise, vraiment. Même si cette surprise avait de nombreuses causes et aboutissait à de nombreuses questions dans ma tête. Mais je fis taire mon esprit. Il y avait plus important. Tenzo.

Je souris au garçon en me redressant sur mon brancard. Irou-sensei avait fait un travail digne d'un génie : je n'avais plus mal. Alors, quand je regardais l'enfant dans les yeux, je pus sans difficulté lui montrer ma joie de le savoir en vie et en bonne santé. Je me demandais de quoi il était désolé, mais lui laissais l'occasion de poursuivre par lui même. Quand Shiga Sesai prit sa respiration pour dire quelque chose, je lui intimais le silence en posant ma main sur son épaule. Après un court instant, le brigadier se baissa pour se mettre au niveau de Tenzo et lui demanda, avec une voix douce dont je ne le croyais pas capable :

« Mais … Pourquoi es-tu désolé ? »

Les hommes alors ! Comment pouvait-on être si buté et insensible ? Leur fallait-il tellement d'explication pour comprendre ce qu'il se passait dans la tête de l'enfant ? « Pourquoi es-tu désolé ? » Une partie de mon esprit ne pouvait concevoir que cette question attendait une réelle réponse. Il y avait quelque chose de bien plus simple à faire, quelque chose qui ne nécessitait pas les mots qui semblaient si difficiles à l'enfant. Je me levais, avança jusqu'à Tenzo et le pris dans mes bras.

Ce geste du déclencher quelque chose chez le garçon car il rassembla ses bras sur son torse, baissa la tête dans le creux de mon épaule et laissa libre court à ses larmes. Les médecins disaient qu'il n'avait ni parlé, ni pleuré dans les quarante-huit dernières heures, depuis son admission. Il avait du élaborer une barrière à sa peine et son besoin de protection, une barrière si grande qu'il n'en arrivait plus à communiquer.

L'enfant parla, il nous raconta tout : depuis des choses très concrètes, comme la nuit du meurtre, le fait que le tueur ait plusieurs visages (Henge no jutsu ? ), les ordres de ses parents qui lui avaient crié : « cache toi ! ». Tenzo parla aussi de choses plus abstraites, en partant de son impression d'attirer la mort sur les gens, son désir de revoir sa famille, sa désir de rester toujours à Suna. Cette situation était difficile. Je me félicitais d'avoir Irou-sensei et Shiga Sesai à mes côtés, ils trouvaient parfois les mots et les formules pour répondre à l'enfant, des façons de dire les choses que je ne connaissais pas.

Comme quoi, les hommes avaient peut-être un fond émotionnel, caché quelque part derrière leur stupide réalisme physique.

Au bout d'une heure, alors que Tenzo semblait avoir vidé son sac, il s'était endormi contre moi. Il me faudrait le laisser à l'hôpital et aller régler une fois pour toute cette affaire. La soirée avançait, je serai à C.K.I à l'heure pour le changement d'équipe et Mobumada ne m'échapperait pas.

Sur les conseils d'Irou-sensei, je déposais Tenzo dans sa nouvelle chambre placée sous surveillance. Je lui écrivais un mot dans lequel je lui promis de retourner le voir dès le lendemain.

Chapitre 6 : Voilà qui règle mes problèmes

I
l avait été décidé avec Irou-sensei que Tenzo ne serait pas inscrit sur les registres de l'hôpital, mais que tout le monde croie qu'il était parti avec moi. C'était une façon de s'assurer que le tueur me traquerait moi et non l'enfant. Avant de sortir de l'hôpital, j'enfilais de nouveau ma tenue de ninja – ma robe était vraiment à jeter à la poubelle, quel gâchis ! Je lançais également une technique de clonage aqueux et transformais mon clone en Tenzo. Si nous étions surveillés en sortant de l'hôpital, notre stratagème serait d'autant plus crédible ! Je pris aussi le temps de dire à Shiga Sesai de rentrer chez lui. La suite de la soirée serait vraisemblablement un combat ninja, ce à quoi aucun civil non entraîné à ces échanges ne pouvais assister en toute sécurité.

