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Tu pourras ainsi rentrer dans la famille NNr' et découvrir la folie des membres sur le forum ! ^^

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Deux visions de voir la beauté de l'art...

InvitéInvité
MessageSujet: Deux visions de voir la beauté de l'art... Mer 11 Avr 2012 - 17:37



.:I Une rencontre interessante... I:.

"L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au-delà de sa capacité."




Il faisait un temps magnifique. Le coucher de soleil teintait le ciel de sa luminosité sanglante, entourant les rares nuages d’un halo ambré. L’air frais me caressait le visage avec une telle douceur que les yeux fermés, je l’aurais préféré aux mains d’un homme. Oui, pour une fois à Kumo, le ciel n’était pas assombri de lourds cumulonimbus chargés d’électricité… J’aimais ces rares instants de plénitude et c’était pour cette raison là que je me trouvais en haut de la montagne, non pas à son sommet, mais à plusieurs dizaines de mètres d’altitude qui me permettaient de voir le village comme un point insignifiant au milieu des vastes plaines rocheuses.
Les jambes pendant dans le vide, je les balançai rythmiquement contre la falaise au bord de laquelle je me trouvais, les bras tendus en arrière afin de m’y appuyer de façon à offrir mon visage paisible aux derniers rayons. A mes cotés se trouvaient un assemblage de pinceaux divers encore humides, un broc d’eau teinté d’un mélanges de couleurs et une toile de taille moyenne sur laquelle se mélangeaient plusieurs couleurs en un amalgame de beauté abstraite. Par les yeux d’un ignorant insensible à l’art, il n’y verrait que de légers tourbillons aux nuances complémentaires mais sans aucun sens. Pour quelqu’un un tant soit peu ouvert d’esprit à la vision au-delà de celle qui s’offre à nous, il y verrait alors des émotions, des sentiments qui représentent ma façon de voir le paysage idyllique qui s’étend à mes pieds. Oui… Mais comme tout artiste, chacun a un style unique qui le rend souvent incompris aux yeux des autres. Je peignais donc uniquement pour moi et non pour une renommée que je saurais à l’avance uniquement commerciale et non sincère. Ce n’était pas toujours évident…

Me redressant, je repris mon œuvre encore fraiche et d’un pinceau propre, j’étalai une dernière touche de couleur avant de laisser tomber l’outil dans le pot avec un léger bruit. Appuyant le cadre de bois contre un rocher, je me levai lentement et entrepris de m’étirer fortement, levant mes bras au-dessus de ma tête, mains jointes, jusqu’à ce qu’un léger craquement de ma colonne vertébrale. Enfin, je déposais au sol ma lame à la forme compliquée et effectuai quelques gestes de relaxation. Ces enchainements complexes exténuaient le corps tout en assainissant l’esprit… Il fut un temps où jadis je n’aurais jamais eu besoin de les effectuer. Désormais, j’avais un équilibre mental à entretenir.
Lorsque je fus enfin satisfaite, je vérifiai que j’étais seule et me nettoyai de toute la sueur dans une vasque naturelle avant de remballer mes affaires, accrochant mon arme dans mon dos et coinçai ma toile sous le coude. Enfin, je pris le chemin du retour sans me presser tandis que le crépuscule rougeoyant disparaissait derrière les collines.

Lorsque j’arrivai à l’entrée principale, les gardes postés en faction me jetèrent un regard méfiant mais ne m’arrêtèrent pas pour autant. Il fallait dire que depuis mon arrivée, bon nombre de rumeurs couraient à mon sujet mais si je n’y avais jamais accordé la moindre importance, je faisais néanmoins attention à ce qu’aucune ne soit vraie. Il fallait dire que j’avais avoué mon passé à Haine Mizaruki afin qu’il sache que je suis une personne honnête mais il m’avait assuré qu’il n’en parlerait pas. A ce moment là j’étais son bras droit mais depuis que Kazuko Hidemi m’avait remplacé, pour cause d’inactivité de ma part, je me demandais si ce juunin serviteur d’un clan étrange était au courant. Moins on en savait sur moi, mieux je me portais… Certaines de mes activités nécessitaient un minimum de discrétion et je souhaitais me salir les mains le minimum possible. De plus, après avoir tué un juunin et l’ancien raikage, autant dire que s’il y avait un prochain meurtre, il n’était pas impossible que mon insertion dans ce village se retrouve encore plus compromise.

« Et l’akatsuki dans tout ça ?
Kisame a disparu depuis notre dernière rencontre il y a plusieurs mois.
Il est mort ?
Je pense que oui… Je félicite celui ou celle qui a réussi à le tuer, il était puissant.
Que comptes-tu faire du coup ? Rester à Kumo ?
Je ne sais pas… Si la lune rouge n’est plus, je n’ai plus aucune raison de rester. Je verrai… »


J’atteignis bientôt la place principale qui se vidait du peuple du jour pour se remplir de celui de la nuit. Moment de transition, elle était assez vide et hormis les bruits des gérants d’auberges qui sortaient les chaises et les tables sur leur terrasse, il n’y avait aucune autre activité.
Me dirigeant vers une ruelle coincée entre deux boutiques colorées qui attiraient l’attention, personne ne me vit me faufiler entre les murs de pierres grises et j’évitais les flaques de boue ainsi que les autres déchets. M’enfonçant dans des quartiers moins fréquentables, ils avaient l’avantage d’être plus tranquille. La pègre de Kumo s’y réfugiant, leur nombre était trop important pour que les ninjas du village puissent tous les arrêter et leur présence me garantissait une discrétion à toute épreuve. J’étais assez connue dans ces endroits sordides même si je parlais à peu de personnes. A mon arrivée, on avait évidemment commencé à me chercher quelques poux mais depuis que j’avais remis les choses au clair, on ne faisait plus attention à moi. Il était certain que cette habitude nourrissait encore plus les rumeurs stupides qui couraient dans les lieux plus civilisés…

Comme d’habitude ?

Redressant la tête, je vis un homme au teint buriné par le soleil qui essuyait une table d’un chiffon immaculé en me regardant. Cet homme entretenait un bar à la propreté impeccable qui contrastait étrangement avec l’hygiène des rues qui le bordaient. Homme méticuleux, il affichait une carrure imposante qui dissuadait la plupart des malfrats à s’en prendre à lui. De plus, toute sa famille vivait dans les bâtiments aux alentours et je savais qu’ils savaient tous un minimum se battre… S’ils ne causaient aucun problème, ils restaient tout de même assez dangereux pour que les plus malintentionnés les ignorent. Toutes ces raisons-là avaient fait en sorte que ce lieu, appelé « douce brise » pour je ne sais quelle raison, devienne mon endroit préféré lorsque je devais me détendre quand ma présence dans le village était obligatoire. Passer trop de temps dehors risquait d’attirer l’attention même si je ne faisais rien de mal. Pour le moment…
Adressant l’esquisse d’un sourire au gérant, j’acquiesçai légèrement la tête et me dirigeai vers ma table habituelle contre la balustrade de la terrasse surélevée de quelques centimètres. Déposant mon arme à plat sur la table, je ramenai mes cheveux sur le coté et appuyai le dossier de ma chaise contre le mur, un bras sur la barrière.

