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Accomplissement final. [Kakuzo Hidemi]

InvitéInvité
MessageSujet: Accomplissement final. [Kakuzo Hidemi] Ven 21 Sep 2012 - 17:53





.:I Verdict. I:.



"– Elle pleure insensé, parce qu'elle a vécu !
Et parce qu'elle vit ! Mais ce qu'elle déplore
Surtout, ce qui la fait frémir jusqu'aux genoux,
C'est que demain, hélas ! il faudra vivre encore !
Demain, après-demain et toujours ! – comme nous !"



Kakuzo Hidemi était quelqu’un de fin, de très fin. Il était difficile de savoir s’il était continuelle concentré ou bien si au contraire, il était le plus souvent enfermé dans une bulle de pensée sans se rendre réellement compte de la réalité des choses. Evidemment, j’optais pour la première hypothèse faute de quoi il ne serait jamais devenu Raikage à la suite de Haine Mizaruki, mais ce comportement assez distrait avait quelque chose d’incongru. Comme je n’étais pas la mieux placée pour pouvoir décider ou non de la logique des choses puisque j’étais à moi seule un paradoxe déjà bien complexe, je me contentai d’attendre sa réaction qui arriva après quelques secondes de silence. Son visage n’exprimait ni surprise, ni déception, il se contenta d’afficher un mince sourire comme à son habitude et à appeler un ANBU qui ne tarda pas à apparaitre à ses côtés. Celui-là, il avait dû utiliser une technique de camouflage complexe pour échapper à ma technique de déception… Les ANBU ne semblaient pas voler leur titre, dans ce village.
Après lui avoir adressé quelques mots afin qu’il aille vérifier la véracité de mes dires, je me demandai si les ninjas que j’avais combattus étaient toujours prisonnier de mes gangues de métal et surtout, comment ils allaient pouvoir s’en sortir. Peut-être devrais-je y retourner afin d’annuler les éventuelles techniques qui n’auraient pas été contrées puis finalement, exécuter cette idée serait sans doute considéré comme une offense. Ils faisaient partis de l’élite et nos combats, malgré leur niveau remarquable, n’avaient pas été dangereux au point qu’ils ne puissent pas s’en sortir maintenant que les assauts avaient cessé…

Kakuzo Hidemi me donna rendez-vous au quartier ANBU la semaine suivante et je me contentai de sourire légèrement avant de m’incliner pour le remercier de ses dernières paroles vantant les qualités qu’il semblait avoir remarquées. Etaient-elles bonnes ? Je n’en savais rien, mais la politesse exigeait que je me montre honorée.
M’inclinant alors, je tournai les talons et quittai le terrain d’entrainement avec qu’une envie : rejoindre les ruelles plus sombre de Kumo afin de m’asseoir sur une terrasse et d’y rester une heure ou deux à savourer cette expérience amusante. Ce n’était pas tous les jours que l’on affrontait des ANBU, encore moins pour en faire partie…
Regagnant mon logement, j’entrepris alors de prendre une douche brulante et de me changer avant de ressortir, mon esprit toujours aussi enjoué ce qui n’était pas habituel…

« Espérons qu’ils acceptent !
Pourquoi ne le feraient-ils pas ?
Désertion, meurtre, crime de lèse-majesté, trahison…
Tout ça, ce ne sont que de simples mots, ce qu’il faut, c’est qu’ils le sachent…
Je n’aurais jamais pensé qu’espionner un village était aussi amusant.
Infiltrer, je me contente seulement de l’infiltrer… Et de prendre du bon temps. »