Afin de forcer le réalisme, je devais prendre la direction de mon appartement, y laisser Tenzo (mon clone) et repartir. Ainsi, si jamais le tueur venait à essayer de s'en prendre à l'enfant, il tomberait sur une habitation vide ! Je pris donc soin de paraître normale en agissant avec mon clone comme s'il était Tenzo. Nous prîmes les routes et les chemins classiques au travers du village et j'eus besoin de quatre fois plus de temps pour rentrer chez moi qu'en passant par les toits !

Arrivée chez moi, alors que j'ouvrais la porte d'entrée, j'entendis un bruit de papier froissé. Mon clone réagit pour moi en me tirant d'un coup sec vers l'extérieur de l'appartement avant de se prendre une explosion et d'être réduit à l'état de vapeur d'eau. Non ! pensais-je, pas l'appartement de Seki-oba! J'avais promis à ma famille la veille que je m'occuperai bien de l'appartement et des centaines de souvenirs qu'il contenait.

J'entrais, discrètement. Je cherchais à savoir si Mobumada était là ou s'il avait juste piégé l'habitation. Je passais à côté de deux pièges sans les déclencher : du fil, très fin, relié à des notes explosives. Il y avait de quoi réduire l'appartement en cendres ! Mon appartement ! Soudain, je le vis, immobile dans l'obscurité, guettant le moment où il me serait impossible d'esquiver ses attaques. Alors comme ça il était vraiment venu …

En passant dans la salle de bain, je décidais de mettre la discrétion à la poubelle et ouvrir grand les voies d'eau tout en bouchant les bondes de sorte à avoir du liquide à exploiter. Je tournais aussi les robinets à fond vers le chaud : l'air se chargerait de vapeur d'eau. Mes Ninjutsus seraient à nouveau facilités. Par contre, je pouvais dire au revoir à mon porte monnaie à cause de la facture d'eau … Je coupais l'électricité dans l'appartement au disjoncteur afin de désavantager le encore plus : il se battrait dans le noir dans un lieu que je connaissais bien mieux que lui !

Je composais les signes ninja avec mes mains en disant : « Mizu bunshin no jutsu ! » Deux copies de moi-même apparurent. Je leur confiais des armes à chacune. Moi, je restais un peu en retrait, me tenant prête à réaliser des techniques défensives ou attendant de le forcer à monter au contact.

Un de mes clones s'avança vers un pièce de fil tendu, décrocha minutieusement le fil et les notes, les noua au Kunaï que je lui avais fourni et lança le tout dans la direction de Mobumada ! L'explosion ravagea la moitié de mon salon. L'autre moitié croulait sous les débris et la poussière. Aucune trace de notre cible. Une bouffée de fumée dans mon dos m'apprit que je m'étais fait avoir. Dans un bond en arrière, je lançais Suijin Heki, le mur d'eau, qui arrêta la majorité des armes lancées par le maître en Bukijutsu. Pourtant, les projectiles n'étaient pas arrêtés, il traversaient mon mur d'eau en étant très fortement déviés, se fichant un peu partout dans le reste du salon.

Comprenant très vite, mon adversaire visa un point précis de mon mur d'eau : avec la déviation que la trajectoire de l'arme subirait, je serais touchée … ! Je rompis ma technique et ne réussi à esquiver que grâce à un de mes clones qui m'avait tirée en arrière.

Je compris alors que je ne pouvais pas gagner en restant ainsi à mi-distance. Alors nous nous courûmes, mes copies et moi, droit sur notre adversaire. Le premier flot d'armes régla son compte à un de mes clones et m'obligea à pratiquer une permutation, dans un Kawarimi no Jutsu avec un objet sur un buffet à ma droite. Je perturbais la seconde vague d'attaque en utilisant le Kantetsusen, le geyser. Cette technique fit jaillir de l'eau sous pression depuis le sol jusqu'à mon adversaire. Celui s'en retrouva incapable de viser, mais pas blessé ni à terre.

Et là, c'était trop tard. Trop tard pour lui. Nous nous jetâmes sur lui et, à deux contre un, nous passâmes par dessus ses techniques de Taijutsu. Frappant ses mains à chaque fois qu'elles allaient chercher des parchemins, des sceaux, des armes ou quoi que ce soit d'autre. Le rouant de coups. Alors que je pensais avoir gagné, mon clone fut complètement détruit par un Fuma shuriken qu'il reçu dans l'arrière du crâne. Quand à moi, je n'eus le temps de voir que deux mains passer devant mon visage avant de sentir un fil de fer serrer ma gorge avec force.