Joli ! Me lâcha l’homme dans un sifflement en fixant ma toile.

C’était un essai. Répondis-je dans un sourire. Mais je suis assez satisfaite, merci de ton compliment.

Pour la peine c’est ma tournée, tiens ! Depuis que t’es là on se fait moins agressés !

« L’avantage d’être criminelle de rang S » Pensais-je silencieusement tout en lui répondant par un léger rire.

Tandis qu’il repartait pour chercher un pichet de saké, j’entrepris de regarder les gens qui défilaient dans la rue, la plupart étant armés et dotés d’une expression belliqueuse. Etrangement, je me sentais parfaitement à mon aise. Pourtant, j’étais quelqu’un de très porté sur la civilité et la propreté… Mais la côtoyer ne me dérangeait pas tant que rien ne me touchait. Et c’est d’ailleurs avec un léger haussement de sourcil surpris que je vis une silhouette s’approcher de mon espace, se démarquant des autres. Sa souplesse et sa grâce auraient pu le faire passer pour une femme mais je reconnus là Kazuko Hidemi, le bras droit du raikage. Personnage discret, beaucoup l’appréciait et on racontait que bon nombre de femmes rêvait de lui. N’ayant jamais fait parti de la majorité de ces dernières, je voyais plus en lui un ninja qui devait être certainement talentueux pour avoir réussi à remplir une fonction aussi importante.
Effleurant des lèvres le breuvage que venait de me servir le gérant, je le vis se tourner lui aussi vers le nouvel arrivant. M’adressant un clin d’œil amusé, il me quitta pour se diriger vers lui, ne l’ayant sans doute pas reconnu sur le moment.





Dernière édition par Kaleïs Maboroshi le Mer 11 Avr 2012 - 21:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Deux visions de voir la beauté de l'art... Mer 11 Avr 2012 - 20:52

Valet des Kiyomizu


    Abstractions, réalisme
    Tant de complaisance.

    Silencieux ... Oui, tout est devenu totalement silencieux. Le ciel enveloppé et le soleil arbore la teinte de nos corps, elle est distance. A présent seul, la présence de ma Reine me manque à un point si douloureux, et je me hâte d’effectuer mon voyage afin de prendre de ses nouvelles. Trois mois ... Les jours se tournent au noir à son absence, éternellement tristes. Sa froideur, je m’en souvenais encore ... Et même ce trait qui pourrait s’avérer irritant venant d’une autre personne la rend attendrissante lorsqu’il s’agit de sa personne. La perfection ... Seul ce clan peut illustrer cette définition sans manquer le moindre détail. Pénétrant dans la fameuse demeure de notre clan où se tient les oeuvres d’arts au nom des Kiyomizu, je revins vers un endroit que je n’ai point vu depuis maintes années. Mes getas s’entrechoquant contre le bois laqué, j’avais peur mais me hâtais de cet instant. Combien d’années sont passées depuis ce grand jour où je subis ce grand choc psychologique, m’amenant à l’évidence de ma naissance, et me montrer que servir ces êtres est une des fonctions des plua magnifiques ? Sept printemps sont passés, depuis, il me semble ... Je pris la boîte d’allumettes, se trouvant à l’entrée, et referma doucement la porte derrière moi, de ce somptueux domaine traditionnel. Première bougie ... Celle de l’entrée. Je craqua la première allumette, la portant à la mèche avant de continuer ma lente marche, et la flamme éclaira de manière tamisée la pièce, dansant les mélodies de manière farouche et séduisante. Un silence presque parfait, en dehors du bois qui s’entrechoque doucement ... Point pesant, mais admiratif. J’arriva à la deuxième pièce, négligant la bougie suivante, la rythme de mes pas exprimait une certaine patience, mais au fond de moi cela se contredisait. La perception de la beauté ultime ... Je la flairais déjà, rien qu’à mes tremblements. J’avais peur, oui. Comme à chaque fois que je posais mes yeux sur Juka-sama, je craignais la perfection comme m’attirait sournoisement. D’autant plus avec cette femme. Pour quelle raison ? Le désir, l’amour, les sentiments pervers qui ne me ressemblent point ... Bien nouveau pour ma personne. Je ressentais mon corps s’embraser par des sentiments des plus malsains mais à la fois divins ... Je désirais l’étreindre, la posséder jalousement et ne la laisser à personne. Les yeux des autres étaient bien trop souillés pour avoir le mérite de la regarder, cela me répugnait ... Cela me répugne toujours ! Je désirais effleurer ses lèvres, son corps parcourant de mes doigts ... Avant de laisser aller mon insctinct animal et ... Je préfère m’arrêter ainsi. L’amour est aussi bien grand envers elle, un amour obsessionnel, j’en conçois et ne le néglige point. Je l’aimais à un point inimaginable que c’est pour cela que je sacrifia toutes ces pensées perverses si difficilement contenables, pour la laisser revenir à Konoha. Pour son bonheur, avant tout ... Tandis que moi j’errais dans les méandres de cette obsession.

    Arrivé à la pièce tant attendue. Je m’inquiétais grandement de Juka-sama ... Entourée par des personnes bien peu fréquentables, comme ce Kaitaro-san ... Ah, rien qu’à cette pensée cela me serra la gorge et une certaine colère titillait mon esprit, mais je me retins ... Fujita-sama redevint Hokage, et je le cernais meilleur. Je devais avoir confiance en leur chef. Je sortis une seconde allumette afin de la craquer, et me retourna de l’objet que je craignais mais que j’idôlâtrais. Première bougie, passant lentement par la seconde, la troisième ... Je finis par allumer les chandeliers, tremblant dors et déjà. Et dans cette immense pièce mais tant majestueuse, la lumière tamisée mais évidente se fut. Les flammes dansèrent de manière bienveillante, et j’osa finalement me mettre au milieu de la pièce, pour enfin lever les yeux. Cette peinture ... Cette grande toile faisant la taille de deux hommes ... Et la largeur de sept personnes, probablement. La lueur tremblait même devant cet oeuvre des plus magnifiques, et ma tête se relevait, lentement. Premier frisson ... Second frisson, encore ... Oh, Seigneur ... Je recula de quelques pas, afin de pouvoir tout voir, et j’en pâlis d’admiration. La fameuse toile de Narcisse. Qui a tant changé en ma personne. Je me surpris cependant d’une chose, malgré tant d’effets que ce tableau me fait ... Cela ne me choqua point comme avant. Depuis que mon amour se bat pour Juka-sama ... Je crois avoir vu bien plus spectaculaire. Son descendant ... Je m’approchea et osa poser mes doigts sur son visage finement dessinné. On dit que notre ancêtre qui a rencontré Narcisse, il y a fort longtemps, partit de ce monde plein de regrets. Car cette toile a beau être splendide, ne pouvant refléter une seule imperfection, nous laissant sans voix et si réaliste ... On dit que Narcisse avait des traits tant parfaits qu’ils étaient impossible à les reproduire complètement. Cet homme a passé le reste de sa vie à la peindre, à la perfectionner. Quelque chose manquait toujours, et pourtant, cette scène me touchait grandement. Je voyais l’absolu, mais Juka-sama avait à mes yeux surpassé. Mes pensées sont ainsi, probablement car c’est mon amour qui chante dans mon coeur.