Une semaine était passée. Je m’étais levée ce matin en ayant oublié sur le moment ce que je devais faire aujourd’hui. M’étant préparée comme d’habitude après que le soleil se fut élevée bien haut dans le ciel bien que masqué par les nuages, ce ne fut qu’en remarquant un bracelet que j’avais brisé lors de mon combat dans les montagnes sept jours avant que je compris l’évènement de ma journée. Oui, dans moins d’une heure, j’avais rendez-vous avec Kakuzo Hidemi afin de savoir si j’allais être acceptée ou non en tant qu’ANBU. Je me rappelais maintenant ses dernières paroles : être prête à mener une double vie et à emprunter différentes identités… Pour moi, ça ne serait que répéter le même schéma de mon existence à une échelle plus petite, tout simplement. Ce n’était pas vraiment le meilleur moyen pour essayer de m’en dissuader, au contraire… Et j’allais sans doute exceller en ce qui concerner le fait de jouer un double jeu. Un triple jeu, voire un quadruple avec mon double rôle au sein de l’akatsuki… Sheiya n’avait pas tord, au bout d’un moment, j’allais finir par m’oublier moi-même si ça continuait ainsi.

Quand je sortis dans la rue, il faisait lourd et humide à tel point que malgré mon habitude aux températures élevées de par mon affinité, cette moiteur ne me plaisait pas. Elle collait à la peau, se coinçait dans vos vêtements et semblait vouloir vous étouffer de son air chargé d’humidité. Je n’aimais pas ce genre de temps, je préférais que les choses soient claires : ou bien il pleut, ou bien il fait sec. L’entre-deux, ce n’était pas pour moi…
M’arrêtant manger un morceau, je payai la note vingt minutes avant l’heure du rendez-vous, quinze en comptant les cinq minutes d’avance que toute personne ponctuelle et bien élevée se doit d’avoir. Ayant largement le temps, je marchai tranquillement à travers les différents quartiers avant de gagner celui des ANBU, discret, surveillé et surtout beaucoup plus silencieux. Je n’étais jamais allée ici puisque c’était interdit, mais les rares personnes que je croisai semblaient être au courant de mon arrivée puisqu’on ne chercha pas à m’arrêter. Flânant un peu le nez en l’air afin de repérer les lieux, j’en convins qu’ici tout se faisait dans l’ombre et que la lumière ne servait qu’à dissimuler les secrets de sa clarté. Où devais-je l’attendre ? Le plus intelligent était de se mettre dans un endroit bien en vue, et je décidai donc pour cette raison d’aller m’appuyer à un croisement de plusieurs ruelles, contre un poteau qui soutenait un lourd lampion éteint à cette heure ci.

« Sera-t-il à l’heure ?
Il n’est pas vraiment du genre à faire attendre. Trop poli.
Les kages sont capables de tout !
Oui enfin là, je n’y crois pas vraiment… »

Et le temps passa, mes cinq minutes de courtoisie commençant à être lentement entamées. Juste à l’heure, peut-être, il lui restait encore un peu de temps avant d’être considéré comme retardataire…
Le silence qui régnait en ces lieux aurait pu être pesant mais je le trouvais plutôt reposant. La majorité des gens croyaient à tort que moins il y avait de bruits, moins on en apprenait et pourtant… C’est dans cette ambiance silencieuse que je pus percevoir les frottements quasi-imperceptibles des pieds effleurant le sol, les cliquetis discrets d’armes dissimulées sous un tissu ou l’odeur de transpiration et de métal mélangés. J’aurais pu, si on m’en avait laissé le temps, savoir combien de personne se trouvait dans ce secteur, leur sexe et peut-être même leur âge approximatif. J’aurais pu vous sortir, avec de la concentration, quelles étaient leur dernière activité et ce qu’ils dissimulaient dans leur poche… Mais je ne le fis pas. Pourquoi ? Parce qu’alors que je sentais les environs, le nez en l’air, une nouvelle odeur particulièrement identifiable se rajouta aux autres. Une odeur masculine et pourtant délicate, recouverte par un léger parfum sans doute de grande qualité. Une odeur qui, lorsqu’on l’a sentie, ne peut pas s’oublier ainsi puisque le visage de son propriétaire est celui de la personne la plus influente du village, et parmi les plus puissants de ce monde. D’un monde légal, du moins, je n’oserais pas comparer l’honnête raikage, aimé et respecté, des vils nunkenins que nous sommes…

« Finalement il est à l’heure.
Le contraire m’aurait étonné !
On ne sait jamais ! »

Kakuzo Hidemi s’approchait de moi, toujours aussi nonchalamment élégant. Je ne savais pas s’il avait du succès auprès des femmes ou si au contraire, il avait tendance à les éloigner avec sa délicatesse peu ordinaire. N’ayant jamais été réellement attirée par un homme, je ne pouvais pas répondre de moi-même mais à vrai dire, je ne venais pas ici pour parler de sa virilité.
Me décollant du poteau contre lequel j’étais appuyée, je traversai les derniers mètres qui nous séparai et inclinai légèrement la tête pour le saluer.