Il avait du y avoir des clones de Mobumada cachés, attendant le meilleur moment. Je m'étais fait avoir comme une bleue. Je détestais ça !

Le lien enserrant ma gorge me lacérait les chairs du cou et faisait souffrir ma trachée. Je ne piuvais pas me débattre car les jeux étaient inversés : le ninja me tenait les bras pendant que son clone m'étranglait ! Aucune technique, aucun mouvement possible, pas de soutient … Je commençais à paniquer, à voir des lumières passer dans mon champ de vision. J'avais le tournis et des fourmis dans les doigts, dans les lèvres. La douleur fut terrible lorsque ma trachée fut écrasée et que plus aucun air ne passait dans mes poumons. J'allais quitter ce monde sans un bruit. Asphyxiée.

Et soudain tout s'arrêta. Plus de pression sur ma gorge. Je tombais à la renverse, les mains sur mon cou, tâchant de respirer dans une panique folle. C'est là que je compris tout : Shiga Sesai, le brigadier, était revenu. Il me cria de me calmer, mais je ne parvenais à rien du tout. Il se pencha sur moi et me fis du bouche à bouche. Une bouffée d'air ! Quel bonheur ! Je ne mis pas longtemps à comprendre pourquoi il avait réussi à me faire respirer alors que moi, je n'y arrivais pas. En effet, les poumons se remplissent pas dépression et se vident par pression. Une dépression faisait collapser ma trachée et m'empêchait de respirer !

Je réussis à me calmer. Pourtant, je n'arrivais pas à me soigner. Impossible.

« J'ai déjà prévenu les secours. Ils sont en route. »

J'aurai voulu lui crier : « merci ! », mais je n'arrivais pas à parler. Pourtant le fait de savoir que les secours arrivaient me permit de faire en moi la calme suffisant pour que je puisse pratiquer la paume mystique sur ma personne. Cependant, comme ma réserve de chakra avait été largement entamée par mon duel et que la technique était difficile à réaliser sur soi-même, je ne pus rétablir ma voix. Je pouvais pourtant me lever, respirer … Oh ! Oui ! Respirer !

Je m'approchais de Mobumada, un kunaï à la main. Il était dans les pommes. Pas mort.

« Je l'ai frappé au crâne avec ça. » Dit Shiga Sesai en me montrant une brique décrochée du mur par les explosions.

Ce n'était pas une mauvaise chose. On voudrait sans doute interroger Mobumada. Pourtant, je devais m'assurer qu'il ne représentait pas de danger. Je sectionnais donc ses tendons d’Achille, ses ligaments croisés derrière les genoux, ses ligaments au niveau du canal carpien et les tendons cachés sous le deltoïde, au niveau de l'épaule. Il était complètement immobilisé.

La phase musclée de ma mission était terminée. Les secours me prendraient en charge et les services ninja sauraient quoi faire avec mon adversaire. Je m'assis contre un mur, respirant difficilement et adressais un sourire de remerciement au brigadier, toujours à mes côtés.

Demain, je mènerai moi-même l'interrogatoire de Mobumada. Demain, j'aurai le fin mot de l'histoire.

Chapitre 7 : Un homme brisé

J
'abordais la dernière partie de mon travail. La partie que j'aime le moins, celle que j'avais le moins expérimenté. Je savais me battre, malgré ce que cela supposait comme douleur et blessures. Je savais enquêter, soigner, je me pliais sans difficulté aux missions d'infiltration et aux jeux sociaux. Il s'avérait pourtant que je ne supportais pas la torture. C'était plus fort que moi : la violence gratuite m’écœurait, me rendait malade.