    Je resta ainsi, admiratif devant ce tableau qui est une grande fierté de notre clan, avant de quitter les lieux, une demi-heure s’est écoulé je dirais, peut-être quarante-cinq minutes ... Je ne sais point, je ne compte point le temps. Le tableau de Narcisse est une splendeur sans nom qu’on pourrait admirer sans relâche. Mais la perfection de Juka-sama et ressentir son caractère et son odeur est une expérience qui m’incite à en être aussi amoureux, je pourrais la contempler avec bien plus de passion, me battant de toutes mes forces afin de ne point céder à mes pulsions. Comme une sensation de nostalgie me prenait dors et déjà ... Et pourtant je l’ai vu à Konoha il y a point si longtemps que cela, et mon manque se faisait évident ... Je désirais me remettre à la peinture, voyant l’art de mon ancêtre. Je suis friand d’écriture et je me plais tant à admirer l’art qui le mérite. Je désirais commencer un tableau, dessinant ma Reine, mais je craignais tant de ressentir la douleur de l’homme qui peigna Narcisse. Celle de l’incomplétude ... Celle de ne point pouvoir le faire à la perfection, et j’aurais cette sensation d’insulter la femme que j’aime sans le vouloir. C’est d’un complexe ... Je n’osa point toucher à une toile nouvelle, que je décida de faire ma ronde à Kumo. Je sortis du jardin, menant au mien, désireux de quitter le quartier des Hidemi. Il était de mon devoir de surveiller notre patrie en dehors de mes missions également, en tant que Bras Droit, et je respectais acidûment ce dont je dois faire preuve.
    Arrivant rapidement au centre, je me fis chaleureusement saluer par les villageois, me connaissant en tant qu’homme secondant Raikage-sama ou par la réputation de mon clan en tant que noble éleveurs de paons et guerriers enviés. Je laissais paraître sur mon visage un air plus flegmatique que ce dont j’avais l’habitude de montrer, mais je plaisais tout de même à esquisser un sourire apaisant dont j’ai le secret, afin de m’incliner en guise de salutations à chaque fois. Oui ... Le manque se faisait grandement sentir. Je déglutis discrètement, avant de continuer ma ronde, et passer, suite à un certain temps de marche, dans un quartier dont je ne me plais à visiter.

    Ainsi, les regards de ces êtres changèrent envers ma personne. Je voyais de la surprise. Comment un noble pouvait-il parcourir ces rues ? Tout le monde l’aurait su ! Mes deux katanas les empêchaient peut-être de m’approcher, je sentais une certaine tension que je désirais d’ignorer tant que je ne voyais point de corruption. Ma réputation probablement les figeait. Je ne savais point, et à vrai dire, pour une fois je n’étais point d’humeur à analyser les traits des humains, chose qui me passionne grandement. Je me contenta de lancer des regards discrèts, évitant de les fixer bien trop longtemps, j’ai cru comprendre que bien des personnes peuvent mal le prendre ... Ma foi.
    Un endroit attira mon attention, étonnament moins salubre que ce que je pouvais apercevoir dans cette ruelle. Je porta un regard serein à cet endroit, avant d’hausser discrètement les épaules. Ma foi ... Pourquoi point essayer un nouvel endroit, cela changera de mes espaces privés. De plus, une certaine envie de me délecter d’un saké chaud me prit la gorge, c’est alors d’un pas décide que je fis claquer mes getas dans cet endroit.
    Un homme s’approchea alors de moi, m’acceuillant comme un parfait inconnu. J’arqua un sourcil mais ne dis rien, cela changeait de l’habitude. Je m’inclina respectueusement devant cet homme, qui me lorgna d’un air étrange. Visiblement, il n’est point habitué que quelqu’un soit moins familier, mais je n’en dis rien. Et c’est en me relevant afin de plisser mes yeux et lui adresser un sourire serein qu’il se figea, avant de se reprendre.

    ‘’ O ... Oh ! Je ne vous ai pas reconnu, Hidemi-sama, ahah ! ‘’

    Ce soir, je n’étais point d’humeur d’être pointilleux, ni à faire de remarques. Tout ce que je désirais c’était de me délecter d’un bon saké et feindre une bonne humeur. Je chassa alors de ma main cette remarque de manière théâtrale, lui faisant comprendre de ne point s’en faire, ce qui surprit nouveau l’homme. Peu importe. Je fis à nouveau une douce courbette, lui demandant un saké chaud.

    ‘’ Oui, tout de suite, Hidemi-sama ! ‘’

    Je souris à nouveau d’un air qui pourrait être convainquant derrière certains traits fatigués. Je chercha du regard une table basse, avant de ... Ah. D’accord. Il n’y a point de tables basses ici, ni de coussins pour s’asseoir en seiza. Hahah, je suis bien trop habitué. Et c’est en essayant de trouver un endroit où m’asseoir, évitant les regards interloqués des personnes présentes, que je vis une silhouette qui m’était familière, ce qui me fit esquisser un semblant de sourire, à nouveau. Je ne pouvais le mentir, Maboroshi-san possédait les charmes d’une femme dont peu de ce sexe en possèdent. Je dois avouer que point beaucoup de femmes attirent mon oeil, car certains point me repoussent d’elles. Hystériques pour rien, bien souvent. Les gloussements me répugnent. Maboroshi-san arborait une sagesse véritable qui me plaisait grandement, bien que je dois avouer que je n’ai point vraiment confiance en elle ... Malgré qu’elle fut Bras Droit avant ma personne, quelque chose me titille à son sujet. C’est une femme dont, au final, on ne sait point grand chose à son sujet. Son passé ? Ce qu’elle fait véritablement ? Un mystère bien trop grand que c’en est flagrant. Peut-être est-ce moi qui me fais des idées au final ? Je ne dois point me fier aux premières impressions, pourtant je suis un homme talentueux lorsque cela concerne de cerner les humains. Extrêmement doué. Au final, mis à part en tant que collègue, je ne la connais point beaucoup ... Et il serais sympathique de profiter de ce moment pour cela.
    D’un pas serein, comme ne l’ayant point vu, j’imitais cela avec taquinerie, je finis par rejoindre une table libérée, me mettant étrangement à murmurer doucement une mélodie ... Cette chanson que Juka-sama m’avait apprise, en souriant à l’aube. J’arriva finalement devant la table que je désirais réserver, qui se trouvait en vérité juste à côté de Maboroshi-san. Je lui adressa une simple et courte courbette d’un air sympathique en premier temps, et pris la peine de m’asseoir. Je ne pus faire quoi que ce soit d’autre que le gérant arriva à mes côtés afin de me servir du saké chaud. Je le remercia d’un regard et d’un hochement de tête, avant de porter la vaisselle doucement à mes lèvres, me plaisant à ressentir cette sensation superbe qui traverse le long de ma gorge. D’un simple coup d’oeil sur le côté, je pus apercevoir quelque chose aux pieds de la femme. Une toile ? Ahah, quelle coïncidence ... Moi qui pensais peinture aujourd’hui même. J’observa calmement la toile sans demander véritablement l’autorisation, et mon sourire s’étira petit à petit, avant de porter mon regard à Maboroshi-san.