Bonjour, Hidemi-sama, dis-je tranquillement, j’espère que votre semaine a été agréable…




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MessageSujet: Re: Accomplissement final. [Kakuzo Hidemi] Mar 25 Sep 2012 - 22:05

Valet des Kiyomizu




    Une semaine, étonnament courte, défila devant mes yeux. Sept jours comptés pour maintes tâches qu’un homme de mon grade a le mérite d’accomplir, et à côté, je possédais entre mes mains un rapport complet que les ANBU me firent. Oui, concerant Kalinko-san. J’eus tous les détails que je demandais, dont les avis des concernés, à propos de la jeune femme. Mes yeux se levèrent pour se perdurer à travers tout les méandres de la sérénade ... la sérénade du destin. Chacun se scelle. Nous sommes choisis pour un destin, certains particuliers, d’autres non, et l’être dessine les courbes aux alentours par ses propres soins. Cette femme serait-elle digne de ce statut ? Ma foi, elle reste tout de même un mystère particulier pour ma personne ... Non pas qu’elle soit renfermée, c’est un être tout à fait charmant et social, du moins, envers ma personne. Un caractère sympathique, un esprit ouvert, mais au final, que sais-je d’elle ? Son dossier demeure vide ... J’eus certaines explications du cher et aujourd’hui défunt Mizuraki-sama, bien que vagues. Il ne semblait point savoir grand chose sur elle. Serait-ce un pari dangereux que je suis en train de miser, ou serait-elle au final une shinobi comme une autre ? Je souris en renfermant avec lenteur le dossier du rapport, au final, je ne suis point homme se mêlant à ce qui ne me concerne point. Je leva mes yeux vers le chef des ANBU, qui n’est d’autre que mon vieil ami et ancien senseï, Sakuya-sempaï, vêtu pourtant d’une tenue des plus ordinaires, à visage découvert. Si ce ne fut point ma personne qui l’aurait nommé à un tel statut, je ne l’aurais jamais deviné. Il possède un art surprenant de cacher tant de choses que cela pourrait même me gêner. Mais ma confiance aveugle envers cet homme éclate quelconque doute. Je l’observais longuement, cet homme ayant une taille aussi imposante que ma personne, d’une beauté remarquable. Une cigarette entre ses lèvres, il admirait la vue qu’on possédait dans mon bureau. Sentant mon regard, il se retourna d’un air interrogateur avant de me présenter son sourire paternel que je connaissais tant. Il quitta sa position pour s’avancer lentement vers mon bureau, de cet air détaché qui lui ressemblait.

    ‘’ Hm, alors ? ‘’

    ‘’ Demain est le jour prévu pour Kalinko-san. ‘’

    ‘’ Ouaip, j’ai vu le rapport ... Pas mal. Et donc, que conclus-tu ? ‘’

    ‘’ Rendez-vous demain à l’heure prévue, et apportes le matériel qu’il faut. ‘’

    Il me sourit de nouveau, ferma les yeux, et soupira une bouffée de fumée par ses narines.

    ‘’ Ca me va, je donne mon accord. Elle m’a l’air compétente, son examen m’a satisfait. Et très charmante en plus ! ‘’ Finit-il d’un air taquin.