Cependant, la veille, j'avais immobilisé cet assassin, Mobumada, après un combat assez désordonné. Alors que l'on me prodiguait les soins dont j'avais besoin, j'avais demandé à Mobumada de tout me dire ! J'avais essayé la voie de la compassion, j'avais essayé de lui expliquer ce qu'il risquait … Face à son mutisme, je ne pu que le mettre moi-même en cellule. C'était un fardeau pour moi de faire une chose pareille. Pourtant, j'éprouvais des sentiments contradictoires quand à mon aversion pour ces situations : une forme de fierté, une joie de ne pas être un monstre, un bourreau, mais aussi une honte, honte à cause de cette forme de faiblesse. Car je savais que je ne résisterai jamais bien longtemps à ce genre de traitement.

Le soleil n'était pas encore levé, j'avais eu une nuit très courte. J'entendais qu'il en soit de même pour Mobumada. J'avais personnellement veillé à ce qu'aucun soin ne soit donné à ses articulations de telle sorte à ce qu'il reste incapable de se mouvoir ou de se défendre. Je l'avais moi-même jeté dans une aile de la prison où des individus particulièrement violents étaient enfermés. J'avais alors avoué à tous ceux qui étaient à portée de voix l'état dans lequel était le maître du Bukijutsu. Et je l'avais laissé là, alors qu'il était parfaitement réveillé après notre combat.

J'étais partie. J'étais rentrée chez moi. Je n'avais pas dormi. Je ne savais pas ce que Mobumada allait subir, tout ce que je savais c'est que la torture qu'il subissait était bien plus efficace que tout ce que je pourrai jamais lui faire subir.

Je franchissais les portes de la prison, on me reconnu et me laissa passer. Je passais par les couloirs de service, au cœur du dédale des marches et des murs de pierre éclairés par des torches. Lugubre. Sentant le renfermé. Comment pouvait-on travailler ici ? Je pénétrais dans l'aile où Mobumada devait m'attendre. Il devait espérer que j'arrive. Le souhaiter de tout son être.

J'eus un haut le cœur que je le retrouvais. Il était sur le ventre, le visage tourné vers la porte à laquelle je me présentais. Les services de sécurité lancèrent l'alarme indiquant aux prisonniers qu'ils devaient rentrer dans leur cellule sous peine de répression physique violente. Mais Mobumada ne pouvais pas marcher, je m'en étais assurée.

On m'ouvrit la porte et je vins récupérer les restes de cet homme brisé. Il avait été frappé à première vue. Son pantalon baissé m'indiqua qu'on avait également du le violer, seuls les imbéciles croyaient que les femmes étaient les seules victimes de ces abus. Ses dents étaient brisées, ses coudes avaient prit un angle étrange, pas du tout naturel. Il avait le teint livide. Enfin, il était couvert de sang, de vomi, de larmes, il sentait l'urine et la transpiration. Oh, non. Cette nuit n'avais pas du être facile pour lui.

Je fermais complètement mon esprit à toute empathie. Difficile. Très difficile.

J'emportais avec Mobumada avec moi. Dans une salle propre, éclairée, à l'atmosphère fraîche.

« Tant que je suis là, tout va bien. Détends-toi. »

J'avais dit ça avec toute la douceur dont j'étais capable. Je préparais un linge propre, de l'eau tiède, des vêtements neufs de prisonnier. J'entrepris alors de laver Mobumada, de panser ses plaies et de réparer ce que je pouvais réparer. En si peu de temps, je n'avais pas pu récupérer assez de chakra pour prodiguer à ma victime tous les soins qu'il lui aurait fallu. Il pleura et ne prononça aucun mot. Durant toute la durée des soins, je répétais : « Du calme, je suis là. Il ne va rien vous arriver tant que je suis là ».

Il me fallut beaucoup de temps, presque trois heures complètes pour m'assurer de la survie de ma victime. Je n'avais pas réparé ses articulations. Il ne pouvait toujours pas bouger les bras, ni ses doigts, ni ses jambes, ni ses pieds. Comme je n'avais pas eu accès au … Reste de ses dents, je n'avais rien pu réparer de ce côté là. Quand enfin les soins durent finis, je me penchais sur Mobumada et lui demandais :

« Vous voulez bien me dire ce qu'il s'est passé avec les Umida ? Il ne répondit pas. Je vais devoir vous laisser quelques heures de plus en cellule alors. Allons, ne pleurez pas. Si vous parlez, tout ira pour le mieux. Tant que vous parlez, je reste avec vous et tant que je suis là, il ne vous arrivera rien. »