    ‘’ L’abstraction des éléments rajoutant à notre idéal est un rêve qui se perdure dans notre émoi. ‘’ Soufflais-je d’une voix mélodieuse et grave, reposant sereinement mon saké. J’inclina à nouveau ma nuque devant cette femme, m’excusant de ce dérangement, peut-être qu’elle désirait être seule. ‘’ Je me complais dans le réalisme mais crains à le reproduire, tant perfectionniste que je suis, d’autant plus pour certains sujets qui me sont sensibles. Ma foi ... Je devrais peut-être m’essayer dans l’art abstrait. On peut tant exprimer dans cet univers, point de limite aux sentiments, qui sont mis en valeur. ‘’

    Je soupira un instant avant de poser mon dos contre le dossier. Une position dont je n’avais point l’habitude de prendre, mis à part au bureau de Raïkage-sama. Et véritablement, exprimer la perfection dans la vision de ma propre personne, au lieu de s’arrêter à ce que l’oeil peut voir ... L’amour pourrait être ressorti d’une certaine manière. La beauté, la passion. Hum ... C’est un art que j’ai bien trop négligé à mon humble avis, et je commence à présent à le regretter. Pour un homme qui n’a point vraiment les pieds sur terre et si rêveur, c’est une chose véritablement étonnante, quoique compréhensible, ayant reçu une éducation bien carrée.

InvitéInvité
MessageSujet: Re: Deux visions de voir la beauté de l'art... Ven 13 Avr 2012 - 17:41



.:I Même les plus fins aiment la tranquilité dans l'ombre... I:.

"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;"



Lorsque le bras droit du raikage s’approcha de la terrasse, je vis Aioro l’accueillir et laissa échapper une exclamation de surprise en reconnaissant son interlocuteur. Souriant discrètement derrière mon verre, je bus une deuxième gorgée avant de le reposer et de sortir une dague finement ouvragée que j’entrepris d’aiguiser consciencieusement. Le bruit de frottement métallique m’apaisant, je ne vis pas tout de suite le haut personnage de Kumo s’approcher d’une table voisine à la mienne et je levai mon regard vers lui au moment où il me saluait poliment. Inclinant la tête avec un léger sourire, je ne dis aucun mot et l’entendis s’asseoir non loin de moi, appuyé à la même balustrade contre laquelle mon dossier y était apposé.
Chacun s’occupant comme il le souhaitait, Aioro vint bientôt lui amener une urne de saké fumante. Je n’avais jamais vraiment apprécié cette boisson à une température aussi élevée mais il fallait dire que les vapeurs d’alcool mélangées à l’odeur douceâtre rendaient une flagrance assez appréciable.
Inspirant doucement, j’entendis alors la voix douce de mon voisin improvisée qui commentait étrangement la toile que j’avais peinte. Souriant un peu plus, je me baissai pour la ramasser et la posai à plat sur la table, faisant attention de ne rien renverser sur celle-ci.
Il parlait très bien, cela montrait une éducation de niveau élevé et c’était limite si je me demandais s’il n’était pas noble. Ayant fait parti dans le passé d’un clan de Kumo extrêmement influant désormais disparu depuis plus de quinze ans, je me demandais si nos familles n’avaient pas eu des échanges. Quelque chose me soufflait que non, Hidemi ne me disait rien… Mais ma mémoire étant peu fiable à cause de ma négligence, il n’était pas impossible que plusieurs éléments soient passés à la trappe.

Les gens aiment le réalisme, peut-être que cela les rassure de pouvoir comprendre une œuvre… Répondis-je dans un fin sourire. Mais je me maintiens à dire que le réalisme impose des limites et empêche l’artiste à exprimer ses sentiments et sa véritable touche personnelle dans ses œuvres. Je suis flattée que vous arriviez à comprendre mon style… Peu de personnes peuvent se vanter d’y parvenir, ils n’y voient là qu’un assemblage de couleurs.

« C’est parce qu’ils sont bêtes ! Tu peins très bien, Kale-chan !
Pfeuh… Du simple gribouillage coloré, c’est inutile !
On va éviter de parler d’art avec toi, Vila… »

Il était vrai que la majorité des toiles étaient très significatives de ce qu’elles représentaient. Lorsqu’un peintre voulait dévoiler une femme, on y verrait une femme avec ses yeux, son sourire et peut-être même l’expression qu’elle exprime… Des véritables artistes avaient fait des œuvres magnifiques qui se détachaient de la banalité des autres, mais j’avais toujours préféré me réfugier dans l’abstrait, ce lieu où personne ne pouvait vous atteindre réellement. Ce style était si ambigu que réussir à y insuffler vos émotions était un exploit que j’avais mis du temps à atteindre. Le fait d’avoir été obligée de rester à Kumo lorsque Kisame s’occupait des grandes lignes de l’akatsuki m’avait permis de développer cette particularité inattendue chez la kunoishi que je suis. Cette différence qui me démarquait de bon nombre de femmes qui pensaient qu’être guerrière était de ressembler aux hommes et leur brutalité me faisait doucement sourire. J’avais longtemps craint de perdre mon identité au temps où je ne savais pas me contrôler. Ce temps où la haine et la colère avait fait de moi une femme horrible, détestable et cruelle. J’avais conscience que j’avais anéanti des vies, des années de travail… Que des familles pleuraient encore la perte d’un être aimé et qu’elles me haïssaient au plus profond de leur être. Je savais qu’effacer tout ce passé serait impossible et que mon appartenance à l’akatsuki continuerait jusqu’à ce que cette terre soit lavée de toute cette pourriture même si on devait en passer par la guerre. Néanmoins, je savais aussi que je pouvais changer, et c’est ce que j’avais fait. La kaleïs aux cheveux écarlates avait disparu en même temps que je noyais ces derniers sous une teinture noire comme la nuit… Et voila que je me retrouvais à parler d’art avec le bras-droit du Raikage, chef d’un village que j’avais aimé puis hais et que je commençais à adopter de nouveau peu à peu même si je savais que ce ne serait pas éternel.

« N’oublie pas que tu sers l’akatsuki…
Je ne l’oublie pas mais cela ne m’empêche pas d’apprécier ma vie ici.
Personne ne t’aime ici !
Je ne demande pas d’amour, juste un peu de tranquillité… »

Esquissant un sourire à cet échange silencieux, je replongeai dans la réalité, consciente que la conversation n’était pas encore terminée officiellement et qu’ayant parlé le premier, il était normal que je m’exprime à nouveau pour lancer un nouveau sujet. Les règles de politesse étaient très strictes et j’avais eu tout le temps de m’y pencher… Désormais, je considérais que la courtoisie était un principe obligatoire à toute liaison. Il n’était pas facile de mener une discussion construite en s’insultant… j’avais eu suffisamment d’expérience dans ce domaine pour ne pas m’y laisser tromper une deuxième fois. De plus, il fallait ajouter que Kazuku Hidemi était quelqu’un de civilisé qui savait s’exprimer correctement malgré une voix délicate assez déroutante dans un corps d’homme. Mais ce n’était pas dérangeant, j’avais rencontré des cas plus étranges… Comme un poisson qui parle ou un schizophrène avec une tête de fleur. Comme quoi… Rien ne pouvait plus vraiment me surprendre.