    Je pouffa discrètement un rire soufflé, mais ne répondis point. Je le savais charmeur, Sakuya-sempaï. Mais je le connais également comme l’homme des plus corrects que je pus voir, autant que les membres de mon clan. Kalinko-san possède un physique des plus remarquables, en effet, mais rien n’égale à la perfection de Juka-sama ... A cette pensée, mon air prit involontairement un air attristé. Elle me manquait ... Elle me manquait tant. Et je suis dans l’incapacité de la rejoindre alors qu’il est de mon devoir, car à présent, je suis Raïkage. Mais je ne lâchais point l’idée ... Car oui, je ferais tout pour la faire venir ici. Et une fois la chose faite, je l’épouserais. Je ne serais plus jamais séparé d’elle. J’accomplirais avec dignité mon devoir en tant que son protecteur, en tant que Raïkage, et en tant qu’époux.
    Sakuya-sempaï semblait avoir remarqué et deviné à quoi je pensais. Il m’invita alors à quitter les lieux, car oui il se faisait tard. Se reposer était de mise à présent.

    Le lendemain arriva vite car le sommeil m’emporta aussitôt. Un temps pénible, mais qui pour ma personne a sa beauté, comme à chaque saison, comme à chaque temps. Tant de trésors négligés lorsque l’on sait observer par les yeux d’un homme sensible. Possédant la routine habituelle, je fis mes besognes avant de me vêtir d’un kimono remarquable, prévu pour les grandes occasions. Aujourd’hui, c’est pour Kalinko-san. Ma longue crinière, comme il est rare, attachée qu’en bas, je fus prêt ...

    Spoiler:
     

    Je mis la tenue de Raïkage par dessus, gardant la coiffe entre mes mains, et me dirigea vers la sortie. Comme il se faisait silencieux par ce temps ... J’ouïssais délicatement mes getas s’entrechoquer contre le sol, un bruit fort agréable mais presque perturbant alors que je passais par une place pourtant animée. C’est sûrement parce que le rendez-vous se fait de bonne heure, bien plus tôt qu’aux habitudes, probablement. Empruntant un chemin dont peur de personnes ont la connaissance, je me dirigeais alors vers le Quartier Général des ANBU. Les shinobis présents me voyant me saluaient aussitôt en s’inclinant bien bas devant ma personne et s’exclamant haut et fort de cette voix fière ‘’ Bonjour, Raïkage-sama ! ‘’. Je prenais mon temps alors. Après tout, je ne suis jamais en retard ... C’est alors que je prenais soin d’inspecter les lieux, savourant satisfaction et fierté de mes kumojins. Je prenais certaines nouvelles, dont des ANBU qui participèrent à l’examen, dont j’avais pris soin de rendre visite à l’hôpital. Ils étaient déjà sur pieds. Parfait ... D’une démarche comme à mon habitude élégante et sereine je me mouvais alors vers le point de rendez-vous. Et fort heureusement, Kalinko-san est bien ponctuelle. Un ANBU qui ne l’est point est innacceptable. Adossée contre un poteau, elle s’y détacha lorsqu’elle remarqua ma présence et s’avança envers ma personne pour s’incliner respectueusement.

    Bonjour, Hidemi-sama, j’espère que votre semaine a été agréable…

    ‘’ Bonjour, Kalinko-san. Fort bien ma foi. J’espère qu’elle l’étais tout autant pour votre personne. ‘’ Fis-je de ma voix sereine et douce. Je lui souris d’une manière paternelle et discrète, avant de baisser les yeux et sentir la présence de mon vieil ami s’approcher. Comme je le lui avais demandé la veille. Le masque de loup cachant son faciès pourtant des plus charmants, il s’arrêta derrière ma personne et prit un air étonnant. Un air que je n’aurais jamais su qu’il était sien, si je ne l’aurais point nommé par mon propre chef.

    ‘’ Vous m’avez demandé, Raïkage-sama. ‘’

    Voilà maintenant qu’il me vouvoie ... C’en est presque drôle. J’esquissa tout de même un sourire amusé, et ne me retourna point. Sa voix était point habituelle, mais bien cachée. Une voix effacée et dénuée de sentiments.

    ‘’ Tout est prêt, Maku-san ? ‘’ Demandais-je, l’appellant par son nom d’emprunt.