Qu'il était étrange de voir un homme comme Mobumada pleurer. Si grand et musclé qu'il était, si viril, si doué dans les arts ninja … Tout ça ne valait plus rien. Il ne disait rien pourtant. Je tentais une autre approche :

« Si vous ne dites rien, c'est déjà une information pour moi. Cela peut vouloir dire deux choses : soit vous vivez quotidiennement quelque chose d'aussi horrible que ce que vous venez de vivre, soit les dernières heures n'ont pas été éprouvantes pour vous. Dans les deux cas, si je veux vous arracher des informations, je vais devoir faire en sorte que vous viviez pire que cette nuit. Et je n'aime pas ça. Personne ne mérite une chose pareille.

Franchement, si les gens que vous protégez son capable de vous infliger une vengeance pire que ce que vous avez vécu la nuit dernière … Valent-ils la peine que vous vous battiez pour eux ?

- Non, je vous en prie … Ne me laissez pas seul!
- Je peux tout arrêter. Là maintenant, tout peux être fini ! Racontez-moi ! Pourquoi les Umida ? Qu'est-ce que Doki Umida, le père de famille, qu'es-ce qu'il a vu ? Entendu ? Su ?
- Non, je ne veux pas …
- Je suis prête à tout arrêter maintenant. Votre calvaire serait fini ! Qui sait si vous survivrez la prochaine fois? » Mobumada sombre à nouveau dans les larmes.

Afin de forcer la pression psychologique, je l'assis et passais mes bras autour de lui, comme si j'allais le porter à nouveau au milieu des prisonniers et de leur folie.

« C'est à cause de la liste ! Il a lu la liste!
- Quelle liste ? De quoi parlez vous?
- Dans mon bureau, le faux plafond au dessus de la fenêtre … Tout y est écrit …
- Je vais vous raccompagner en cellule le temps d'aller vérifier, je ne serai pas longue.

Et je l'y laissais. A nouveau. Il avait crié, il avait tenté de se débattre, me jurant qu'il disait la vérité, que toutes les réponses étaient sur la fameuse liste. Malheureusement pour Mobumada, il me fallu près d'un quart d'heure pour faire aller-retour. Il y avait bel et bien une liste contenue dans le faux plafond, un ensemble de noms de numéros, de lots d'armes détournées et de sommes d'argent. Toutes les identités sur le papier ne se rapportaient pas à des habitants de Suna.

Malheureusement pour Mobumada, qui était à encore vivant malgré ses nouvelles blessures, la trahison était souvent sanctionnée au plus haut degré. Heureusement pour moi, je n'aurais rien d'autre de macabre à faire.

Epilogue : Quelqu'un de bien

J
'étais rentrée il y a une demi-heure. Je tournais en rond au milieu des débris de l'appartement qui avait appartenu à ma grand mère et contenu l'ensemble des souvenirs de ma famille. Poussière de plâtre et de briques, débris de verre et de bois, une champ de ruine. Et moi au milieu, j'étais autant à jeter à la poubelle que tout le reste de ces immondices.

J'eus un haut le cœur en pensant à Mobumada et à ce que je lui avait fait subir. J'avais encore l'impression de sentir son odeur quand je l'avais sorti de la cellule où ses colocataires l'avaient brisé physiquement et psychologiquement. Je sentais encore le grain épais de sa peau après qu'il eut été recouvert d'immondices et de sucs corporels. Comme si tout cela était collé à moi, à mes mains, mes cheveux, gravés sur ma rétine.

Je traversais l'habitation jusqu'aux toilettes et rendis mon repas de la veille. Après les douloureuses contractions que produit un estomac vide lors de vomissements, je tombais sur les fesses, adossée contre le mur. Mon visage dans mes mains, les genoux rassemblés devant mon torse, je pleurais mon dégoût pour moi-même.

Dans une heure, je devrai aller faire mon rapport à mon Kazekage. D'ici le fin de la journée j'irai voir Tenzo, comme je lui avais promis. D'ici demain, j'aurai rangé la maison.

Je m'accrochais à l'idée que cette douleur en moi était la preuve que, quelque part, j'étais quelqu'un de bien.

Mission de rang B [solo]

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