Je ne voudrais pas me montrer indiscrète, Hidemi-san, commençais-je poliment, mais je me demande ce qu’un personne de haut rang comme vous vient faire dans un endroit aussi peu fréquentable que celui-ci…

Voyons Aioro se tourner vers moi d’un air faussement offensé, je lui adressai un léger sourire qui lui causa un léger fard et il se remit à essuyer les verres de son comptoir. Oui, cette rue était un refuge à toutes les personnes mal intentionnées du village… Et la majorité des meurtres entre citoyens se faisaient ici. Seule cette auberge avait le mérite d’être propre et bien tenue, à vrai dire. Pour moi c’était plutôt bien, je pouvais être tranquille dans un endroit peu fréquenté et où les rumeurs ne jailliraient pas comme l’eau d’une cascade. Mais pour le bras droit du Raikage, il fallait dire que c’était assez étrange, surtout quand on voyait qu’il aimait le raffinement au vu de ses vêtements et de sa façon de se comporter.
Me tenant bien droite, j’attendais sa réponse avec sérénité.



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MessageSujet: Re: Deux visions de voir la beauté de l'art... Ven 13 Avr 2012 - 20:07

Valet des Kiyomizu


    Le réalisme
    A bien trop de limites.

    Bien, il est tout à fait plaisant d’engager une conversation avec un compatriote de notre village ... Et, après tout, grand bavard que je suis, c’est toujours un plaisir, espérant que mon interlocuteur soit un tant soit peu cultivé. J’appréciais de contempler les traits élégants de Maboroshi-san, qui différait grandement des femmes manquant de grâce à mon goût dans la vie de tous les jours. Bien évidemment, Juka-sama est une toute autre histoire ... Elle dépassait la perfection et la comparer serait une véritable insulte ! Mais cependant, la kumojin se trouvant non loin de ma personne exprimait une grâce traditionnelle qui me plaisait à admirer. C’est parfaitement un genre que j’appréciais, et je saluais les personnes étant aussi compréhensibles face à la beauté, sachant manier l’élégance de manière si naturelle.

    Maboroshi-san me sourit, avant de se pencher afin de mettre en évidence son oeuvre sur sa table, me permettant de mieux analyser son art. Je posa mes yeux sur son tableau, tandis que ma main gauche se portait à mon saké, le dégustant sereinement, attentif. C’est un art tout différent qu’on pourrait avoir l’habitude de voir ... Tout aussi intéressant à analyser. Derrière ces nuances, je pouvais apercevoir certaines émotions qui ne peuvent être exprimées dans le réalisme, et c’est bien cela qui porte un grand avantage. Intéressant, vraiment intéressant ...

    Les gens aiment le réalisme, peut-être que cela les rassure de pouvoir comprendre une œuvre… Mais je me maintiens à dire que le réalisme impose des limites et empêche l’artiste à exprimer ses sentiments et sa véritable touche personnelle dans ses œuvres. Je suis flattée que vous arriviez à comprendre mon style… Peu de personnes peuvent se vanter d’y parvenir, ils n’y voient là qu’un assemblage de couleurs.

    J’arqua un sourcil, passant mon regard de son visage au tableau. Sur ce point-là ... Elle n’avait point tord, bien au contraire même ... Les gens se complaisent lorsqu’il leur est compréhensible, et aient un avis bien impulsif lorsque quelque chose leur échappe ... C’est peut-être bien pour cette raison que ce genre d’art serait peut-être bien trop marginalisée, pourtant au final il y a tant d’éléments à explorer, lorsque notre perception peut aller au-delà de la première impression. Je lui souris aimablement, enchanté d’avoir touché un bon point qui me semblait pourtant bien facile à discerner, et continua à déguster ma commande, me plaisant à ressentir ce liquide chaud descendre délicieusement dans ma gorge. Un alcool bien fort qui ne put m’empêcher de me faire plisser les yeux, mais cela me donnait cette sensation de détente. Au final, Maboroshi-san semblait être une femme bien courtoise et éduquée aux premiers abords, elle donnait envie de discuter ... Eh bien, mon espérance de ne point m’ennuyer à ses côtés se mettait en évidence et je lui faisais confiance afin qu’on puisse prendre conversation de manière constructive. J’aimais cela.

    Je ne voudrais pas me montrer indiscrète, Hidemi-san, mais je me demande ce qu’un personne de haut rang comme vous vient faire dans un endroit aussi peu fréquentable que celui-ci…

    La voyant se retourner afin d’adresser un sourire à quelqu’un qui m’échappait, d’un coup de tête je la pivota légèrement, quelque peu curieux, sans pour autant manquer de respect à l’intimité. Oh, elle s’adressait au gérant. Je porta mon regard vers cette femme, avant de rire de bon coeur, et poser tranquillement ma commande sur la table.

    ‘’ Hahah ... Il est vrai que j’ai bien plus l’habitude de fréquenter des endroits bien plus ... Hauts placés, si je puis dire ainsi. Je me complais normalement dans des restaurants privés des plus traditionnels. Cependant, si je puis me permettre, Maboroshi-san, je suis tout autant surpris vous concernant, car je vous vois, du peu que je vous connaisse, comme une femme réellement distinguée. Je me trompe peut-être. Vous avez occupé ma fonction il y a un certain temps, de plus. ‘’ Je posa doucement mon dos contre le dossier, observant dans les environs. Il fallait dire que cet endroit était bien entretenu, comparé à la rue que je venais de traverser ... C’est peut-être pour cette raison que les clients m’ont regardé, surpris par ma présence. ‘’ Mis à part cela ... Je me suis permis de faire comme une ronde dans les environs, afin de m’assurer que point de problèmes n’est de mise. Donc, la raison de ma venue est aussi simple que cela. Et c’est ayant dans l’esprit cette idée que je vis cet endroit qui me semblait point insalubre ... Par désir de nouveauté, je me suis permis d’y entrer. ‘’ D’un sourire complice, je jeta un regard sur ma propre chaise, quelque peu amusé par mes propres habitudes. ‘’ Il faut dire que même boire du saké assis dans une telle posture est peu habituel pour moi ... Hahah ! ‘’

    A nouveau, je ria de bon coeur, me moquant légèrement de ma propre personne qui a des limites bien trop traditionnelles, privilégiant au grand classique japonais. J’étais un peu mal à l’aise dans cette posture que j’arborais à cet instant même, préférant être assis en Seiza, mais au final, c’est un simple détail, mais je trouve cela amusant. Je suis peut-être un grand enfant qui s’émerveille sur les moindres détails ... Si une goutte glissant sur une pétale d’hortensia est une scène que je trouve si émouvante, alors je vous laisse imaginer à quel point il est étrange pour ma personne de se retrouver ainsi ...
    Mes traits se firent pensifs, et je reporta mon regard au tableau.