    ‘’ Tout est prêt, Raïkage-sama. Il ne reste plus que vous. ‘’

    ‘’ Très bien, je vous remercie. ‘’

    Je jouais parfaitement le jeu comme il se doit. Personne ne doit savoir que derrière ce chef ANBU se trouve mon Bras Droit, comme personne ne doit savoir, en dehors de ce Quartier Général, que derrière le masque que portera cette femme sera Kalinko-san. C’est une question de protection, de perte d’identité dans ce statut, de professionnalisme. Je m’avança par ailleurs vers la charmante kumojin et me retourna une fois à ses côtés, pour poser de manière paternelle ma main sur son épaule.

    ‘’ Êtes-vous prête ? Si tel est le cas, allons-y. ‘’

    Sur ces paroles, je la fis avancer avec délicatesse, avant de retirer au plus vite ma main, par pudeur et respect, Sakuya-sempaï nous guidant devant nous.
    Je ne disais rien sur son affectation à Kalinko-san, et il est tout à fait normal. Ce genre d’informations doivent rester les plus confidentiels possibles, et même si la sécurité dans ce lieu est des plus importantes, prudence est mère de sûreté, qui sait quelle oreilles indélicates pourraient s’aventurer. Nous empruntâmes un chemin fort peu fréquenté, et arrivâmes alors de l’autre côté de ce quartier ma foi gigantesque. Car parmi ces bâtiments aux aspects militaires mais cependant bien entretenus se cachait parfaitement une maison possédant qu’une seule et grande pièce. Une maison des plus traditionnelles japonaises. Ornant d’une pagode impressionnante, et le bois d’une teinte sombre. Une allure magnifique et mystérieure. C’est ici que les êtres devenant ANBU passent avant. Une cérémonie comme tant d’autres, mais qui possède son importance. Une cérémonie dans la plus grande discrétion, qui va se dérouler entre Kalinko-san, Sakuya-sempaï et moi-même. Quittant le plus naturellement au monde mes getas avant de mettre le premier pied sur le sol laqué, je me tourna vers Kalinko-san.

    ‘’ C’est ici que tout va débuter. ‘’ Murmurais-je avant d’y pénétrer.

    A l’intérieur, une décoration simple, élégante et à la fois militaire. Une pièce possédant une table basse, des coussins. La lumière fortement tamisée, reflétant avec merveille contre les murs fins. J’invita la jeune femme à prendre sa place, avant de retirer ma tenue de Raïkage, signe d’aisance envers le nouvel ANBU.
    Je m’assis en parfait seiza devant sa personne, de l’autre côté de la table. Le dos droit, les mains sur les cuisses, et la regardais un instant.

    ‘’ Nous sommes ici présents car vous désiriez rejoindre les méandres de l’ANBU et y faire partie, Kalinko-san. J’ai passé ma semaine à analyser les comptes rendus concernant l’examen, j’eus également les avis des concernés. Et la réponse est ... ‘’ Je fis une courte pause car Sakuya-sempaï vint pour poser deux coupelles et y versa du saké chaud. Oui, cela fait bel et bien partie de la cérémonie. ‘’ ... Positive. Toutes mes félicitations. ‘’

    A ces mots, je m’inclina bien bas devant sa personne et, me redressant, ne quitta point son regard.

    ‘’ En buvant ce saké, vous confirmerez être consentante d’en faire partie. J’espère que vous avez bien réfléchi durant cette semaine, bien que j’espère que votre motivation est toujours présente. Votre gorgée sera symbole du Lethé. Bien qu’il s’agit d’un simple saké. En la prenant, vous confirmerez qu’à partir de la gorgée, votre existence basculera. Choisissez – Soit vous allez mener une double vie, soit vous allez effacer la vôtre pour vivre comme une ombre dans des identités temporaires. Des noms d’emprunt, dont un officiel, mais en dehors, vous n'en aurez point ... Un être sans passé. Que choisissez-vous ? ‘’


InvitéInvité
MessageSujet: Re: Accomplissement final. [Kakuzo Hidemi] Lun 1 Oct 2012 - 0:05





.:I le commencement. I:.



"– Elle pleure insensé, parce qu'elle a vécu !
Et parce qu'elle vit ! Mais ce qu'elle déplore
Surtout, ce qui la fait frémir jusqu'aux genoux,
C'est que demain, hélas ! il faudra vivre encore !
Demain, après-demain et toujours ! – comme nous !"



[hrpg] : afin de ne pas tourner en rond trop longtemps, je me permets de le conclure rapidement Wink évidemment si ça te dérange, préviens moi par mp et je modifierai !

Lorsque Kakuzo arriva, il semblait serein et sans vouloir me vanter, je savais à l’avance qu’il n’y avait aucune raison que je ne sois pas prise. A moins peut-être qu’ils avaient voulu à la base que je tue les ANBU me poursuivant afin que je prouve là que je ne laissais aucune place aux sentiments dans mes missions mais était-ce bien judicieux de priver le village de quatre ninjas d’élite ?
Me répondant poliment de cette même voix gracieuse à l’aspect délicat si étrange dans la bouche d’un homme, j’acquiesçai légèrement en guise de réponse. Un homme dissimulé derrière un masque à l’effigie du loup s’avança alors, se plaçant dans le dos du chef de Kumo et lui adressa quelques mots. Surprenant l’esquisse de sourire étirant le visage fin de Kakuzo Hidemi, je compris qu’ils se connaissaient plus qu’ils ne le laissaient voir mais m’abstins de tout commentaire. Connaître les amis du raikage n’avait qu’une utilité pour moi : exercer une pression sur lui. Mais pour le moment, à quoi bon ? Je n’avais aucun projet concernant ce village et y apporter du désordre était inutile. Je m’y sentais bien, après tout… La population m’avait accepté, j’aimais l’ambiance paisible et les facettes peut-être moins reluisantes des quartiers sombres… Bref, j’avais beau être la chef de l’akatsuki, ça ne changeait rien au fait que j’appréciais ce genre de vie tranquille. Même si un peu d’action ne fait pas de mal, comme le fait de devenir ANBU, par exemple…

« porter un masque puant…
… Perdre son identité…
…Mentir…
… Assassiner pour un pays…
… C’est exactement tout ce qu’on a fait jusqu’ici.
Pas faux. Sauf le masque puant, peut-être…
Innovons, innovons… »

Me demandant si j’étais prête, il posa alors une main sur mon épaule et je laissai couler mon regard jusqu’à celle-ci sans exprimer la moindre émotion. Je n’étais pas habituée à ce que les gens me touchent aussi familièrement et en général, je n’aimais pas tellement ça. Pour le coup, je ne sentais aucune attention malsaine de sa part, plus une sorte de douceur qu’exprimerait un ainé envers un plus jeune. Quelle drôle de sensation, le raikage poser la main sur la personne a la tête d’une organisation criminelle…
Me poussant légèrement dans la bonne direction, je pris docilement la tête de notre petit groupe jusqu’à ce qu’il rompe le contact. Le laissant ainsi passer devant moi, il me mena jusqu’à des quartiers plus discrets avant de traverser d’autres ruelles qui débouchèrent sur une plus grande artère. Au bout de celle-ci se trouvait une maison traditionnelle qui n’aurait rien eu d’exceptionnel si ce n’était sa taille gigantesque. C’était décidemment très cérémonial comme admission… Je m’étais attendue à un papier à signer, peut-être quelques paroles à prononcer et puis c’est tout, mais en y réfléchissant bien, ce n’était pas étonnant que Kakuzo Hidemi, personnage aussi solennel que traditionnel, ait voulu quelque chose d’un peu plus… grandiloquent.