    ‘’ Vous savez, mon ancêtre qui a rencontré Narcisse il y a fort longtemps a passé le reste de sa vie à peindre cet homme, désireux d’immortaliser sa perfection. Un seul tableau, durant toute sa vie. Aujourd’hui, son oeuvre est accrochée dans une de nos demeures, et je peux vous dire que lorsque je vis ce chef d’oeuvre pour la première fois ... J’en eus le souffle coupé tant cette peinture est magnifique. Cependant ... Cet homme a quitté ce monde, regrettant de n’avoir pu terminer sa peinture, qui est pourtant des plus complètes aux premiers abords. Savez-vous pourquoi ? ‘’ Je souris à nouveau avant de reprendre. ‘’ C’est pour cela que je crains peindre. Je crains de ne point pouvoir la représenter avec perfection ce qu’elle est, et ressentir le même regret, perfectionniste que je suis. Maintenant que je regarde votre toile, je me demande si je pourrais mieux m’exprimer dans l’abstrait ... Ce que je ressens, la voyant. Car je suis votre point de vue ... Au final, dans le réalisme, les limites sont bien cruelles. ‘’
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Deux visions de voir la beauté de l'art... Dim 15 Avr 2012 - 21:21



.:I De nouvelles facettes qui se dévoilent... I:.

"Le Printemps adorable a perdu son odeur!

Et le Temps m'engloutit minute par minute,
Comme la neige immense un corps pris de roideur;
Je contemple d'en haut le globe en sa rondeur,
Et je n'y cherche plus l'abri d'une cahute.

Avalanche, veux-tu m'emporter dans ta chute?"



Je m’attendais de la part de Kakuzo Hidemi qu’il soit un homme particulièrement discret peu enclin aux effusions d’émotions. Il fallait dire que pour une fois j’étais agréablement surprise en voyant que je me trompais… Son rire s’éleva vers le ciel, claire comme l’eau des montagnes et attira quelques regards surpris de la part de clients qui étaient arrivés après. Le regardant rire, je remarquai ses dents blanches et ses pommettes qui remontaient légèrement, lui donnant un air plus abordable que l’expression sereinement paisible que j’avais l’habitude lui voir aborder les rares fois où j’eus l’occasion de le croiser. Sa bonne humeur et sa franchise qui le faisait paraitre plus humain me détendirent et j’esquissai un mon tour un léger sourire. Contrairement à lui, il était aussi rare de m’entendre rire que de voir de la pluie dans le désert de Suna. Si je n’avais pas perdu la faculté d’être heureuse et même parfois joyeuse, la vie que j’avais vécue jusqu’ici avait fait que mes sentiments ne sortaient plus. Emotionnellement, je vivais tout à l’intérieur de moi, me faisant paraitre pour une femme effacée ou extrêmement timide aux yeux de ceux qui ne savaient pas voir ou écouter. Mais il en existait d’autres, d’autres comme Hidemi Kakuzo qui n’étaient pas aussi aveugles que la majorité des hommes… Et ces personnes comme lui, je les appréciais beaucoup pour les discussions constructives que l’on pouvait avoir. Il était dur de ne pas s’entendre quand on arriver à cerner l’ombre de la silhouette du personnage. La plupart ne voyait qu’un reflet… Et un reflet bien souvent déformé.

Je ne fus pas surprise lorsqu’il me retourna élégamment la question. Maintenant qu’ils étaient habitués à me voir ici, plus personne ne me fixait comme ils le faisaient avec lui. Mais lorsque l’on me regardait, on se demandait effectivement pourquoi je me trouvais dans un endroit aussi mal famé, sans compagnie et la plupart du temps en alignant quelques mots à peine, si rares que les premiers jours certains des truands qui m’avaient attaqué, ou du moins qui avaient essayé, avaient pensé que j’étais muette. En tout cas, une chose était sure, lui il ne l’était pas… Il se mit à parler, parler, et encore parler… Mais rassurez-vous, cela ne me dérangeait pas du tout, au contraire. J’avais toujours appris à commencer une conversation mais quant à la tenir… J’étais ravie de voir que mon interlocuteur était capable de le faire sans aucune aide extérieure. Comme femme de compagnie, je serais certainement très médiocre…
Il m’apprit qu’il venait aussi pour vérifier que tout se passait bien et je me retins de le rassurer en lui disant que dans ce quartier, j’y avais imposé une ambiance plus calme depuis que j’y venais. Ca avait mis du temps… Les hommes, étant présents en majorité, n’ayant pas supporté de se faire mâter par une femme… Mais la puissance va au-delà du sexisme, il fallait l’avouer. Quand on a perdu, la défaite reste la même, qu’elle soit de la main d’une femme, d’un homme ou d’un enfant… Car bien souvent elle mène à la mort.

« Pas tout le temps, sinon tu serais morte depuis longtemps…
C’est vrai, j’ai perdu des combats et j’ai eu de la chance…
Maintenant je ne t’autorise plus à perdre.
Quel soulagement, Vila’… »

Esquissant un sourire dissimulé par le voile de mes cheveux noirs, je l’entendis rire à nouveau et je posai un regard amusé sur lui pour acquiescer son enthousiasme. Il m’apprit quelques bribes des légendes de sa famille. Que dirait-il des miennes ? Il en rirait, nous n’avions rien de très poétique il fallait dire… Plus dans le martial.
Son ancêtre était Narcisse, une légende assez connu. Un homme amoureux de sa beauté qui en était mort pour elle tant sa prétention l’avait poussé au-delà des limites du raisonnable. Je ne commenterai pas ce mythe de vive voix en sa présence de crainte de le vexer mais je ne voyais en ce personnage de légende qu’un stupide individu qui n’avait pas su contenir ses pulsions. La nature m’avait doté d’un physique avantageux, je le savais pertinemment… Mais je n’étais jamais allée jusqu’au point de me vénérer soi-même, cela va sans dire.
Reportant mon attention sur le thème principal qu’était l’art, il m’avoua n’avoir jamais osé représenter l’élue de son cœur de crainte de ne pas savoir retranscrire toute la beauté qu’elle lui inspirait. Tout le monde savait qu’il ne vivait que pour Juka Kiyomizu, une jeune déserteuse que j’avais croisé à la fin de la guerre à Konoha. Elle m’avait laissé une impression mitigée… Physiquement, elle était très jolie avec ses longs cheveux blancs et ses yeux clairs mais je n’allais pas jusqu’à dire que sa beauté rivalisait avec celle des dieux eux-mêmes s’ils existaient. D’un autre coté… J’avais ressentis une méfiance anormale et injustifiée alors que j’étais le genre de femmes à ignorer toute l’antipathie et la sympathie qu’il était possible d’exprimer. J’en avais déduis assez rapidement qu’elle abritait une aura particulière à son clan qui faisait d’elle une apparition céleste aux yeux des hommes… Mais qui révélait le coté contraire aux femmes.