« Il va sortir un couteau pour faire le pacte du sang ?
Si on pouvait éviter…
Ou alors vous allez cracher dans vos mains et vous la serrer !
Je ne pense pas que ça soit son style ! »

Il enleva alors ses chaussures mais l’ANBU derrière lui pénétra sans l’imiter. Je gardais donc les miennes à mon tour et allai m’asseoir de l’autre côté de la table en compagnie de l’ANBU. Ce n’est pas que je n’avais pas confiance en eux, même si c’était le cas du fait de ma nature de déserteur, mais j’avais toujours fait en sorte de ne pas me laisser surprendre. Bien droite, un fin sourire ornant mon visage, je gardai un air serein tout en laissant mon attention couvrir le périmètre en cas de mauvaise surprise. Vous savez, quand on a passé des années à se faire traquer tout en devant traquer les autres, je suis sure que même en dormant il reste une part de nous éveillée… Enfin, c’est tout de même un avantage. Même si parfois on en vient à devenir légèrement paranoïaque… Le quotidien des personnes qui ont des choses à se reprocher !
Nous servant alors du saké chaud, il me tendit une coupelle que je pris en inclinant poliment la tête.
M’annonçant alors que j’avais été acceptée, je restai impassible et me contentai d’hocher à nouveau la tête avant de répondre d’une voix calme.

Votre décision m’honore, Maitre Raikage. Dis-je, alors. J’espère que je ne décevrais pas Kumo.

« menteuse !
Du tout, pour une fois que je suis honnête !
Tu ne sais pas ce que c’est, l’honnêteté ! »

M’annonçant alors que je serai prise une fois ce breuvage ingurgitée, il m’appris, ou plutôt, cru m’apprendre que j’allais devoir faire une croix sur mon passé et apprendre à mener une double vie. Le mensonge, la tromperie, la trahison, le loyauté infaillible envers une seule personne… Tout cela je l’avais déjà en m’étant donnée corps et âme à l’akatsuki.
Me contentant d’hocher à nouveau la tête sans laisser paraitre l’amusement que je ressentais, je portai alors la coupelle à mes lèvres et en humai délicatement les efflues, fermant les yeux. Analysant chaque composant qui se trouvait dans le liquide, je rouvris mes paupières deux secondes plus tard, satisfaite de n’avoir rien découvert dans ce saké. Plongeant une nouvelle fois mon regard dans celui qui serait le supérieur de l’ANBU que j’étais, je souris une nouvelle fois et enfin nous bûmes en même temps nos contenus. Reposant la coupelle, je passai rapidement ma langue sur ma lèvre inférieur afin d’en enlever l’ultime goutte et amenai ma main gauche au niveau de mon cœur.

Je me permets d’exprimer à nouveau ma reconnaissance. Je ne vais donc pas m’attarder ici et je vais dès cet instant commencer une nouvelle mission… J’ai cru comprendre que nos rangs amoindris nécessitait que l’on double, voire triple nos efforts… Avec votre permission ?

Attendant son autorisation, je finis par me lever et les saluai un à un avant de tourner les talons et de quitter la salle. Maintenant, il allait falloir que j’aille prendre une mission…
Regagnant le centre du village, le village était en pleine effervescence mais je me dirigeai vers le bureau du raikage afin de choisir une mission.
Revoyant le même jeune homme à la réception, nous échangeâmes quelques banalités puis finalement, lui demandai une mission de rang A. C’était tout à fait logique pour un ANBU et ça me prendrait moins de temps tout en m’en donnant suffisamment pour que je m’absente plusieurs jours sans éveiller de soupçon.
Signant le registre, je pris le rouleau et le dépliai tranquillement :

« Un de nos ninjas est porté disparu depuis son voyage à Kiri pour une mission. Il devait réduire au silence un de nos déserteurs, et apparemment il aurait échoué. Retrouvez son corps et finissez ce qu'il a commencé. »

C’est parfait. A la prochaine fois.

Bon courage, Kalinko-san !

Souriant légèrement, je quittai le bâtiment d’un pas serein et filai en direction des portes. J’étais inscrite sur les départs en mission, j’étais donc libre de pouvoir souffler un peu…
Quittant le village en saluant les gardes au passage, je marchai jusqu’à ce que les remparts furent loin derrière moi…

Une semaine


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Accomplissement final. [Kakuzo Hidemi]

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