« Je ne l’ai pas trouvé désagréable !
Nous sommes trois, les sentiments extérieurs nous atteignent moins…
Pas faux, c’est une bonne chose… »

Pour répondre à votre première question… Commençais-je sereinement malgré une petite pointe d’amusement dans ma voix, je suis ici pour y quérir tranquillité et discrétion. Les rues principales sont beaucoup trop bruyantes et le peuple a encore un peu de mal à se familiariser avec moi, ce que je ne lui reproche aucunement… Quant au deuxième point… Je considère que tous sentiments véritables qui n’a pas été altéré par la haine, la jalousie ou tout autre élément néfaste peut dès lors se retrouver sur une toile car la main qui l’y aura placé aura été guidée par un cœur honnête et droit. L’abstrait n’est pas une solution de facilité… Il s’agit d’une branche à part aussi complexe que le figuratisme bien que ce dernier possède des limites indéniables…

Mon sourire s’agrandit un peu plus tandis que je voyais son regard parcourir encore une fois ma toile. L’amour était si cruelle… Je ne l’avais ressenti que peu de fois à des doses infimes. Des noms qui aujourd’hui n’étaient plus que des souvenirs… Des corps dont l’empreinte avait été presque oubliée par mon corps. Je n’en gardais que de bons ressentis et j’estimais que c’était amplement suffisant… Se torturer l’esprit à cause d’un homme était pour moi une idée totalement incroyable. Comment moi, avide de liberté et de solitude, pourrais-je me faire emprisonner l’esprit par un homme ? Comment mon corps pourrait se montrer désireux d’un autre ? C’était bien trop incompréhensible pour moi… Je ne pouvais donc que m’étonner dans une politesse discrète quand je rencontrais des personnages comme lui. L’amour fait perdre la tête… Et je comptais garder la mienne sur mes épaules encore un moment.

Dites moi, Hidemi-san, repris-je après un court moment de silence, je suis particulièrement étonnée de voir que vous n’avez pas choisi de suivre celle pour qui votre cœur et votre âme respirent… Je ne voudrais surtout pas que vous voyiez en moi quelqu’un qui veut extorquer des informations qui pourraient vous gêner, mais ma curiosité à été particulièrement attirée sur ce point…

C’était peut-être osé de ma part de lui demander une chose pareille mais il fallait dire que j’avais toujours vu des couples entrelacés un peu partout à Kumo, ou des garçons qui suivaient leur belle à distance pour les voir encore et encore… Ou des filles qui pleuraient toutes les larmes de leur corps quand elle voyait leur désiré au bras d’une autre. En fait, la majorité des personnes amoureuses se trouvaient non loin de ceux qu’elles aimaient… Et quand je voyais la passion dévorante qu’éprouvait le bras droit d’Haine, je trouvais fort dommage qu’il ne fasse pas parti de ces heureux élus qui avaient l’occasion de voir le visage de ceux qu’ils aimaient régulièrement…




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MessageSujet: Re: Deux visions de voir la beauté de l'art... Mer 18 Avr 2012 - 15:09

Valet des Kiyomizu


    Le devoir
    Avant les sentiments.

    Son sourire me faisait comprendre son aisance face à ma personne, ce qui m’enchantait grandement. Elle ne semblait point perturbée par ma présence, sachant mon statut, mais ma méfiance était toujours de mise. Je n’entends point parler de ses exploits, qu’elle participerait à des missions, rien. Pourtant ne serait-elle point une ninja de Kumo talentueuse, au vu de son poste précédent ? Ma foi, il serait tout de même point délicat de lui demander directement ceci ... Un manque de respect à sa vie privée. Je préfère alors l’analyser d’avantage. Après tout ... Elle ne me semble point mauvaise au final ! Cependant son doux visage pourrait être tant trompeur, derrière ces traits d’une douceur harmonieuse. Cette femme était quelque part un mystère pour ma personne ... Le caractère je saurais la cerner, j’en suis persuadé. Cependant ce qu’elle fait en dehors, cela m’intrigue grandement.

    Sa voix fut agréable à saisir, et me répondit d’un argument simple concernant sa présence. Elle est présente afin de jouir de la tranquillité et discrétion ... Il est vrai que les rues principales sont bien animées, cependant je me demandais d’avantage pour quelle raison les kumojins ont du mal à se familiariser avec sa personne ... Sous ses airs sympathiques et son charisme troublant, elle avait pourtant toutes ses chances ... Moi qui me fais arrêter si souvent dans la rue pour tant d’amabilité, cela aiguisa ma curiosité à ce sujet. Hm ... Serait-ce sage de refaire une ronde au centre ville et demander aux passants s’ils connaissent Maboroshi-san ? Ce sera après tout un simple travail à effectuer, cependant sa sympathie à mon égard me dit qu’il serait insultant d’effectuer un tel geste ... Il va falloir que je dois malin de ce côté, car je salue mon respect que j’ai pour cette femme malgré tout. Elle se mit a s’exprimer concernant l’art abstrait, me mettant en garde qu’il n’y a point de facilité ... Il est vrai que dans ce domaine on le catégorie rapidement ainsi, mais je souhaitais apprendre à ce sujet. Cela m’intéressait grandement. Moi qui me complais dans l’art réaliste ou métaphorique, il me sera toujours intéressant d’en savoir d’avantage. Je suis un homme passionné dans l’art, dôté d’une grande patience de plus.

    Dites moi, Hidemi-san, je suis particulièrement étonnée de voir que vous n’avez pas choisi de suivre celle pour qui votre cœur et votre âme respirent… Je ne voudrais surtout pas que vous voyiez en moi quelqu’un qui veut extorquer des informations qui pourraient vous gêner, mais ma curiosité à été particulièrement attirée sur ce point…

    Ces mots me piquèrent quelque part, et je posa mon regard sur mon verre de saké. Il est vrai que l’amour nous incite à désirer de passer sa vie à ses côtés ... Mais malgré les sentiments que j’éprouve pour Juka-sama, mon devoir doit passer avant tout ... Haaaa ... Trois longs mois avant de pouvoir la revoir, hein ... Je pris le verre entre mon pouce et l’index avant de le porter à mes lèvres et d’une traite innatendue, la vida dans ma gorge, avant de lever vivement mes épaules suite à ce fort effet. Je porta un regard distrait par la fenêtre, pensif, remémorant les traits de cette femme. Oh Seigneur, oui, j’aurais tant voulu la posséder, rien qu’à ma personne, à jamais ... J’aimerais qu’elle m’enlace, jusqu’à ce que je me brise, j’aimerais pouvoir être le seul dans sa vie. Je fis un sourire murmurant maintes mélancolies suite à ce silence pensif.

    ‘’ Voyez-vous, Maboroshi-san ... Je ne vous cache point que oui, je la désire de tout mon être à mes côtés. Cependant, dans notre coutume je suis son protecteur avant tout, mais je n’ai point ce luxe de la suivre chaque seconde qui passe ... Je suis éduqué ainsi, les Hidemi sont tous éduqués de la même manière concernant les Kiyomizu, et je suis le premier à être aussi strict envers nos traditions. Enfin ... Depuis mes seize ans à vrai dire, avant je dois vous avouer que je reniais cette coutume qui concerne notre soumission. ‘’ Je ris à ma propre stupidité, remémorant le caractère misérable que je possédais, étant adolescent. ‘’ J’ai pour devoir de faire abstraction à mes sentiments, faire passer mon devoir avant tout ... L’égoïsme n’a point de place, et pourtant, Dieu que c’est tentant. Mais je suis un kumojin, nous sommes également patriotes et point traîtres. Nous devons servir Kumo et les descendants de Narcisse à la fois. J’ai effectué mon devoir, en la protégeant lors de sa désertion, j’ai réussi à la couvrir, Raïkage-sama a eu une si grande bonté de les avoir fait loger dans notre village, et je pus les aider afin de retrouver Konoha. Et c’est mon obligation. Je ne dois point céder à mes sentiments ... De plus, les Kiyomizu ont la lourde malédiction de n’aimer que leur propre personne, malgré que Juka-sama semble différer quelque peu de ses ascendants, grand est mon étonnement ... Je ne cache point également qu’au fond de moi, j’espère qu’un jour elle n’aura des yeux que pour ma personne, mais ceci est également un désir que je ne dois point exhiber devant sa personne. ‘’ Je tourna mon regard vers Maboroshi-san, et mon sourire s’élargit à cette pensée. ‘’ Cependant, il est de mon obligation d’effectuer un voyage tous les trois mois à Konoha pour y être un certain temps à ses côtés. Si jamais elle a besoin de ma personne. Je me console avec cette idée, que je la reverrais, dans trois mois. Je suis un homme patient. ‘’

    Je me mouva dans cette chaise, essayant de trouver une position qui serait d’avantage confortable, avant de plonger dans certains songes, et finalement j’osa ma pointe d’indiscrétion sortir.

    ‘’ Vous n’êtes point obligée de répondre à ma question. ‘’ Commençais-je délicatement, regardant ailleurs. ‘’ Cependant, il me semble, d’après vos dires, que les villageois vous feraient subir un certain rejet, et cela m’intrigue comme m’étonne. Savez-vous pourquoi ? Vous étiez Bras Droit de Raïkage-sama pourtant ... ‘’ Mon regard revint sur son tableau, essayant d’analyser tout complexe possible qui pourrait échapper de mes yeux. Intrigué que j’étais, et désireux de savoir d’avantage. ‘’ Pardonnez mon impolitesse ... Mais souhaiteriez-vous m’apprendre d’avantage sur l’art abstrait, Maboroshi-san ? Je saurais être bon élève et posséder la bonne écoute. ‘’

InvitéInvité
MessageSujet: Re: Deux visions de voir la beauté de l'art... Jeu 3 Mai 2012 - 18:35



.:I Toute bonne chose a une fin. I:.

"Vous entendrez toute l'année
Sur votre tête condamnée
Les cris lamentables des loups

Et des sorcières faméliques,
Les ébats des vieillards lubriques
Et les complots des noirs filous."



Hrp : je clôture vite ce rp étant donné que je suis à la bourre xD Et que j’ai besoin de points rapidement oO

J’étais extrêmement triste pour cet homme qui n’avait pas le plaisir de se trouver au coté de celle qu’il aimait. Moi-même je n’étais jamais tombée amoureuse et n’avais éprouvé le désir de confier mon âme à un homme… Mais je comprenais le déchirement qu’il devait ressentir, obligé de vivre pour sa patrie et non pour son âme sœur. Quelque part, je commençais à éprouver une pointe d’intérêt plus honnête pour ce bras-droit si calme et si courtois et je me contentai d’hocher légèrement la tête à intervalle régulier pour ponctuer ses paroles. Ses nombreuses paroles. Qui aurait cru qu’il serait si bavard ? C’est plutôt agréable… Son intelligence et son caractère qui me plaisait me poussaient à m’exprimer un peu plus, chose assez rare dans la vie morne et monotone que j’avais depuis mon affection au rôle d’espionne de Kumo.
Quand il eut terminé sur une note plus agréable, ou l’espoir et la résolution s’y mêlaient, j’esquissai un nouveau sourire et me redressai légèrement sur ma chaise tandis qu’après une courte pause il reprenait la parole. Me demandant pourquoi je vivais un peu à coté de la civilisation de la nation des nuages, il posa alors ses yeux calmes sur ma personne et je réfléchis le temps de quelques secondes avant de m’exprimer d’un ton paisible où aucune émotion ne perçait. Depuis le temps que je vis dans le mensonge, c’était une seconde nature que de contrôler chaque mouvement ou chaque intonation sortant de mon corps…

« Quelle excuse vas-tu sortir ?
Je réponds d’abord à son paragraphe puis j’aborde le deuxième point »

Je suis rassurée de vous voir affronter la vie et ses défauts avec autant de volonté et d’acceptation… Commençais-je alors. Ce sont des qualités rares qui doivent être préservées, votre élue a beaucoup de chance de vous avoir et je prierai pour que vous arriviez un jour à devenir celui qu’elle chérira. Votre ténacité me pousse à croire que vous y parviendrez.

« Que tu es gentille, ça ne te ressemble guère.
Tu veux dire que je suis méchante, d’habitude ?
Non, mais moins sensible… »

Pour répondre à votre première question… je n’ai aucun problème gravissime avec les habitants de ce village. Seulement le prône le silence là où le raffut fait place ainsi que la discrétion quand l’exubérance est omniprésente. Je suis quelqu’un de fragile psychologiquement parlant, trop de monde peut me mettre mal à l’aise, je préfère donc me montrer prudente et je me désole de voir que ce trait involontaire de ma part déclenche quelques méfiances de la part du peuple de Kumo. J’aime ce village mais la fonction de bras-droit ne pouvait me convenir.

Mon sourire s’agrandissant légèrement avec une petite moue d’excuse, je me servais un nouveau verre, remplissant le sien juste après avant d’avaler une gorgée de ce breuvage alcoolisé. Enfin, je repris la parole après avoir savouré la saveur douceâtre.

L’art abstrait c’est comme le combat. Repris-je avec une pointe de passion. Comme l’épée est l’extension du bras, le pinceau possède le même rôle au bout de votre main… L’abstrait ce n’est pas une déformation de la réalité comme on peut penser… Il s’agit de la même réalité que tout le monde voit mais pas avec les mêmes yeux, pas le même regard. L’abstrait, je parle du vrai abstrait, cet art où on y met une partie de nous, c’est comme se dénuder sur la toile… Il est difficile de montrer une œuvre dans laquelle on s’y est impliqué corps et âme car elle montrera malgré elle des facettes de votre personnalité les plus cachées. En revanche, elles seront cachées aux yeux de ceux qui ne savent pas voir au-delà d’une simple vision… Mais il serait faux de penser que peindre de façon abstraite est choisir la voie de la facilité, c’est tout aussi compliqué que le figuratisme, si ce n’est pas plus.

Finissant mon verre, je me levai alors et me tournai face à lui pour m’incliner poliment, la main gauche replié sur la poitrine. Ancienne tradition Maboroshi oubliée depuis fort longtemps. Etant la seule survivante de ce clan discret, je ne risquais rien à l’utiliser et il me confortait dans l’idée que je ne m’étais pas entièrement perdue…
Me redressant alors, je saisis mon arme imposante que je calais dans mon dos, accrochée à ma ceinture de cuir et glissai la toile sous mon bras avant de porter la main à ma bourse, geste qui s’arrêta dès le regard faussement fâché du tenancier auquel je répliquai par un sourire amusé.

J’ai été très heureuse de faire enfin votre connaissance. Dis-je alors au bras-droit. J’espère que nous seront amenés à nous revoir dans un moment où j’aurais plus de temps à vous consacrer une discussion sur l’art. Que vos pas illuminent vos jours.

Et sur cette dernière formule de politesse familiale, j’hochai une dernière fois la tête et descendis les trois marches de la terasse avant de m’enfoncer dans des rues plus sombres où il n’existerait plus d’hommes civilisés à qui m’adresser. La vie en était ainsi pour moi, les bons moments avaient toujours une fin… Mais la lune rouge exigeait une fidélité absolue, j’avais encore beaucoup de choses à faire pour elle…





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